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“ Plus
rien d’épique… ”
Mardi, 14 octobre 2008
Tenir un blog surtout quand par ailleurs on é
crit pour soi et
pour les autres quand on fait un peu critique litt. comme je fais et beaucoup de récits coups de vent pour notre revue des Cahiers des Diables bleus c’est un job à plein temps… S’occuper d’une revue même petite et
prendre le temps d’écrire des articles au quotidien qui témoignent de la réalité et d’autres choses dans une cité de banlieue ça demande d’en avoir envie et de savoir que c’est lu et que ça fait
bouger des choses dans la tronche des lecteurs lectrices et chiens de rues Ouaouf ! Ouaouf !
Et puis peut-être aussi que l’époque où c’qu’on vit est un moment de total
autisme où chacun vit avec soi et ses potes et le reste basta… donc y a des gus comme moi qui ne sont pas des piliers de réseaux ou de familles de pensée pouah ! qui se posent la question au
moment où dépassés par les événements style Salon des Revues comme c’ui qu’on vient de se farcir : mais pour quoi donc et pour qui donc que je me casse à réaliser un blog si à la première
occase y souffle dessus le vent du désert comme le Simoun y a plus qu’un peu de poussière rouge sang et voilà !
Moi contrairement à des tas d’gens je me vis très bien dans la solitude c’est
ça qui permet d’écrire… de travailler comme disait Céline et par ces temps de folie où les rats retapent le rafiot vu qu’ils z’ont bien l’intention de continuer à bâfrer à jouir à profiter face
aux autres d’ailleurs qui s’la crèvent de faim et d’autre chose aussi j’voudrais avoir une p’tite cabane de pêcheur pas loin de Saint-Malo et rester là et voilà ! Ouaouf !
Ouaouf !
Mais y a p’tit Louis et ses images trop belles et nos projets de réaliser nos Cahiers des Diables bleus avec un ou deux copains
et copines qui ne nous lâchent pas les pattes comme Patrick Navaï et Françoise Bezombes avec qui on voyage depuis trois piges maintenant et les larguer je n’peux pas alors forcé on continue…
Ouais mais on va infléchir la courbe pour cause que nos p’tites créations “ d’artistes sans art ” elles sont très hard à fabriquer et qu’on a pas envie de les standardiser mais au
contraire de les raréfier et d’les faire encore plus extras et magiques…
Donc y en aura moins et on va tâcher de les rendre sorcières pour celles
et
ceux qui voudront venir voir se bouger sortir d’leur gourbi un jour peut-être… Car le monde virtuel des blogs c’est joli mais quand ça donne pour finir que les gens qui viennent regarder des
images et lire des textes n’font pas un p’tit effort pour découvrir à l’occasion d’un Salon les gusses qui se dépatouillent avec pas de fric et toute l’énergie qu’on veut pour que ça existe… et
pas plus ils ont la curiosité des Revues en papier et en poils alors basta…
Donc l’écriture de notre blog des Cahiers va redevenir tranquille pépère ce qu’elle était y’a deux ans avant que j’y passe mes
nuits et que j’n’écrive plus assez pour moi et que les mots s’éparpillent au fil des gouttes de rosée rouge sang du désert s’évaporent s’effacent Pfuitt… Pfuitt… Serez pas étonnés d’être prévenus
et p’t’être qu’alors z’aurez envie de faire c’qu’on appelle je crois : interaction… Allez à plus… Ouaouf ! Ouaouf !
Bravo pour tous vos articles, bravo
Et puis, c'est vrai, il y a tes amis, ceux qui travaillent avec toi, ceux qui sont là, avec ce petit plus que donne l'amitié à un projet.
Tu continues ? J'en suis contente...
Pour Louis, pour Françoise...
Pour tout ceux qui y croient, qui te lisent, même s'ils ne savent pas toujours quoi écrire, même s'ils n'ont pas pu se déplacer...
Interaction... je sais bien, ce n'est pas toujours simple !
Mais, tu vois, même si je ne suis pas là aussi souvent que je l'aurais voulu, je suis là, et je lis, et je reviens, comme attirée par la flamme de la bougie, quitte à me brûler les ailes !... papillon, pas toujours de nuit !
Passe une belle journée, Dominique.
