" Autour de l'île il y a de l'eau... "
Il y a quelques jours en lisant l'article plein de bonheur concernant la résistance des enfants palestiniens et leurs incroyables lancers de cerfs-volants je me disais que l'enfance nous sauve du désespoir et de la fin de notre espèce humaine...
Et puis hier matin je suis tombée sur cet article de Libération Bretagne qui m'a d'abord paru irréel et impossible : un mauvais récit inventé mais non ! Voilà comment de nos jours on traite des mômes " légèrement attardés mentaux " dans nos jolis pays d'Occident civilisés et bien loin des tortionnaires qu'on sait...
Je reproduis cette horreur qui fait penser aux camps de redressement où on enfermait les jeunes jugés délinquants il y a quelques années de ça et dont Prévert a si bien parlé dans son poème superbe " La chasse à l'enfant "... Sauf que là c'est un gamin abandonné à son sort : les parents ils sont où ? et malade qu'on place dans un camp de " rupture "... Ce mot il ne vous dit rien ?...
En lisant ça je me disais que les enfants palestiniens eux s'ils ne connaissent ni la paix ni l'insouciance ne connaîtront jamais ce genre de sort. On n'abandonne pas un enfant en Palestine et s'il se retrouve privé de sa famille il aura de toute façon des gens autour de lui pour l'accueillir même dans le plus pauvre des abris.
La comparaison entre les deux récits vaut la peine et je vous la recommande...
21/09/2010 Libé Rennes
Le lynchage à mort de Cyril, 15 ans, devant les assises du Finistère
JUSTICE - Le procès des tortionnaires de Cyril Driancourt, mort le 17 mars 2003 en Zambie où le jeune adolescent avait été placé en camp “ éducatif ”, s’ouvre aujourd’hui à Quimper et durera deux semaines. Sur le banc des accusés Frédéric Aupérin, 46 ans, l’” éducateur ” sans diplôme plus prompt à donner des coups qu’à tout autre chose, et deux jeunes mineurs au moment des faits ayant participé au lynchage de Cyril, comparaîtront pour “ actes de torture et de barbarie ”. Le président de l’association Vagabondage, Robert Antraygues, responsable des séjours de “ rupture ” organisés en Zambie, devra répondre d’” homicide involontaire ”. Lire la suite...
Légèrement attardé mental, très nerveux, fugueur et renvoyé du collège pour son comportement, Cyril Driancourt n’était pas un enfant facile lorsqu’il a été décidé de l’envoyer en Afrique, loin de tout, pour un séjour censé l’éduquer. Ce n’était pas non plus un délinquant endurci. Mais ce qui l’attend dans la savane, à 200 kms de Lusaka, la capitale de la Zambie, où il doit participer avec une poignée d’autres jeunes à la construction d’un “ village fermier ”, tournera vite au martyre.
Souffre-douleur du groupe, il tentera de s’enfuir avant d’être rattrapé et roué de coups. Une “ correction ” qui ne s’arrête pas là. Sur les ordres de Frédéric Aupérin, seul adulte du camp avec son épouse zambienne, l’adolescent est déshabillé, ligoté et traîné dans la boue d’un enclos à cochons. Là, son visage est plongé dans la mare jusqu’à suffocation, son corps est recouvert d’excréments, les autres stagiaires urinent sur lui.
Attaché à un poteau, il passera la nuit, sans eau ni nourriture, dans l’enclos. Trois jours plus tard, après avoir encore subi des sévices et dans un état second, Cyril est pris de convulsions dans le camion qui l‘emmène à Lusaka. Frédéric Aupérin se décide à le conduire dans une clinique qui lui administre une injection de valium. Puis à l’hôpital où il est placé sous assistance respiratoire et où il mourra le 17 mars 2003.
Selon un expert neurologue, l'adolescent est décédé d'un mal épileptique dû aux tortures et sévices subis, à l'absence de sommeil et au sevrage médicamenteux. Sujet à des crises d’épilepsie, Cyril devait en effet prendre des médicaments préventifs qui lui avaient été confisqués dès le début de son séjour.
Frédéric Aupérin tentera dans un premier temps de faire croire à un accident de vélo puis il expliquera que les sévices auraient été infligés par le groupe en dehors de sa présence, même s’il reconnaît avoir eu recours à la violence physique lors de ces séjours.
