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Saïd et Diana

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  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Image de Dominique par Louis

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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 12:29

                                Vie de famille
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Vendredi, 8 juillet 2005

 

“ Heureux Oh ! bienheureux ceux qui n’ont point d’enfants ”

Ecrivait la Mother à Arthur le plus fou

Des jeunes poètes dont les ailes voyelles

Détalaient dans la tête au loin fichaient le camp

Lui qui des secrets de Ménélik connaît tout

Des pantins portant fusils tire les ficelles

Fusils de mots frappant au cœur fidèlement

Jeunes filles jeunes garçons que la rue tient

Dont père ni mère ne prennent des nouvelles

Saltimbanques enfants incendiés de bitume

Comme Arthur se sauvant d’un destin sans histoire

 

Heureux Oh ! bienheureux sans familles querelles

Les enfants voyageant au gré des équipages

Corsaires épinglant les albatros en vol

A leurs pieds des sébiles des sous et des chiens

Qui gardent leurs talons où sont planquées des ailes

Des ailes qui voyelles sur de frais chemins

Plus rien ne les retient libellules au sol

Cueillant le sel en bouquets d’argent et de brume

Qu’ils raclent d’un coup d’ongle et qu’ils jettent sans gloire

Aux usuriers guettant Arthur adolescent

Déjà vendant la peau de ses souliers aux fols

Prêts à tout comme lui qui n’ont pas de parents

De lits où on crève des édredons de plumes

Qu’on envoie sur la ville audacieuse auréole

 

Heureux Oh ! bienheureux les enfants solitaires

Qui n’ont de Charleville pas de terre aux pieds

Au pied des escaliers sous le manteau de chiens

Ils dorment rassemblés Ce sont des fils d’Indiens

Morts Que ne renieront plus ni pères ni mères

Ils ont vécu comme eux fiers de leur liberté

Ce sont tribus veillant sur leurs ailes voyelles

Et leurs rêves voyous corsaires qui jamais

A Ménélik n’iront joyeux vendre des armes

Ils ont vécu des germinations insensées

De mots d’amour bravant tous les signaux d’alarme

Où ils iront jeunes garçons nul ne le sait

Et jeunes filles les pantins sont enchantés

De voir leurs ficelles coupées et les fusils

Par le bitume mangé épinglant les pères

Et les mères pendant que voyelles les ailes

Des mots s’appellent heureux oiseaux de nuit.
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Publié dans : P'tits poèmes diabolique
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