Partager l'article ! Un Salon des Revues pas ordinaire: Un Salon des Revues pas ordinaire ...
Un
Salon des Revues pas ordinaire
Mardi, 21 octobre 2008
Le Salon des Revues c’est toujours un endroit où on piaffe du sabot même si on est désormais trois grâces pour s’y faire la fête en
attendant le client hypothéqué d’avance… on l’sait bien d’expérience de nos dix piges là-dedans qu’y viendra pas le client sauf en visiteur décalé absent lointain… en gros de nous et de nos
bouquin il a pas grand-chose à faire il est venu se balader occuper son samedi aprem suite des commissions ou son dimanche suite du repas et il digère… J’exagère moi qui attends rien des gens
sauf qu’ils aient d’la curiosité et d’l’envie de se passionner à fleur de babines ?… Non à peine si je pousse un peu et c’est pas Rania nouvelle dans l’affaire mais qui commence à en avoir
un p’tit échantillon ni Marie la copine de tant d’années qui me contrediront…
Mais ce Salon-là il était encore plus ringard et en rupture… oh ! le drôle de mot ! que
d’ordinaire cet automne alors que déjà dans l’genre vieux croûton d’salo
n rassis avec un tas de personnages empaillés qu’on voit et qu’on revoit chaque année et qui ne nous ont jamais vues pourtant on est belles… il se distingue le bougre… D’un bout
l’autre de la grande halle du marche des Blancs Manteaux si formidable de lumière pis qu’y faisait beau en plus et de bouquins vu qu’on y est plus de 700 revues là-dedans c’est pas rien… d’un
bout l’autre ça ne causait que d’une chose… sûr que vous n’devinerez pas…
Marie ( Marie Virolle responsable de la revue Algérie
Littérature Action ) Rania ( Rania Aouadène poète et écrivaine d’Algérie… vous avez le
lien… ) et moi… vous connaissez… on avait tout prévu ou presque sauf que ce satané Salon qui s’fait chaque année remarquer parce qu’il ne se passe jamais sans bizarreries… grèves des
transports… ouragans ou tempêtes diverses c’est la saison… révolte des banlieues ou d’ailleurs… enfin vraiment vous pouvez ajouter c’qui vous plaît et c’qui vous passe par la tête tout est bon…
donc on avait
tout prévu mais pas la fin du monde des riches…
Ouais quoi ! quelle fin du monde n’import’ n’awoiq ! “ Dis pas du mal des riches !… ” comme le chante notre poteau Lavilliers ! “ On n’sait
jamais… ”
Nous autres l’ami Louis et moi votre scribouillarde des heures perdues on avait fabriqué nos nouveaux
Petits Cahiers la jolie collection de petits formats de bouquins qu’on va bricoler comme des p’tits objets a garder sur soi des histoires et des
lettres ou des images de gens qu’on aime… et qui seront vu qu' on y travaille depuis ce Salon des originaux différents le plus qu’on pourra… Enfin des choses artisanales hors normes et pas
chères du tout ! Normal y a plus personne qu'a de ronds faut s’adapter s’pas ?…
Et puis nous autres on est des aventureux de la création et jamais qu’on reste longtemps sans maginer des choses nouvelles et étranges qui
nous font rêver pour n’pas s’enfermer dans notre quotidien qui est pas forcément magique comme celui de beaucoup de gens qui vivent dans une grande tess’ de banlieue… Et faute qu’on ait pu mettre
nos rêves en route alors on essaie de mettre plein de folie dans nos Cahiers comme vous l’savez…
Une chance que nos voisins de la Revue Brèves qui sont les rois de la nouvelle ils partagent toujours leurs repas
pique-nique du dimanche midi avec nous car eux ils sont d’un p’tit bled du côté de Toulouse alors le pinard le saucisson les gâteaux salés les gourm
andises aussi ça va… Avec eux on n’chôme pas dans notre estomac et dans la relation
plutôt chouette avec des gens qu’on n’connaît pas du tout et qui s’intéressent eux… enfin ça nous a changé des visiteurs de ce Salon qui eux tous ou presque s’occupaient d’une seule chose on
dirait… ouais le fric faut bien l’dire… drôle de pays ici où on a jamais été aussi nombreux à inventer des créations dans tous les sens et où y’a personne qui s’en
soucie…
Ouais… drôle de pays d’autistes où ceux qui achètent les bouquins ce sont ceux qui les écrivent et leurs potes en gros quoi… Bon, les nous trois grâces et puis Jacques qui est derrière l’objectif
on a fini la soirée tardive du samedi après avoir assumé toute la journée plus la soirée du vendredi comme on a pu dans un p’tit restau bio de la rue des Archives où on a mangé
sacréme
nt bon, et si je vous parle de nourriture c’est
que dans ces salons on s’épuise à ne rien faire mais le fait est que le soir on est vidé complet… Et puis les amis étaient là comme toujours au rendez-vous et ça fait du
bien…
En somme je n’vois pas du tout de quoi on se plaindrait vu qu’on s’est éclaté comme toujours à rire et à délirer parc’que nos bouquins et nos revues ils existent on a marné terrible pour ça et
nos stands ils ont une allure et une class extra et que nous les sous franchement pour vous dire la vérité… probable qu’on est les seuls dans c’monde-là ou presque mais ce qu’on s’en fiche
alors !…
Et puis Rania est repartie p
our la banlieue
Nord de Marseille où elle bosse comme prof dans un lycée et puis Marie est repartie pour Vallauris retrouver les gamins et les gamines de la cité de la Zaïne pas loin du Moulin des Deux Rives où
a lieu tous les étés le Salon des artistes de la Méditerranée… et moi je suis rentrée à Epinay dimanche soir dans notre cité d’Orgemont retrouver l’ami Louis et rêver à d’autres aventures pas
ordinaires…
Commentaires