Ecrits et dessinés à partir de nos banlieues insoumises toujours en devenir
Les Cahiers des
Diables bleus sont un espace de rêverie d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la
porte.
Bienvenue à vos p'tits messages tendre ou fous à vos quelques mots grognons du matin écrits vite fait sur le dos d'un ticket de métro à vos histoires
tracées sur la vitr
e buée d'un bistrot, à vos murmures endormis au creux de vos draps complices des poussières de soleil passant par la fenêtre entrouverte...
Bienvenue à vos fleurs des chantiers coquelicots et myosotis à vos bonds joyeux d'écureuils marquant d'une légère empreinte rousse nos chemins à toutes et à tous. Bienvenue à vos poèmes à vos dessins à vos photos à vos signes familiers que vous confierez à l'aventure très artisanale et marginale des Cahiers diablotins.
Alors écrivez-nous, écrivez-moi, écrivez-moi, suivez-nous
sur le chemin des diables et vous en saurez plus...
d.le-boucher@sfr.fr
Notre blog est en lien avec celui de not
re illustrateur préféré que vous connaissez et on vous invite à faire un détour pour zyeuter ses images vous
en prendrez plein les mirettes ! Alors ne loupez pas cette occase d'être émerveillés c'est pas si courant...
Les aquarelles du blog d'Iloufou l'artiste sans art sont à déguster à son
adresse www.iloufou.com
La mère raconte.
La matrone raconte
Quand on lit le livre de Samira Bellil L’enfer des tournantes on découvre que dans les cités d’Occident aujourd’hui les palais ont été remplacés par des caves aux odeurs de poubelles des parkings aux carcasses de voitures calcinées des escaliers taggés de rouge haine. Parmi les cités que j’ai fréquentées aucune ne ressemble à ce désastre-là peut-être que je n’ai pas vu et les filles que je croise n’ont pas peur je ne le remarque pas dans leurs yeux et pourtant il y a des lieux ou ça existe elles l’ont dit elles l’ont écrit… Est-ce que des mères maghrébines africaines aujourd’hui laissent leurs filles se prostituer à l’intérieur de la cité les voisines le savent et ne s’indignent pas et les grands frères gardiens de l’honneur de filles ?
Le corps des filles dans la bouche des hommes comme un fruit afin qu’ils en deviennent fous de désir. La matrone les possède par le “ luxe et la volupté ”. Elle est un homme aussi ? Les femmes les mères ont aussi le pouvoir de retirer leur liberté au corps des filles de le couper fragmenter on le voit dans le film d’Ousmane Sembène Moolaade. La main des exciseuses en robe rouge sang lâche le couteau qui pratique la Salinde traditionnelle l’excision pour le plaisir des hommes et pour la soumission au clan patriarcal c’est une femme qui applique la loi du Moolaade le droit d’asile et qui refuse avec son corps les dignitaires les anciens du village la font fouetter j’ai vu les coups de fouets la douleur sur son visage en sueur la chair ouverte elle ne se rendra pas les fillettes seront sauvées…
A suivre...
Ouais… les dessins de Mangoo c’était l’histoire des villages d’Afrique qu’il avait largués et son enfance à courir jouer s’poursuivre à l’intérieur des cours des maisons des femmes que les fils tressés de laine de couleur ocre orange ivoire protègent de la cruauté des rituels ancestraux… c’était les énormes termitières rouges du village de N’Gouma ou bien c’était un autre nom… les tours de terre séchée par les soleils brûlants des mosquées couvertes des empreintes des paumes ouvertes des hommes… les masques des cérémonies aux blessures à vif qui saignent de tatouages bleu indigo et noirs… c’était les signes tracés sur la peau avec les cendres des os des grands buffles blancs offerts aux fleuves pour l’arrosage des terres poussières et pierres… Les dessins de Mangoo c’était les visages des femmes blacks trop belles deux trois traits ça faisait des déesses leurs petites nattes dressées les anneaux d’oreilles…
A suivre...
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