Les cahiers des diables bleus

 

Ces deux articles sont publiés sur le site du journal LE MONDE

 

      Voici une vraiment excellente et magnifique new du jour pour nos poteaux de La Rumeur qu'on a toujours soutenu ici et pour la créativité libre qui en a bien besoin ! Que nos textes ne puissent pas être censurés et que ça soit une décision de justice concernant ces Rappeurs ça nous concerne tous... Le Roi est peut-être déjà mort...

      Quant au second article il fait suite sans commentaires à la phrase de Hamé pour laquelle on a voulu le faire condamner : “ les rapports du ministère de l'intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété ”.

      Cet homme Monsieur Ali Ziri un vieil ouvrier immigré algérien comme y en a tant dans nos banlieues n'a pas eu le temps de prendre sa retraite lui... Il a été tabassé et tué à Argenteuil juste à côté de notre Cité d'Orgemont à Epinay et là on n'aura sans doute pas de reconstitution massive avec boûclage du quartier m'est avis... hein ?

La paix sur lui...

 

Le rappeur Hamé relaxé, fin d'un long combat judiciaire

LE MONDE.FR  25.06.10


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  AFP/MARTIN BUREAU

L'un des membres du groupe de rap La Rumeur, Hamé, lors d'un concert à Paris en mars 2004.

 

C'est un feuilleton judiciaire long de huit ans qui a pris fin vendredi 25 juin devant la Cour de cassation. Le rappeur Mohamed Bourokba, dit Hamé, du groupe La Rumeur a été définitivement relaxé. Il était poursuivi par le ministère de l'intérieur pour diffamation envers la police nationale pour des propos tenus en 2002.

 

Entre les deux tours de la campagne présidentielle, en 2002, Hamé a publié un texte intitulé Insécurité sous la plume d’un barbare dans un fanzine qui accompagne la sortie du premier album de son groupe. Dans l'article mis en cause, il écrit notamment que “ les rapports du ministère de l'intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété ”. Ou que “ vivre aujourd'hui dans nos quartiers c'est avoir plus de chance de vivre des situations d'abandon économique, de fragilisation psychologique, de discrimination à l'embauche, de précarité du logement, d'humiliations policières régulières ”.

 

Hamé a été relaxé deux fois, en 2004 en première instance et en 2006 en appel, avant que la Cour de cassation ne casse ce dernier arrêt et renvoie le chanteur devant la cour d'appel de Versailles. En septembre 2008, cette dernière prononce une nouvelle relaxe. Le ministère public se pourvoit à nouveau en cassation. En vain.

 

En 2004, Hamé avait expliqué n'avoir pas voulu “ faire de la police un bouc émissaire ”. “ Je dis juste qu'elle est l'un des éléments parmi d'autres qui empoisonnent la vie des quartiers populaires ”, avait-il dit dans une salle d'audience comble, soulignant que la “ question des violences policières ” devait être abordée. Une ligne de défense dont il usera tout au long de ses passages devant les tribunaux ; une ligne de défense qui a convaincu les magistrats.

 

La Cour de cassation a en effet estimé que “ la cour d'appel de Versailles a déduit à bon droit que ces écrits, s'ils revêtaient un caractère injurieux, ne constituaient pas le délit de diffamation envers une administration publique ”. Fin du feuilleton judiciaire que le chanteur, interrogé par le site Rue89, interprète comme “ une gifle monumentale pour Sarkoland ”.

 

Pour en savoir plus :

 

– Les premières étapes de l'affaire expliquées par l'entourage du rappeur ( pdf )

 

Le Monde.fr

 

25 juin 2010  LE MONDE    BLOG LE VEILLEUR DU JOUR

 

Mort d’Ali Ziri : la thèse de la bavure policière se précise

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Le 9 juin 2009, Ali Ziri un Algérien âgé de 69 ans, se trouvait à bord d’un véhicule conduit par son ami Arezki Kerfali, 61 ans, quand tous deux ont été arrêtés, sortis de la voiture, menottés, et, à en croire le témoignage de ce dernier, frappés. D’après lui, ce sont ces coups qui sont à l’origine de la mort de son ami Ali Ziri, décédé un peu plus tard à l’hôpital. L’enquête avait dans un premier temps été confiée au commissariat d’Argenteuil où exercent les policiers mis en cause par ce récit, et une première autopsie avait écarté tout décès consécutif à un traumatisme ( Le Parisien ). Le 24 juin à Argenteuil, une marche pacifique devait réunir plus d’un millier de personnes.

 

A l’époque, le parquet n’avait pas souhaité donner suite à cette affaire, puisqu’il n’y avait  “ pas de suspicion de bavure ”. Selon le procureur adjoint, “ l’autopsie de Monsieur Ali Ziri exclut que la cause du décès puisse résulter d’un traumatisme, et conclut qu’elle est due au mauvais état de son cœur ”. (Le Nouvel Observateur ). Lire également l’article de Luc Bronner dans Le Monde du 12 septembre “ Itinéraire d’un vieil immigré algérien, mort après une interpellation musclée ”.

 

Marine Vlahovic révèle aujourd’hui sur France Info qu’un rapport “ accablant ” de la commission nationale de déontologie de la sécurité relance la thèse de la bavure policière.

 

L’explication de première autopsie ( crise cardiaque due à une forte alcoolémie ) est mise à mal par une autre expertise. Les médecins, qui ont de nouveau examiné le corps du retraité, découvrent de nombreux hématomes. 27 au total recensés sur le corps d’Ali Ziri. Certains sont très importants. Certains parlent déjà de bavure policière.

 

Cette hypothèse est renforcée par un rapport de la commission nationale de déontologie de sécurité. Selon ce rapport, le traitement reçu par Ali Ziri après son arrestation a été particulièrement violent. Les images de vidéo surveillance le montrent. On y voit en effet Ali Ziri être expulsé du véhicule de police, jeté au sol, menotté, allongé par terre la tête dans le vomi.

 

La commission nationale de déontologie réclame des sanctions contre les policiers visibles sur la vidéo. L’instruction du dossier Ali Ziri est toujours en cours. Arezki Kerfali doit quant à lui comparaître devant le tribunal en 2011 pour outrage à agent.

Sam 26 jun 2010 Aucun commentaire