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Saïd et Diana

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Présentation

  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Texte Libre

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Image de Dominique par Louis

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  Ecrits et dessinés à partir de nos banlieues insoumises toujours en devenir

      Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.

      Bienvenue à vos p'tits messages tendre ou fous à vos quelques mots grognons du matin écrits vite fait sur le dos d'un ticket de métro à vos histoires tracées sur la vitr e buée d'un bistrot, à vos murmures endormis au creux de vos draps complices des poussières de soleil passant par la fenêtre entrouverte...

      Bienvenue à vos fleurs des chantiers coquelicots et myosotis à vos bonds joyeux d'écureuils marquant d'une légère empreinte rousse nos chemins à toutes et à tous. Bienvenue à vos poèmes à vos dessins à vos photos à vos signes familiers que vous confierez à l'aventure très artisanale et marginale des Cahiers diablotins.

      Alors écrivez-nous, écrivez-moi, écrivez-moi, suivez-nous sur le chemin des diables et vous en saurez plus...

 

                                          d.le-boucher@sfr.fr


Notre blog est en lien avec celui
de notiloufoublog 2re illustrateur préféré que vous connaissez et on vous invite à faire un détour pour zyeuter ses images vous en prendrez plein les mirettes ! Alors ne loupez pas cette occase d'être émerveillés c'est pas si courant...

Les aquarelles du blog d'Iloufou l'artiste sans art  sont à déguster à son adresse                   www.iloufou.com  

Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 22:56

Gaza : Infanticide à grande échelle

mercredi 11 février 2009

Rachid Lourdjane

El Watan

 

 

      Les organisations humanitaires internationales sont inquiètes de l’acharnement meurtrier du gouvernement israélien contre les habitants de Ghaza, malgré le cessez-le-feu.
      Elles attirent l’attention en particulier sur l’interdiction d’entrée de tout dispositif d’assainissement de l’eau dans cette enclave surpeuplée, aux prises à de graves pénuries annonciatrices d’une deuxième offensive par le blocus, la soif, la faim et le manque de produits vitaux.
      Au 18 janvier, selon les Nations unies, au moins 400 000 personnes, dont 220 000 enfants, n’avaient pas accès à l’eau potable.
      Ces données s’aggravent de jour en jour. Le cessez-le-feu marque l’arrêt des attaques aériennes et l’utilisation massive des armes prohibées.
      Mais une guerre tout aussi meurtrière continue sous l’aspect d’une trêve. Cette cruauté, froidement élaborée par les stratèges de l’Etat hébreu, a fait réagir, ce vendredi, le gouvernement français qui a convoqué l’ambassadeur d’Israël à Paris.
      Ce petit geste, tout symbolique qu’il soit, a le mérite de l’audace, sachant à quel point Israël inspire la terreur à ses propres amis.
      En effet, ni l’Union européenne ni même les Etats-Unis n’ont l’intention politique affirmée de faire la distinction entre une alliance avec l’Etat hébreu et la compromission dans le crime.
      La lâcheté fait le reste. Il est définitivement établi que pour être ami de cet Etat belliqueux, il faut le soutenir dans sa vocation de machine de guerre, l’absoudre de ses crimes, le financer et lui assurer l’immunité totale et inconditionnelle.
      Aussi, la question qui se pose est de savoir si les accusations doivent s’adresser aux seuls seigneurs de guerre israéliens ou à ceux qui les soutiennent dans une parfaite complicité.
      A Ghaza, il y a eu crimes de guerre et crimes contre l’humanité. L’Union européenne par son silence médusé et les USA, par leur soutien politique actif, ont leur part de responsabilité morale que retiendra l’histoire.
      Aujourd’hui, Israël projette un infanticide à grande échelle sur la bande de Ghaza en privant les habitants d’accès à l’eau potable. Les bombardements ciblés ont éventré toutes les canalisations.
      L’eau potable coule en surface. Elle est souillée. Les principaux puits artésie ns ont été détruits. Les autorités israéliennes empêchent l’importation de matériel de réparation.
      Huit techniciens palestiniens ont été délibérément tués pendant qu’ils tentaient de réparer les fuites. Tous ces actes ont un dénominateur commun.
      L’objectif est le carnage en silence ou le meurtre prémédité et programmé du plus grand nombre de Palestiniens en visant les plus vulnérables, c’est-à-dire les femmes et les enfants.
      La boucherie continue, avec le consentement actif ou passif des puissances qui ont le pouvoir de dicter le bon droit mais préfèrent se taire. Encore une fois

http://www.elwatan.com/Infanticide-

 



