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Saïd et Diana

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  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Texte Libre

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Image de Dominique par Louis

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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 17:40

                             Mahmoud Darwich est mort

Le plus grand poète palestinien nous a laissés avec notre solitude sans lui samedi 9 août... 
Ahurie de détresse et de peine j'ai écrit sur le coup ces quelques lignes pour essayer de dire ce que cet homme a représenté dans ma vie... on excusera les approximations... les répétitions... 
La perte d'un poète c'est immense... on ne le sait pas... il faudrait le dire...

Toutes les pages du blog cette semaine seront consacrées à la Palestine à Mahmoud à ses poèmes...

Néanmoins je suis très loin d'être une spécialiste donc vous trouverez à la fin de cet article les liens avec les sites qui vous permettront de lire ses textes et ceux des poètes palestiniens. 

Sur notre blog les deux articles " Journal de Palestine " se trouvent aux dates suivantes :
Palestine... Journal 1 dans Petites notes de lecture le 02 04 2008
Journal de Palestine 2 dans Colères noires 21 04 2008

Oilvia Zemor et toute son équipe de la librairie Résistances dont vous avez le lien sur notre blog travaille avec des assocs palestiniennes. C'est un contact précieux.

A toi Mahmoud...
  

Epinay, dimanche, 10 août 2008

                Les Palestiniens sont des enfants abandonnés et nous aussi…

" Au dernier jour sur cette terre... "
     

        Dimanche matin ce 10 août comme d’habitude après avoir pris un petit déjeuner que l’ami Louis prépare avec sa gentillesse coutumière je jette un coup d’œil distrait sur les news des journaux en ligne… Libé et Le Monde encore deux feuilles de choux pas complètement bouffées aux limaces baveuses à souhait de la journilastiquerie…
        La guerre… les JO… les faits d’hiver devenus d’été pour nous déshabiller la pensée avec le reste qui suit avant… Rien… ou la furie tranquille du temps…
        Mon œil balade le long des colonnes gauche droite… droite gauche… et Crack !… “ Mahmoud Darwich dans un état critique à l’hôpital de… ” je zappe le nom… le flash obscur total dans mon crâne mes yeux tout… le vide… “ de… quelque part aux US… ” Un tir de mitrailleuses lourdes au silence épouvante… Mahmoud… état critique… hôpital… cœur ouvert… Un quart de seconde avant après je sais… sens… on sent ça à des milliers de kilomètres… il est mort…
       Mes yeux brouillés… ma peau hérissée… mon cœur mon cerveau qui refusent d’accepter… je relis tout l’article lentement… date d’hier vu que c’est dimanche… Je n’ai pas la téloche… tout le monde doit savoir déjà… personne ne m’a prévenue… ni mail ni SMS… mais vacances… et qui sait ce que ça signifie pour moi…
        Mahmoud… le temps immense interminable un fragment de seconde encore pour comprendre ce que ça veut dire… et ça y est la machine est en marche celle que t’arrêtes jamais au milieu de la folie infâme de la mort des amis des frères des poètes…
        Flaouf ! quinze années de ma vie qui se plantent… bobine arrêtée… 1993… la rencontre avec L’Indien Rouge ”… La Revue d’études palestiniennes Mahmoud Darwich… le plus grand poète arabe… la Palestine… un engagement une vie entière… Si tard dans ma vie à moi si tôt… 
        Mahmoud… C’est toute mon existence qui bascule s’envole se pose… en écriture en combat en naissance à un temps d’engagement et de création partagés… avec les écrivains du monde arabe et puis les créateurs d’Algérie…
        “ Mahmoud Darwich le poète palestinien est mort à l’hôpital de… il était né en 1941… ” FIP à 10H50 les infos ordinaires le couperet l’absence… “ Trois jours de deuil en Palestine… ” 67 ans c’est pas possible… sa maladie je n’savais pas… je lis pas les trucs sur la vie intime des gens… ses poèmes dans la bibliothèque qui me regardent… vivants et gardiens de lumière…
        Des pensées explosées dans ma tronche… aucun sens… à cœur ouvert… c’est comme ça que tu as vécu Mahmoud… ton cœur plus grand que le monde… Le foot… la Géorgie… les incendies… une nouvelle parmi d’autres… Deux bulletins d’infos plus tard il n’y aura plus traces de toi… un poète palestinien qui meurt… c’est qui ?…
        Je saute de ma chaise… le tel portable il est où… mes amis poètes… faut que j’écrive à quelqu’un tout de suite… l’ami Louis sort de la salle de bains encore mouillé de la rosée de la douche… comprend pas… c’est quoi ces larmes de désespoir d’un coup… mate l’écran me prend dans ses bras… Louis mon petit compagnon tu ne peux rien pour moi… ta tendresse ta douceur ton amour ta présence… qui pourrait d’ailleurs…
        Tout est balayé par le trou le rien et la colère et le désarroi infini total… la salope que je hais depuis des années depuis toujours que je traque dans l’agonie de mon père… quinze jours pour crever… la mort de Sadek écrivain poète d’Algérie mon petit frère… Et puis Jean mon ami… Jean Pélégri y a quasi 5 ans… Jean septembre 2003… à cœur ouvert… ça qu’ils ont dit… les poètes on crève tous à cœur et à main ouverte… les mots du poèmes de Jean Sénac… “ Cet homme avait la main ouverte… ” quelques mois avant qu’on l’assassine…
        Là c’est peut-être pire encore… Mahmoud… le plus lumineux des poètes arabes… notre combat au travers des mots… la Palestine notre rêve de fraternité… aujourd’hui les Palestiniens sont des enfants abandonnés et nous aussi… un terrible désarroi…