Et d'abord comme promis je me mets ce soir à te répondre même si je ne suis pas sûre du tout de pouvoir écrire sur tes trois coms dans la soirée... Et merci aussi pour la longue réponse que tu m'as faite sur ton blog. Là je pense que je vais me l'imprimer afin de mieux la lire et de pouvoir y réfléchir car tu y dis beaucoup de choses qui me touchent et j'aimerais aussi prendre mon temps pour rebondir...
Je crois que cet article je l'ai écrit sous le coup du Salon des Revues où cette année j'ai vraiment trop souffert... Pourtant je connais l'ambiance salons et je sais qu'il n'y a pas de grandes choses formidables à en attendre sauf de celui du Maghreb des Livres où je connais quasi tout le monde et les gens qui viennent nous voir Marie Virolle et moi sont très chaleureux et passionnés... Mais comme je t'en ai parlé dans mon long com sur ton blog il y a des moments où vraiment je ne sais plus comment faire pour ne pas mettre la clef sous le paillasson de nos Cahiers ! Ou plutôt mettre la clef de nos Cahiers sous le paillasson... Bien sûr qu'il faut savoir rire de ses déconvenues et les prendre avec un minimum d'humour et ne pas se dire comme je le fais en ce moment que c'est encore un échec de plus !
Mais le plus dur c'est de finir à ne plus avoir assez d'énergie pour tenir bon même si tu le veux... C'est aussi pour ça que parfois ce genre d'article sur notre blog des Cahiers est une sorte d'appel au secours... même si je n'ai aucun goût npour le pathos. Un cri qui fait du bien car je sais que là je suis entendue : la preuve toi tu y as répondu et d'autres comme Patrick Navaï aussi qui m'a dit de passer chez lui et on a longuement causé...
Je crois que je suis comme les écrivains des époques révolues qui avaient besoin de se réunir, de se voir et de discuter entre eux de leurs écritures... de leurs revues et de leurs projets... J'ai un besoin très fort de la présence des autres et même si c'est souvent virtuel désormais ça aide à retrouver cette vitale énergie non seulement pour écrire mais pour faire nos Cahiers et aussi tout le reste... Je ne veux pas dire que le fait qu'il n'y ait que quelques visites me fait râler, non pas du tout... C'est qu'il n'y avait ces derniers temps presque plus personne ni pour acheter nos Cahiers ni quasimment plus de passages sur notre blog et j'étais comme dans un grand trou sans air avec juste une toute petite lueur tout en haut très loin...
Alors moi quand c'est comme ça parce que gamine je me suis tue et j'ai morflé maintenant je crie et je sais que ça serait bien étonnant qu'on ne me réponde pas... Ton image du papillon de nuit je l'aime beaucoup, elle est très comme tu dois être... Voletant d'une petite flammèche d'or à l'autre... Je ne sais pas si tu as lu ce bouquin magnifique de G.Bachelard La flamme d'une chandelle ? C'est un poète tellement extra ce Bachelard. Eh bien moi je t'imagine dans la nuit allant frôler les coeurs de lumière qui passe à travers les volets sur la campagne endormie et au matin il y a un peu de la poussière de couleur de tes ailles qui a coloré les mots des autres... En tout cas si je continue c'est aussi parce que tu es là. Alors à bientôt dans la nuit... Dominique
Je crois que ces cahiers sont important, pour toi et pour ceux dont tu parles, pour ceux qui t'aident aussi. Même si vous êtes peu nombreux, ils représentent un grand morceau de vous. Vous ne pouvez pas décider que ce n'était rien.
Moi, j'ai du mal à faire tout ce que je voudrais. Mais, dès que j'ai un peu de temps, je passe... je regarde par la porte entrouverte et j'écoute les femmes raconter... parfois il y a des visiteurs prestigieux, je découvre, moi qui ne connais pas grand chose, en somme. Je me régale...
Tu crois qu'il faut me priver de dessert ?
Je n'ai pas lu "La Flamme d'une chandelle" de Bachelard. Il faut que je le lise !
Tu vois, il arrive que le papillon se brûle un peu les ailes, en allant trop près des bougies de la nuit, mais, il revient toujours.
Sourire... je devrais recopier ce morceau de texte pour me le mettre dans un coin. C'est gentil tout ce que tu dis là pour moi !
A tout bientôt, Dominique. Je sais que j'ai encore beaucoup à lire chez toi... et d'autres mots à partager.
Prends soin de toi.