Partager l'article ! Poésie et musique en fête: Voici un nouveau reportage de notre reporter spécial des Cahiers qui est allé faire ...
Voici un nouveau reportage de notre reporter spécial des Cahiers qui est allé faire un petit tour au Salon de la Poésie où elle a retrouvé notre poète perse préféré Patrick Navaï... Et encore merci à Robert Bezombes pour les
photos...
Poésie et musique en
fête
Françoise Bezombes
Du 18 au 21 juin la Place Saint-Sulpice depuis bon nombre d'années accueille le Marché de la Poésie.
Merveilleux marché où l'on aurait vraiment envie de “ remplir son panier ” à ras bord si le
porte-monnaie était bien garni ! Car l'on rencontre ici de petits éditeurs de poésie qui offrent des livres et revues de grande qualité. Des poètes, de ci, de là, parmi les stands en bois,
déclament et déambulent dans ces allées est un réel plaisir pour l'oeil et pour l'oreille.
Le dimanche 21 j'ai eu la très agréable surprise d'y retrouver un des collaborateurs de la revue Les
Cahiers des diables bleus : notre ami Patrick Navaï qui, sur le stand de l'Harmattan, dédicaçait son
recueil Shams le musicien, vibrant hommage à son fils Yvan/Shams – Yvan dont les
talents musicaux nous avaient tant enchantés lors de la soirée lecture organisée par Dominique à Fontenay S/ Bois en mars dernier. Les sons de son accordéon et de son santûr, cette cithare
iranienne qu'il me fit découvrir, nous avaient littéralement subjugués et l'alternance de textes lus et d'interludes mélodieux ont rendu cette soirée inoubliable, terminée par un repas fraternel
au restaurant La Milonga où toute l'équipe finit cette soirée dans la bonne humeur et la convivialité.
Quel bel hommage lorsqu'un père écrit à son fils :
“ Ô toi Shams le musicien
qui passes d'un répertoire
à un autre
comme d'une épître à une sourate ”
ou
“ Un seul mot Shams
peut apaiser
un père et son fils
toi le tien
c'est le mot musique ”
Patrick Navaï et Françoise
Et le sourire d'une jeune poétesse Kabyle m'a attirée. Après lecture de la 4ème de couverture, et celle du début
du premier poème Entre parenthèses :
“ Surgit l'émoi
Incolore indolore
Inaudible et fragile
Est-ce joie ou complainte
Le cri subordonné
A l'énigme de la naissance ? ”
ma décision était prise : j'ai acheté et me suis fait dédicacer De terre et de
chair d'Anissa Mohammedi paru aux Ecrits des Forges. Un long échange a uni nos deux paroles de femmes.
Ce dimanche étant aussi consacré à la Fête de la musique, mes déambulations dans Paris, surtout vers le Quartier Latin, m'ont permis d'écouter des musiciens divers
dont un groupe de rock endiablé et, plus loin, un autre de percussions africaines qui donnaient des fourmis dans les pieds et une envie folle de danser.
Et pour finir cette journée littéraire et festive, l'éclectisme ne m'effrayant absolument pas, direction l'Espace Des Femmes car Patrick Navaï m'avait indiqué qu'un concert de musique classique se déroulerait chez cette éditrice.
Christine Marchais au piano nous interpréta des pièces caractéristiques de danses écrites pour le clavier de compositrices ( eh oui ! nous sommes aux Editions Des Femmes... ) américaine, françaises, autrichiennes... Puis un trio ( piano/bandonéon/alto ) nous joua des morceaux de... tango argentin !
Ce chouette dimanche montre que l'on peut sans problème allier les mots et la musique et que
l'éclectisme peut être une formidable ouverture si l'on veut se donner la peine de s'adapter à toutes les formes d'art et à toutes sortes d'artistes qui passent à portée de main
!
L'ouverture au monde est on ne peut plus enrichissante.
Commentaires