" Arbre mon frère. Ils t’ont fait souffrir tout comme moi. Ne demande pas miséricorde pour le bûcheron de ma mère et de la tienne. "
Le Discours de l'Indien Rouge

        


      Je saute sur le tel portable appeler quelqu’un qui sait… besoin ultime de causer tout de suite à quelqu’un pour qui c’est… insupportable… non pas parler… peux pas… écrire oui c’est ça écrire… fais défiler les noms je sais qui… pas vraiment une amie pourtant mais la mort des êtres de feu ça te remet les compteurs à zéro… presque… la vie en face des trous… la grandeur sans quoi on est rien… Mahmoud la grandeur un homme un poète debout face à la Knesset le parlement israélien où on a lu son poème… “ Palestine mon pays ”…
        Mes yeux brouillés je tape le nom… Djalila… peu importent nos différents vague querelle… Mais Djalila sait… Mahmoud elle l’a connu appris l’arabe pour lire ses poèmes le lit à la moindre occasion…
        Flaouf ! deux ans en arrière le Salon du Livre à Luxembourg… Djalila lit un poème de Mahmoud en arabe et traduit en français… les gens écoutent… les flash des quinze années en arrière ou plutôt des treize à c’moment-là m’embarque… je suis toute seule au milieu du hall d’exposition immense…
        Juillet 1993… la petite maison dans la Creuse… la mort encore elle la salope l’ogresse au ventre velu plein à craquer… ce 14 juillet c’est Léo le plus grand des poètes pour notre génération des sixties qui se taille en rigolant emportant la révolution sur son dos… Léo l’anar au cœur généreux qui nous laisse nous les enfants de la lune dans ce monde de plomb…
        Et la vie tourbillonne… la mort de Léo c’est vingt piges de la mienne de vie qui croulent au néant mon adolescence Baudelaire Rimbe Lélian… C’est extra jolie môme la solitude… Je n’avis pas m’en remettre… Je sombre…
        Et la vie tourbillonne… au creux de la nuit je peins écoute France-Culture pense à mon ami Marc qui part en Palestine dans un mois avec son appareil photo pour Gaza… De la Palestine je n’connais rien ou presque… Genet… “ Quatre heures à Chatila ”… à cœur ouvert avec les Palestiniens depuis toujours…
        Et la vie tourbillonne… au creux de la nuit une voix lit un poème en français mais la musique des mots est arabe… le rythme est arabe… Clouée sur la chaise des pinceaux dans la bouche mon habitude de concentration extrême la chair de poule… c’est “ Le Discours de l’Indien Rouge ” du poète palestinien Mahmoud Darwich qui vient d’entrer dans ma vie et qui va être à l’origine de tout ce que j’ai écrit depuis…
        Mon écriture mes poèmes mes critiques littéraires mes récits mes contes tout vient de là… tout est né là cette nuit de Juillet 1993 avec la rencontre qui arrivait juste quand il le fallait… la rencontre de Mahmoud…
        Mahmoud… j’écris à Djalila… je viens d’apprendre pour Mahmoud… de tout cœur avec toi… une grande tristesse… un infini désarroi… les larmes coulent et m’empêchent de voir… j’expédie… je fais défiler les noms… Cécile Oumhani… elle aussi elle sait poète et tunisienne au cœur… un peu comme moi l’Algérie… des soirées lecture ensemble des Salons du Livre… Cécile m’a fait publier des poèmes les seuls dans la revue Voix d’encre elle a aimé Blues Bunker écrit un article on a fait des entretiens sur ses bouquins… on a une histoire quoi… J’écris à Cécile… les Palestiniens sont des enfants abandonnés nous aussi…
        Flaouf ! Sur ce texte de Mahmoud “ Le Discours de l’Indien Rouge ” qui a tout chaviré j’ai fait une cinquantaine de dessins à l’encre… A mon retour à Paris en 1995 je cherche au hasard une revue pour en publier un ou deux… connais personne… fonce comme je fais toujours à l’intuition si peu à perdre… j’ai la baraka je rencontre Keneth Brown le responsable de la revue Méditerranéennes et dans sa turne y a ce jour-là un ami de Mahmoud Fawaz T. et la photographe algérienne Joss Dray… 

