Partager l'article ! P'tit poème: Enfin… les éléphants Epinay, dimanche 30 mars 2008Cet état comme tous les états sans âmeEst un vieillard honteux qui ...
Enfin… les éléphants
Epinay, dimanche 30 mars 2008
Cet état comme tous les états
sans âme
Est un vieillard honteux qui tue
Pas de
toison d’étoiles Galaxie est morte
De petits gnomes au fond des mines marnent
Ils ont des culottes noires et larges
De désespoir pendant ce temps à la
surface
De petits bouffons font le repas des dames
Des princes et des commerçants du palais
Des chiens savants à grelots
gardent les portes
Ils ont des culottes roses Surprise !
Ils prennent des poses pour les yeux mécaniques
Des journaleux
muets
Cet état comme tous les états sans âme
Tatoue vieillard son peuple nu
De trois points de suspension Suite dans la marge
De petits nains dans le
super néant s’acharnent
Ils ont des culottes jaunes leurs mains
Des fois s’égarent On les jette du balais !
De petits laquais
astiquent les matraques
Des maîtres que les shérifs gras arrosent
De pouvoirs guimauves promesses de royaumes
Ils ont des culottes grises ils
misent
Sur la bêtise en paillettes et les miroirs
Des
fiers penseurs poussifs
Cet état comme tous les états sans âme
Dévore vieillard ceux qui suent
Plein ses caves leur liqueur rouge s’entasse
De petits poètes au pied des
réverbères
Dans des flaques de sang clair guettent des renards
Ils ont des culottes bleues Il pleut dans leurs paumes
De petits rebelles
épiques piquent à
Coups de fourchettes la panse des rupins grasse
Et bourrée d’or dur Les juges les feront pendre
De petits bourreaux braves
préparent la traque
Ils ont des culottes brunes la gloire
D’un peuple fou les suit
Cet état comme tous les états sans
âme
A maquillé vieillard la rue
De traîtres qui font
tomber les acrobates
De petits saltimbanques musiquent en bas
Ils ont des culottes rouges Leurs ongles tendres
Glissent le long des
cordes lisses des guitares
Ramassent les corps de ceux qui se balancent
Dans le vide et jouent jusqu’à mettre la lune
En cage qu’ils plument pour
écrire un mot
De petits oiseleurs ont des boules de neige
Dans leurs poches qui ne serviront à rien
De petits soldats morts tirent
sur des enfants
Ils ont des culottes kaki l’enfer
Dans leurs yeux déments luit
Commentaires