Les deux jeunes co-accusés d’actes de torture et de barbarie seront également parties civiles dans ce procès, reprochant à
l’” éducateur ” de les avoir frappés. Tout comme quatre autres jeunes du groupe condamnés en mai dernier par le tribunal des enfants de Brest à des peines allant de cinq à dix mois de
prison avec sursis.
Outre les faits qui pourront être reprochés à chacun, la cour se penchera sur la responsabilité de l’association Vagabondage qui n’avait aucun agrément et n’exerçait quasiment aucun contrôle sur ses camps de rupture.
Elle devrait aussi examiner les conditions dans lesquels le conseil général du Finistère avait confié Cyril, sur décision d'un juge pour enfants, à cette association. Pierre Maille, le président du conseil général, dont dépend l'aide sociale à l'enfance et qui s’est constitué partie civile, devrait venir s'en expliquer.
Le procès, prévu jusqu'au 1er octobre, pourrait se dérouler à huis clos. Les accusés encourent des peines de trois à vingt ans de réclusion criminelle.
Pierre-Henri ALLAIN
Gaza, des enfants qui résistent
Dimanche 19 septembre 2010
Vittorio Arrigoni
Croyez-moi, les enfants de Gaza sont des gamins qui battent tous les records. Ils ont survécu à Plomb Durci et ils survivent chaque jour à la guerre en temps de paix.
Sur la plage, des enfants et des milliers de cerfs-volants...
Couverts de sang, ils ont rampé sous les ruines des immeubles bombardés et pendant des jours ils ont pris soin de leurs plus jeunes frères, des corps agonisants de leurs parents ensevelis sous les débris de leurs berceaux. Tels des héros sortis de Walt Disney, ils ont glissé hors du ventre de la mort encore barbouillés de liquide amniotique pour découvrir le lourd héritage de la condition d’exilé palestinien.
Plus de la moitié de la population de cette pauvre Bande de terre est composée d’enfants, et bien qu’aucun de ces mineurs n’ait jamais voté pour Hamas, ils sont bien les victimes désignées des opérations militaires israéliennes et plus généralement du siège imposé à Gaza.
Des enfants qui résistent. Aux maladies : selon un rapport récent de la Palestinian Medical Relief Society, 52 % des enfants de Gaza sont anémiques et souffrent de graves carences nutritionnelles en raison d’une alimentation pauvre en phosphore, calcium et zinc. Les données concernant les maladies respiratoires sont également inquiétantes.
Des enfants qui résistent aux psychoses, à ces blessures de la mémoire les ramenant face à des corps démembrés et à des bâtiments en flammes, à ces traumatismes indélébiles qui les rendent anxieux et dépressifs, insomniaques et incontinents.
Ils vivent dans des espaces surpeuplés, privés de terrains de jeu. Dans les rues, ils ont vu la chair brûler vive et se décomposer. Missiles, désolations et mort sont évoqués dans les dessins lorsqu’on met une feuille blanche devant eux.
Si le droit au jeu ici est un luxe, le droit aux études est quant à lui interdit : outre les jouets, Israël a également interdit l’entrée des livres d’école primaire dans la Bande.
Contrairement aux Israéliens de leur âge, libres de pratiquer des sports en plein air ou de s’amuser avec leur playstation, les enfants de Gaza sont rendus esclaves d’un maître nommé faim, et je les vois chaque jour pousser des charrues dans les champs, fouiller dans les poubelles à la recherche de matériaux de récupération. Dans la chaleur insupportable de cet été caniculaire, ils sont assis sur des chariots tirés par des mulets surchargés de briques et pierres récupérées dans les bâtiments bombardés, ou on les retrouve au carrefour des rues en train de vendre des babioles, le regard vieux et fatigué de rêver de cours vertes, de terrains de football et de glaces.
Ce n’est pas en jouant à cache-cache qu’ils disparaissent sous terre dans les tunnels de Rafah : avec le risque d’être enterrés vivants, ils sont la main-d’œuvre économiquement et physiquement plus adaptée pour le trafic des marchandises qui autrement n’arriveraient jamais sur les rayons des magasins de Gaza.
