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Nom d’un chien suite !
Ouaouf ! Ouaouf ! Ben voilà qu’on se retrouve tous les ouistitis les hors normes les loosers en tout genre et comme je vous avais promis je viens vous donner des news toutes fraîches et parfumées au premier souffle du printemps de nos galères diaboliques ouallah !
Après mon bon coup de gueule d’y a quinze jours au sujet de cette bourse d’auteurs du CNL et que ça m’a trop fait du bien de vous en refiler la première mouture je me dis qu’on a toujours raison de clamer bramer miauler aboyer c’qu’on a à au‑dedans de la tripaille et que le bataillon des tenanciers et tenancières du pot à caca qui veut nous faire la boucler depuis qu’on est nés il la ramène forcé mais pas de soucis on a le répondant qu’y convient nous autres ! On est pas sortis de la lune dedans l’univers de la zone où les tartignoles vont jamais pour se laisser enquiquiner et on en a vu d’autres lanlère de l’époque de l’insoumission civile et militaire je vous raconterai !
C’était pas les p’tites magouilles des Ogresses à pognon et à combines ripous… celles des morveuses de l’école des bonnes sœurs déjà elles me caftaient j’étais leur chèvre émissaire comac à cause de mon air pas d’ici pas de là toujours d’ailleurs… que j’te dénonce par ci que j’te rapporte par là ! Oh là là ! non que c’était pas la purée des morues des suçons des charognes si j’me remémore de notre atmosphère aux grenadines d’alors qu’on en achetait des grands bidons l’été les familiaux au super entrepôt des familles il fallait se farcir la route au bout de notre sentier c’était 60 kilomètres d’un bord direction Alès et rebelote c’était pas cher sinon on aurait pas pu… On en mettait des goulées dedans nos gamelles remplies de l’eau des sources ça n’manquait pas on en avait deux rien que pour nous des jolies riboulantes depuis la montagne du Bougès au‑dessus notre eau courante à nous quoi ! on avait installé des rouleaux de tuyaux black plastique avec des raccords et tout au bout en haut où ça prenait la crépine qu’y fallait amorcer c’t’affur je vous dis pas !
Y’avait c’ui qui se mettait au départ à côté des rocs de grès gris d’où qu’elle caracolait la mignonne toute pure comme un rire de moutard et il criait que l’autre en dessous à un kilomètre de là il le capte…
‑ Oh là ! Oh là ! Ya ! Ya ! Ya ! C’était l’appel pour rentrer les chèvres les sauvages qui cavalaient à plein flanc du plateau et qu’on envoyait les clébards derrière s’ils faisaient pas tout s’exploser le troupeau on était veinards ! Ya ! Ya ! Ya !
L’appel aux cabrettes où que tu sois tu le prends dans les esgourdes et même de
l’autre côté du col de Jalcreste tu le reçois parfait et les autres qui rentrent aussi ils te répondent c’est le chant des transhumants… Ya ! Ya ! Ya ! Donc c’ui
qu’est en haut il tient bien la crépine dedans le bouillon de la flotte glaciaire qu’y ait pas d’air qui s’engouffre et celui qu’est à la bonne franquette c’est l’autre du bas à l’arrivée vu que
figurez‑vous lui il doit pomper avec sa bouche et le bout du gros tuyau dedans que ça vienne ! S’il aspire un bon coup une vraie goulée de gars des montagnes alors l’eau de la source la
fraîche la pas boueuse pour deux ronds elle cavalcade elle précipite elle jaillit follette et gaillarde et s’il a pas la baraka il s’en avale une géante giclée plein le lampion mieux qu’un ricard
glaçons que c’est et plein sa chemise son futale la douche totale quoi c’est la rigolade énorme de ceux qu’en manquent pas une aux alentours les poteaux ils se bidonnent alors c’est trop
bon !
Et maintenant c’est lui qui l’envoie l’appel le grand cri de la montagne des cabrettes :
‑ Oh là ! Oh là ! Ya ! Ya ! Ya ! Et ça veut dire à c’ui d’en haut que c’est bon c’est amorcé il peut coincer la crépine dessous la lauze plate qu’est prête pour l’usage et que tout le gros chaud d’lété qui cogne tape tambourine sur la montagne du Bougès on aura notre eau courante devant la porte du gourbi qui fait fontaine mariole qui ribouldingue de joie au fond d’la bassine de tôle pour se laver après le blot aux ruches ou aux foins et puis elle s’en va par les ruelles ruisseaux de notre hameau communautaire elle descend elle descend et elle rejoint plus bas la retenue qu’est notre baignoire aux merveilles !