Jeune garçon à Khan Younis Gaza 1993

Publié dans : Colères noires
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 22:33

 Le marchand d'oiseaux fin


      Tu n’as eu aucun mal puisque j’étais la seule assise à l’une des tables rouges vermillon à reconnaître mes mains. Comme je m’ennuyais à mort dans cette attente du marchand d’oiseaux qui décidément ne venait pas et que cette heure était celle où d’ordinaire je rentrais me coucher avec les oiseaux de nuit j’avais ouvert le cahier à spirale. J’imaginais que je pourrais peut-être capturer une des brouillard symphonie dont j’ignorais tout encore et dont les mots me semblaient aussi insaisissables qu’un hérisson refermé sur son ventre.
      Je ne pouvais à l’époque que me piquer les doigts à cette bogue tendue pour défendre un marais de douceur à l’intérieur et tracer quelques signes de sang maladroits. L’imagination fulgurante de la bête accomplissait le reste et mes cahiers se remplissaient d’une écriture rouge écaillée et lancinante. Une écriture de petits cris comme ceux qui avaient été enfermés pendant longtemps dans la boîte de soda bondissant au fond du ventre de la benne à ordures.
      Le perroquet bleu turquoise a traversé la salle de bar comme un météore et je t’ai vu à sa suite au moment où je séchais gravement sur la fin de mon histoire à cause d’une image qui toujours me revenait. C’était celle de la reine mort aux doigts longs et transparents tel du marbre blanc qui tentait de me passer au poignet un bracelet d’argent alors que je lui avais déjà laissé saisir une proie bien plus fascinante que moi jadis. Une proie d’enfance.
      - Je nous croyais quitte… étais-je en train de lui dire lorsque tu es venu vers moi avec l’air de quelqu’un qui n’a pas encore franchi la fenêtre de sa nuit quand les flammes légères des bougies l’habillent de satin blanc et de soie nénuphar.
      J’ignorais qu’il était inutile de discuter avec elle car ses pouvoirs étaient bien plus grands que ceux des mots.
      - J’ai envie d’un chocolat très chaud… pas toi ? Et tu t’es assis juste en face de moi car tu savais que j’étais une amie ancienne qui te revenait enfin.
      De l’autre côté de ta fenêtre de nuit mille petites flammes vacillaient et se poursuivaient si lentement que je parvenais à peine à deviner les mains des magiciens agitant des gouttes d’eau au fond des landes de bruyère de tes yeux. Tes doigts aussi chauds que la lueur framboise du poêle se sont couchés sur les miens. Et le froid familier des mains de la reine s’est retiré à pas pesants dans un frô lement de traîne à l’intérieur de la sciure fraîche.
      De l’autre côté de ta fenêtre de nuit des plumes bleu turquoise puis vert pomme et écarlates se coulaient de tes poignets aux miens pendant que tu me tendais dans ta paume offerte un encrier si lumineux qu’on aurait dit un citron éclairé par la clarté filante de la lune comme un gros berlingot.
      De l’autre côté de ta fenêtre de nuit je me suis senti glisser du haut de la dune d’or paillée jusqu’en bas où une plage blanche infinie s’étendait semblable à un lit d’oiseau pour renaître interminablement.
      - Tu ne crois pas qu’il est l’heure d’aller dormir ?… tu m’as demandé en me faisant un clin d’œil après que le goût délicat du chocolat avec la cannelle à la fin nous ait grisés comme une marche dans une forêt mouillée.
      - Si je crois … je t’ai répondu et j’ai ri tout contre toi tandis que dans mon dos le poêle ronronnait malicieux une brouillard symphonie apprivoisée où je distinguais de voluptueux battements d’ailes écarlates.
      Alors tu as murmuré doucement :
      - J’adore ton rire… mais pas dans l’oreille… Oh ! je t’en prie… pas dans l’oreille…

Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 15:00

Non ! Nous n'oublierons pas Gaza

      Voici un poème superbe dédié à la Palestine et aux Palestiniens écrit par le poète Rassool Jibraeel Snyman qui vit en Afrique du Sud et qui a bien sûr connu la situation d'apartheid qui est celle actuelle du peuple palestinien dans la Cisjordanie occupée et à Gaza... 
      Nous sommes tous nous autres qui écrivons solidaires de ces populations colonisées et écrasées par les puissances de l'Occident et nous refusons de cautionner ce que les dirigeants des principaus Etats du monde riche-blanc-dominant font subir à ceux qu'ils méprisent exploitent et traintent comme des esclaves ! 
      Oui la rage doit nous mener ainsi que l'écrivait déjà le poète Henri Michaux à nous révolter contre notre silence et notre soumission face à ceux qui se sont toujours crus invincibles parce qu'ils ont volé leurs terres et leurs vies aux enfants de Palestine et de tous les pays où les gamins sont affamés discriminés et tués à petit feu au travail obligatoire et dans leurss guerres infâmes !
      Si nous sommes nombreux à refuser cette honteuse mascarade des nantis nous arriverons à retourner cette situation à mains nues et à redonner aux enfants un présent et un avenir joyeux et bienfaisant ! Alors au boulot camarades... y a bien à faire !   


Je rage

mardi 10 février 2009

Rassool Jibraeel Snyman

PalestineChronicle

 

Afrique du Sud - 20 janvier 2009 - Histoires d’extrême bon sens.

 

Nous devons rager - Car c’est peut-être par la rage - Qu’un monde meilleur verra le jour


