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Saïd et Diana

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Présentation

  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Image de Dominique par Louis

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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 23:29

          Ces écrivains voyageurs...

      Notre fidèle collaboratrice aux Cahiers des Diables bleus Françoise Bezombes est allée faire un petit tour au Salon des écrivains voyageurs de Saint-Malo qui est comme vous le savez si vous êtes des fidèles de notre blog notre ville d'élection à Louis et à moi ainsi que tous les Malouins qui nous ont si généreusement adoptés nous autres les p'tits loustics de la banlieue du 9-3...
      Françoise est elle aussi une bretonne d'adoption et bien plus que nous encore vu que c'est avec Robert son mari une adepte des Fest Noz et qu'elle n'en rate pas une... Mais là il s'agit du Salon et elle nous a rapporté cette photo de l'écrivain algérien Abdelkader Djemaï qui est un ami et sur lequel j'ai pondu ce petit article suite à la parution de son dernier bouquin Un moment d'oubli qui vient de paraître et qu'il m'avait gentiment offert lors du Salon du Maghreb des Livres.
      Françoise nous a aussi envoyé des photos de Saint-Malo la fabuleuse cité corsaire radieuse dans le soleil du mois de mai et on l'envie alors ! Peut-être qu'elle va accepter de nous écrire un reportage sur le Salon, en tout cas je vais lui demander ça pour vous et pour nous... 

     
Abdelkader Djemaï et Françoise Bezombes au Salon des Ecrivains Voyageurs de Saint-Malo
Mai 2009



















" Il faut imaginer Sisyphe heureux "
 fin

        Celui qui est devenu un errant se balade dans la ville où il a échoué autour de la gare où il observe ceux qui partent “ Ils veulent échapper au chômage, à l’ennui, à l’enfermement ou, comme toi, à quelque chose qui les tourmente. ” Et si les gares jadis enfumées de brumes charbonneuses du temps des locos à vapeur devenues aujourd’hui des monuments de verre et d’acier quasi aériens n’ont pas fini d’être des lieux de transhumance pour toutes sortes de sans-abri, pour les immigrés, et les jeunes en partance vers une autre vie, elles sont d’abord celui où le destin de chacun d’entre nous les voyageurs des mots a peut-être été scellé. C’est ce que Jean‑Jacques Serrano qui aimait lire a retenu de l’épopée fabuleuse de la communarde Louise Michel  “ Institutrice en rupture de ban, elle créera une école libre, avant de prendre, elle aussi, un des trains à vapeur qui roulaient sur le viaduc pour aller vers son destin ”
          J’ignore qu’elle a été l’expérience primordiale vécue par A. Djemaï à bord d’un train de l’époque de “ la micheline bleue ” ou qui sait d’un de ces fameux Trans‑Europe Express que je regardais avec les rêves les plus fous stationnés à quai dans la Gare de l’Est quand mon grand-père cheminot sur le Réseau Nord m’y emmenait, mais le fait que les derniers mots de ce récit évoquent à nouveau le “ Corail 3427 ” et qu’un de ses précédents livres s’intitule Gare du Nord n’est sans doute pas dû au seul hasard poétique…
          Si nul ne peut deviner bien sûr en refermant le livre ce qu’il adviendra de Jean-Jacques Serrano qui appartient désormais au peuple des hommes qui marchent, Sisyphe en tout cas n’est plus seul… Les errants innombrables en route vers leur destin sont en train de devenir aujourd’hui une tribu nomade immense transhumant d’un bout à l’autre de la terre en quête d’un endroit où s’arrêter. D’un monde l’autre ceux qui cheminent ainsi finiront sans doute par retrouver la trace de leur rêve d’arc‑en‑ciel, le seul territoire d’où personne n’ait le pouvoir de les exclure.

 

      “ Entre le vert des arbres et le brun des terres mouillées par les orages d’août, tu te laissais doucement vivre. Là‑bas, le soleil se couchait différemment, avec des teintes orange et violettes qui ajoutaient à la langueur des soirs. C’était le moment que tu préférais. Dans ce monde nocturne, paisible et immobile, tu n’entendais plus que les aboiements des chiens, le roucoulement des pigeons sous le toit aux tuiles rondes ou le passage d’un long‑courrier qui filait vers d’autres horizons. ”

 Un moment d’oubli

  




Salon du Maghreb des Livres 2009
Françoise Bezombes
Christiane Chaulet Achour et mézigues
Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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