 " Nos noms sont des arbres modelés dans la parole du dieu et oiseaux qui planent plus haut que les fusils. Ne coupez pas les arbres du nom, vous qui venez guerre de la mer. "
          Le Discours de l'Indien Rouge
       


         Keneth Brown dit qu’il faut demander à Mahmoud son accord pour publier mes images… Fawaz T. propose de l’appeler au tel il est à Paris où il vient des fois… Innocente… j’ai cru ce jour-là que la vie c’était un truc formidable… Fawaz fait un numéro et parle à quelqu’un en arabe il raccroche et il me dit que Mahmoud est d’accord pour voir mes dessins… on ira ensemble vu que je n’cause pas l’arabe et pas bien l’englische… il me donne son numéro de tel et me file rendez-vous dans deux jours…
        Et la vie tourbillonne… on se sépare moi je rentre en RER dans la caravane qu’on me prête à 50 kms de Paris en dansant… J’ai pas une tune pas de job aucune relation mais j’ai la tête pleine de projets l’aventure me fait pas peur… Je sais juste où pieuter mais je vais rencontrer un grand poète palestinien et lui montrer mes dessins que son poèmes de “ L’Indien Rouge ” a fait naître… Mahmoud pour moi c’est un peu Rimbe alors…
        Et la vie tourbillonne… Naïve et dans mon rêve deux jours plus tard je prends d’assaut la cabine tel toutes les demi-heures tout l’après-midi la soirée j’arrête à la nuit… Il n’y aura jamais personne au bout du fil… je rentre à la caravane je regarde mes dessins je les range dans les boîtes d’archives précautionneusement… tout ce que j’ai à cette époque de ma vie…
        Je ne rencontrerai pas Mahmoud Darwich ni maintenant ni après… je n’entendrai plus parler de son ami Fawaz T. ni de Joss Dray même si ses photos sont partout où je traîne alors… l’IMA… CCA… ailleurs… ni de Keneth Brown et aucun de mes dessins ne sera publié… Pas grave en fait ils avaient juste la fraîcheur de l’enfance encore un peu…
        Ils sont toujours dans les boîtes d’archives chez moi quinze piges après… j’ai voulu souvent les fiche à la poubelle l’ai pas fait… maintenant je sais pourquoi… font partie de ma mémoire et de mon histoire…
        Djalila me répond… on se sent orphelins… oui c’est ça… Ousmane Sembène… Aimé Césaire… et Mahmoud Darwich… trois géants poètes et combattants de l’Afrique et du monde qui se sont tirés en 2007 et 2008 l’un après l’autre… il nous reste qui à nous pour continuer à gribouiller nos mots de rien du tout dans ce monde qui n’est plus qu’un trou où grouillent les rats ?…
        Mahmoud… il avait 67 ans… quand je tournais la tête ses livres dans la bibliothèque me rassuraient… Tant que Mahmoud est vivant la Palestine existe personne ne pourra l’effacer la retirer de nos cœurs ouverts… la retirer du monde et de l’histoire… Son charisme sa poésie magistrale le faisaient respecter de tous… Djalila me disait fascinée : “ Mahmoud il remplit les stades quand il lit ses poèmes… les stades… tu imagines !… ”
        Cécile me répond… c’est une perte immense… elle sait de quoi elle parle… ce combat pour que les Palestiniens puissent exister librement sur leur terre il nous fait telle ment souffrir qu’on évite d’en parler entre nous… Mahmoud c’est différent… comme les vrais poètes engagés Sénac Césaire Ferré il a fait des mots des armes météores de fulgurance…
        Mahmoud… dans cette nuit la mienne de juillet 1993 il a donné non pas du sens à ma vie mais un sens… son sens… celui de l’écriture partagée avec nos frangins créateurs écrivains poètes du Sud… ceux qui m’ont accueillie quand je suis revenue à Paris et que j’ai été à leur rencontre presque tous… c’est avec eux parmi eux que mes mots ont commencé un nouveau chemin et que j’ai compris de qui de quoi nous étions les témoins et les éveilleurs…
        10 août 2008… Mahmoud Darwich vient de nous planter là… pour moi il est debout au milieu de cette plaine immense de cailloux… en Galilée… la terre de Palestine… “ Passant parmi des silhouettes passagères… ” silhouette moitié d’arbre et moitié d’homme solitaire tel l’Indien Rouge aux rebords de notre royaume de mots… et nous aussi passants déjà passés au bout de ce monde qui n’est plus le nôtre et où pourtant nous vivons…