Je rage

Je rage

Je rage

Je rage contre

Les dieux qui ont laissé le monde échapper à tout contrôle

Je rage contre le système qui nous trompe

Je rage contre ces rouages qui nous broient

Huilés par le silence du peuple

L’acquiescement

L’apathie

Et la tromperie

Je rage parce qu’il nous faut rager

Et non être matés

Ni pacifiés

Ni traités avec condescendance

Je rage contre le système qui contemple avec jubilation

Comment nous nous entre-déchirons

Devenons des monstres qui hurlent à la lune

Montrant les crocs

Et des griffes d’acier

Je rage parce que le silence tue

Je rage parce qu’un vote signifie parfois

Un arrêt de mort

Pour quelqu’un quelque part

Je rage

Je rage

Je rage parce que nos instruments de paix

Sont récupérés

Biaisés

Injustes

Et loin d’être pacifiques

Je rage parce que nous avons ressuscité Rome d’entre les morts

Et lui avons donné sa puissance

Pour tuer

Mutiler

Créer le chaos

Pour dire non à la paix

Et faire de nous des bêtes assoiffées de sang

Je rage parce que c’est la couleur de ma peau

Qui détermine si je suis triste

Ou ignoré

Ou accusé

De ma propre misère et de ma propre mort

Je rage en silence

Je rage au grand jour

Je rage avec ma plume

Je rage avec mes pensées

Je rage

Je rage

Je rage

Je rage parce que nous avons de la pitié pour l’empereur

Et aucune pour les victimes

Qui jonchent les champs

Mutilées

Meurtries

Je rage parce que nous sommes délibérément aveugles

Consciemment sourds

Et notre tristesse sélective

Je rage de notre hypocrisie

Et de nos fausses valeurs

De notre double langage

Et de l’éternel

Inconditionnel

Amour de Rome

L’amour de l’empereur

L’amour de l’esclave pour le maître

L’amour du fouet

Et l’amour de notre propre humiliation

Dégradation

Et descente dans la bestialité

Je rage

Je rage

Je rage

Je rage parce que des enfants meurent

Que les balles sifflent

Que nous disons adieu à notre bon sens

Parce que les politiciens renient

Et que les veuves pleurent

Des reflets de diamants dans chaque œil

Devrais-je me croiser les bras et gémir

Non

Non

Non

Non

Non

Je rage

Je rage

Je rage

Je rage parce que je le dois

Je rage parce que l’histoire

Ne se modifie pas avec des hommes soumis

Ni des hommes silencieux

Mais avec des hommes en colère

Qui ragent contre l’injustice

Et crachent à la figure des oppresseurs

Et sont prêts à défendre leurs vérités

Pareils à des montagnes

Déterminés

Résolus

Je rage

Je rage

Je rage

Je rage

Je rage

Jusqu’à ce que je me révolte

Et que je brûle palais et cachots

Viens Frère

Sœur

Mère

Fille

Camarade

Ami

Donne-moi la main

Rage avec moi

Le silence est assourdissant

L’apathie tue

Plus insidieusement que les balles

Battons le tambour

De la justice

Vibre au plus profond de toi-même

Laisse ton sang bouillir comme la lave

Et ta colère comme les flammes

Fais exploser le soleil

Eclipse-le

Réduis-le

De telle façon

Que les temples de la vanité

Soient réduits en cendre

Et la puissance détruite

Je rage

Je rage

Je rage

Je rage

Je rage

Jusqu’à ce que justice soit faite

Et l’avenir de l’enfant assuré

Jusqu’à ce que la paix soit comme l’air que nous respirons

Et que dans les champs lèvent des fleurs de joie

Pas des os blanchis

Jusqu’à ce que les collines de Palestine

Retournent à leurs légitimes propriétaires

Et que les oliviers chantent sous la brise

Les symphonies des feuilles et des oiseaux

Lettres de paix

Pour un peuple las de la guerre

En grand besoin de répit

Jusqu’à ce que tout oppresseur

Soit happé

Craigne la rage

Du peuple

Jusque-là je dois rager

Tu dois rager

Nous devons rager

Car c’est peut-être par la rage

Qu’un monde meilleur verra le jour

 

The Palestine Chronicle est heureux de présenter un nouveau poème du distingué poète sud‑africain, Rassool Snyman.

 

Autres poèmes de l’auteur :

Palestine is my name

Jesus in Gaza

 

traduction : JPP

Enfants au Camp de Khan Younis à Gaza en 1993 Marc Fourny

Publié dans : Colères noires
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 23:11

 Un Salon en images
 
    
      Eh bien voilà... quelques images du Salon comme promis pour vous donner l'illusion que vous y étiez et vous faire partager l'ambiance très festive de cet événement qui avait lieu dans la Mairie du 13ème arrondissement Place d'Italie et qui a été fort agréable et très riche grâce à vous tous !
      Nous on se trouvait comme chaque année dans le couloir qui donne sur le buffet arabe vu qu'on est les deux seules revues à y participer puisque les autres ne se débrouillent pas...
Inutile de vous préciser que Marie Virolle qui anime les Ed. Marsa est à l'origine de notre présence ici vous vous en doutez car mézigues pour les négociations c'est pas vraiment ça...
      Et en fait de buffet en voici quelques échantillons pris en photos par notre photographe Jacques Du Mont très pro et passionné de belles et bonnes choses comme vous voyez ! On a passé tout le Salon à sentir les délicieuses odeurs de cuisine et d'épices sans parler du thé à la menthe évidemment... on s'est régalés des couleurs et des odeurs autant que des mots et c'était très très agréable !
 







      Enfin vous imaginez facile en voyant ces images l'ambiance qui régnait et les Maghrébins aiment ce qui est beau et ce qui est bon pas de lézard ! ça fait partie de la fête et une fête sans couleurs sans épices et sans parfums c'est quoi alors !
      Les poteries ont une allure de femmes c'est connu et toute l'Afrique réalise des cuissons de poteries à feu vif sous des bottes de branchages séchés et sous de la tourbe que moi-même qui ait pas mal bossé la céramique je n'vois pas comment tout ne finit pas en miettes par les chocs thermiques... Ce sont des maîtres de ce genre de technique pas à dire !