Tout en haut où elle nous avise qu’elle y est la source c’est bien placé pour mirer le chemin forestier que la clique des keufs du coin elle emprunte pour nous zyeuter dedans notre bled juste un peu sur la pente avec jumelles aux renseignements et donc comme vous calculez bien que les schlingues qui passent leur existence de mégots à espionner cafter bavouiller des horreurs au compte des autres qui s’en tapent de leur monde à rebours des enchantements on en a un peu l’entraînement chez les diablotins ! Ouaouf ! Ouaouf ! Pourquoi que je vous cause de notre jeunesse de ces moments‑là que ça a pas de rapport vous vous dites hein ?
Si que ça en a vu qu’alors on avait intérêt à pas roupiller profond because à l’aube ils rappliquaient les roussins avec leur 4L toute cahotante dessus notre chemin d’enfer du bled qu’on les entendait de très loin vous pensez on était dans l’isolement la solitude des cailloux et des nids à éperviers et ça affûte correct l’entendement et pis y avait la chienne Bonnie l’infernale la folle que vous connaissez déjà que je vous l’ai présentée et qui nous hurlait au tarbouif sitôt que quelqu’un s’embouchait à l’extrémité de nos 5 kilomètres de piste à renardeaux et à hermines… Ouaouf ! Ouaouf ! Ouaouf !
La vigilance on l’avait vu que si on se laissait avoir par la rousse c’était deux piges de taule chez les militaros et là je vous garantis que les joyeusetés des Ogresses à côté c’est la confiture de grenades l’excellente qu’on en redemande pour sûr ! Cette mémoire‑là si je vous en cause un peu souvent et que je m’écris pour le plaisir de mézigue mais rien que pour moi cette fois les histoires de notre bonne aventure des hameaux où c’qu’on a expérimenté les communautés des sixties et la suite c’est à cause que la fraternité solidaire la vraie j’ai connu ça alors et jamais plus après non jamais plus !
Donc en conséquence je sais c’que ça veut dire quand on s’engage avec la conscience politique qu’on a nous autres et qu’a pas lâché d’un pouce depuis avec d’autres des poteaux pour aller au bout tout au bout du combat et c’est comme ça qu’on l’a gagné notre lutte ! Que les service militaire les armées puantes à caca la mort des gamins de 18 berges dans les tranchées de l’horreur où qu’a été Céline et la décimation des jeunes gars en 1917 et les conscrits envoyés illégalement en Algérie… ouais tout ça on a combattu contre et on leur a mis bien profond dans le fion ! Ouaouf ! Ouaouf !
Et s’ils ont réussi après à les sacquer nos communautés de jeunes rebelles à les faire crouler sous le manque de pognon et avec le harcèlement de leurs lois de bourges les mêmes que celles qu’ont fait perdre Allende et que déjà encore les dénonciations des “ amis amies and Co. ” ceux dont parle Léo des “ Et Basta ! ” vous savez… ça y allait bon train comme là aujourd’hui demain et encore encore ! c’est pas fini la partie on continue et on finira par les avoir Hasta la victoria sempre !
Alors pourquoi je vous fais ce détour là hein ? Ouaouf ! Ouaouf ! Ben c’est juste pour vous dire qu’on s’est bien débrouillés pour finir les companeros des Diables bleus diabolics ensemble et que grâce à Marie notre pote des Ed. Marsa on a eu l’idée extra pour faire passer mon p’tit bouquin Mais où vont les feux follets de la rue ? en commission de lecture quand même qu’il était une autoédition comme elle répétait la dame du CNL qui avait l’air très dégoûtée ! Et l’idée c’est que Marie va le republier dans son édition à elle ainsi il sera plus un p’tit loustic marginal total et on a obtenu la dérogation on est les meilleurs ! Ouallah !
Maintenant faut encore qu’il s’en aille en comité de lecture le projet d’Alphabêtes City que vous commencez à connaître aussi depuis le temps que je vous en refile des morceaux en bataille d’écriture mais là c’est le hasard du jeu qui décide on y peut plus rien…
Enfin c’était pour vous dire que la solidarité fraternelle ça existe face aux
crasses mélasses qu’on se farcit forcé dès qu’on a des tas
d’inventions qu’arrêtent pas de nous arriver entre les pattes comme des cadeaux de lune et des astéroïdes fabuleux pareils
aux images de p’tit Louis notre enchanteur
des Cahiers des Diables bleus et qu’on s’en moque parce qu’on est une bonne équipe de diablotins et qu’on
s’aime !
Allez c’est reparti le moral d’enfer et la bonne aventure d’Epinay à Saint‑Malo et à Douarnenez et Hisse et Ho ! je vous tiens au courant de la suite c’est promis… Ouaouf ! Ouaouf !
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