DISCOURS DE L’HOMME ROUGE
Mahmoud Darwich


Extraits

" Ainsi, nous sommes qui nous sommes dans le Mississippi. Et les reliques d’hier nous échoient. Mais la couleur du ciel a changé et la mer à l’Est a changé. O maître des Blancs, seigneur des chevaux, que requiers-tu de ceux qui partent aux arbres de la nuit ? Elevée est notre âme et sacrés sont les pâturages. Et les étoiles sont mots qui illuminent … Scrute-les, et tu liras notre histoire entière : ici nous naquîmes entre feu et eau, et sous peu nous renaîtrons dans les nuages au bord du littoral azuré. Ne meurtris pas davantage l’herbe, elle possède une âme qui défend en nous l’âme de la terre. O seigneur des chevaux, dresse ta monture qu’elle dise à l’âme de la nature son regret de ce que tu fis à nos arbres. Arbre mon frère. Ils t’ont fait souffrir tout comme moi. Ne demande pas miséricorde pour le bûcheron de ma mère et de la tienne. ( … )

Nos noms sont des arbres modelés dans la parole du dieu et oiseaux qui planent plus haut que les fusils. Ne coupez pas les arbres du nom, vous qui venez guerre de la mer. Et ne lancez pas vos chevaux flammes sur les plaines. Vous avez votre dieu, et nous, le nôtre. Vos croyances, et nous, les nôtres. N’ensevelissez pas Dieu dans des livres qui vous ont fait promesse d’une terre qui recouvre la nôtre. Ne faîtes pas de Lui un huissier à la porte du roi.
Prenez les roses de nos rêves pour voir ce que nous voyons de joie ! Et sommeillez au-dessus de l’ombre de nos saules, pour vous envoler mouettes et mouettes, ainsi que s’élancèrent nos pères bienveillants avant de revenir paix et paix. Il vous manquera, ô Blancs, le souvenir de l’adieu à la Méditerranée et vous manquera la solitude de l’éternité dans une forêt qui ne débouche point sur un abîme, et la sagesse des brisures. Et il vous manque une défaite dans les guerres. Et un rocher récalcitrant au déferlement du fleuve du temps véloce.
Et il vous manquera une heure pour une quelconque contemplation, pour que grandisse en vous un ciel nécessaire à la tourbe, une heure pour hésiter devant deux chemins. Euripide un jour vous manquera, et les poèmes de Canaan et des Babyloniens, et les chansons de Salomon à Shulamit. Et vous manquera le lys sauvage pour la nostalgie, et vous manquera, ô Blancs, un souvenir qui apprivoise les chevaux de la démence et un cœur qui racle les rochers afin qu’ils taillent dans l’appel des violons.
Et il vous manque et manque l’hésitation des armes. Et s’il faut nous tuer, ne tuez point les êtres qui avec nous d’amitié se lièrent et ne tuez pas notre passé. Et il vous manquera une trêve avec nos fantômes dans les nuits stériles, un soleil moins enflammé, une lune moins pleine, pour que le crime apparaisse moins fêté sur vos écrans. Alors prenez tout votre temps pour la mise à mort de Dieu. ( … )

Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construirez. Et il y a des morts qui éclairent la nuit des papillons, qui arrivent à l’aube pour prendre le thé avec vous, calmes tels que vos fusils les abandonnèrent. Laissez donc, ô invités du lieu, quelques sièges libres pour les hôtes, qu’ils vous donnent lecture des conditions de la paix avec les défunts. "
1992

                          Vous trouverez tous les renseignements concernant Mahmoud Darwich sur le site de François Xavier :
www.mahmoud-darwich.chez-alice.fr 

           Ainsi que ce qui concerne sa bibliographie complète, de nombreux extraits d'articles et de ses poèmes. 
Il existe également un livre écrit par la même personne qui semble faire référence :  Mahmoud Darwich ou la nouvelle Andalousie, François Xavier Ed. IDLIVRE, 2002

          Un autre site excellent sur les poètes palestiniens avec de nombreux extraits de textes cités et des biobiblios :
www.oasisfle.com

Le dernier livre de poèmes écrit et publié par Mahmoud :

Comme des fleurs d'amandiers ou plus loin Traduit de l'arabe par Elias Senbar Ed. Acte-Sud, 2007

Notre blog des Cahiers est ouvert à toutes celles et à tous ceux qui voudraient publier un témoignage texte article ou simplement quelques lignes pour partager notre émotion... ensemble on sera moins seuls... A bientôt.

Publié dans : Colères noires
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