Il y a quelque temps, Jasmine Whitbread, Directrice Générale de Save the Children pour le Royaume Uni, s’était exprimée en ces termes : “ Les enfants à Gaza ont faim en raison des restrictions considérables touchant l’entrée de nourriture dans la région, et ils sont en train de mourir parce qu’ils ne peuvent pas quitter Gaza pour recevoir les soins médicaux dont ils ont un besoin urgent. Des centaines de milliers d’enfants grandissent sans recevoir une instruction décente parce que les bâtiments scolaires sont gravement endommagés et les limitations dans le passage et l’approvisionnement en matériaux de construction empêchent leur rénovation. Ce sont les enfants qui paient le prix le plus cher du siège. ” Outre ces exploits souvent oubliés, les enfants de la Bande de Gaza ont battu en sept jours deux records célébrés par le Guiness.
Le jeudi 22 juillet, sur l’aire de l’aéroport fantôme de Rafah détruit par l’aviation militaire israélienne en 2001, dans le cadre de la fin des camps d’été organisés par l’Unrwa ( agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens ), plus de 7.200 enfants ont fait rebondir en même temps, pendant 5 minutes, autant de ballons de basket alors qu’hier le record du monde du vol simultané de cerfs-volants a été établi.
Sur la plage de Beit Laya, devant la frontière Nord avec Israël, le ciel était tapissé de milliers d’hexagones colorés, dans une sorte de célébration animée de cette liberté rêvée même par les plus petits. Plus de 7.000 enfants ont fait voler leurs cerfs-volants, multipliant par deux le record qui avait déjà été enregistré à Gaza l’année dernière.
John Ging, chef des opérations de l’Unrwa, a affirmé au terme de l’événement : “ C’est un succès incroyable de parvenir à battre deux records mondiaux en une semaine. Une démonstration de ce que peuvent faire les enfants de Gaza si on leur en donne l’opportunité. Les enfants de la Bande sont comme tous les autres enfants du monde, ils souhaitent mener une vie normale loin des épreuves qu’ils sont obligés d’affronter jour après jour ”, a conclu Ging. “ Ce jour de fête est l’expression de la demande de liberté pour ces enfants. ”
Contrairement aux ballons de basket utilisés à Rafah, les cerfs-volants qui ont flotté hier sur Beit Laya ne sont pas industriels, mais ils ont été fabriqués par les mains de ces mêmes enfants qui les ont hissés dans le ciel.
Certains présentaient des dessins éclatants, beaucoup portaient avec fierté les couleurs du drapeau palestinien.
Un cri de résistance visible face aux tourelles de surveillance israéliennes se dressant à quelques centaines de mètres.
Peu après l’enregistrement du nouveau Guiness des Records, un navire de guerre de Tsahal ( l’armée israélienne ) est apparu à l’horizon et s’est approché de la côte de Beit Laya, rappelant que l’heure de la récréation était finie.
Restons humains.
Vittorio Arrigoni réside à Gaza ville. Journaliste freelance et militant pacifiste italien, membre de l’ISM ( International Solidarity Movement ), il écrit notamment pour le quotidien Il Manifesto. Il vit dans la bande de Gaza depuis 2008. Il est l’auteur de Rester humain à Gaza ( Gaza. Restiamo umani ), précieux témoignage relatant les journées d’horreur de l’opération “ Plomb durci ” vécues de manière directe aux côtés des ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien.
Son blog peut être consulté à :
http://guerrillaradio.iobloggo.com/
Du même auteur :
- Eid Mubarak, Gaza ! Shana Tovah, Israel ! - 17 septembre 2010
18 août 2010 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.association-belgo-palest... Traduction de l’italien : Y. Khamal
Mahmoud Darwich parle de Beyrouth dans


Des propagandistes islamophobes, pour faire diversion aux impasses de la société consumériste, alimenter la peur et le rejet de
la religion, délirent et prétendent que “ la talibanisation ” des sociétés musulmanes est en passe de se généraliser.

la bonne aventure et cézigue je l’ai laissé bien grossir et se faire le poil doré à point alors probable que je n’vais pas le filer en pension dans n’importe quel gourbi
à mouches vous comprenez ?
its dans la mousse du divan tout neuf la plaie
quoi ! Je venais juste vous tenir au courant des fois que… Ouaouf !
ds qu'on appelait les Partageux se sont levés pour refuser ce visage inhumain que vous collez à tout ce que vous approchez... et que vous voulez
coller à l'humanité qui est la nôtre Ouaouf !
Commentaires