   Bon et voilà qu'on ne parle pas de bouquins là-dedans mais pas grave ça va venir vous inquiétez pas...
      Pour la déco on fait confiance aux images habituelles et sans chameau pas de Maghreb et pas d'oasis évident... Celui-ci me plaît bien et je n'vois pas poursuoi on se priverait de sa présence rigolote ! On n'va pas faire comme les stars bidons et se prendre au sérieux non ? Donc chameau et puis on en arrive au début de notre prestation...                                                                                                     
      Et d'abord faut que je vous cause un peu de Rania dont je vous parlais hier déjà et de son bouquin que vous voyez là Nedjma et Guillaume. Rania c'est notre héroïne du Salon celle qui monte de Marseille exprès pour faire la fête et pour parler de ses poèmes et de ses écritures aux radios et aux gens qui ne la laissent pas souffler une minute ! Le succès qu'elle a c'est pas triste et on espère bien que vous irez sur son site et que vous ferez comme les autres créateurs maghrébins la découverte de ses histoires bourrées de passions et de poésie !








      Le bouquin de Rania c'est une histoire d'amour pas ordinaire entre un Prêtre et une Musulmane... Et je ne vous ai peut-être pas dit que Rania est kabyle une kabyle andalouse de Marseille et d'Espagne évidemment ! Alors à vous de jouer pour la suite...
      Notre Salon a été encore plus génial que les autres années vu que son visiteur vedette le plus jeune avait à peine six mois et qu'en plus c'est le petit loupiot de Tanit qui est la fille de notre amie Christiane Chaulet Achour prof de littérature comparée à la Fac de Cergy et écrivaine que vous connaissez tous.
      Christiane et moi ça fait plus de dix ans qu'on a fait les premiers Salons du Maghreb des Livres ensemble et sur les photos il y a eu souvent ses deux petits filles Neïla et Isma qui sont souvent venues nous voir... Alors bien sûr que le p'tit Alexis est le roi de la fête et qu'il sera né sous le signe du livre le veinard !


     

























      Maintenant il va falloir que la relève se ramène pour nous filer la main dans nos écritures et nos folies diverses de créateurs pas prise de tête du tout car on a besoin des gamins pour ne pas perdre le fil des joies de l'existence vu que ce début d'année il ne nous a pas gâtés du tout ! Alors de voir des p'tits comme Alexis ça file la pêche et ça efface un peu les images des mômes de Gaza martyrisés... Ouf ça existe encore le bonheur !

      Et voilà toute la petite famille Christiane Alexis Tanit et Arnaud qui ne quitte pas son fiston des yeux... avec Marie au premier plan et la perspective du couloir notre couloir à nous les fées du Salon Hop ! un coup de baguette magique et vous aurez la suite... la prochaine fois...

Alors à bientôt !

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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 23:05

Un drôle de salon après...
    Eh bien voilà ! Notre Salon du Maghreb des Livres a eu lieu et on voudrait d'abord vous remercier d'être venus tellement nombreux et d'avoir été aussi présents généreux de votre soutien et efficaces dans tous les sens du terme...
      Rarement on a eu aussi besoin que cette année parès l'horreur de Gaza d'être entourés de chaleur humaine et de pouvoir partager avec tous ce qu'on a vécu et ressenti de tellement destructeur en ce début d'année et ça nous a fait un bien fou je crois de pouvoir simplement passer ce week-end ensemble autour des bouquins et des mots...
    Vous aurez droit à un petit reportage comme d'habitude dans le courant de la semaine mais voici déjà une des parutions que vous avez pu découvrir à ce Salon qui vous donnera peut-être envie d'en savoir plus... C'est un livre collectif où j'ai réuni des dialogues autour et avec les auteurs Alain Vircondelet, Hélène Cixous, Anouar Benmalek, Leïla Sebbar, Malika Mokeddem, Jean-Claude Xuereb... Une balade d'Aden à Alger et de Rimbaud à Jean Sénac...

      Il y a également comme je vous le disais toute la collection de nos Petits Cahiers qui apparemment vous ont beaucoup plu car vous les avez achetés massivement : une grande première pour nous qui avons l'habitude de chiffres de vente plus modestes... Une cinquantaine de  Petits Cahiers de vendus c'est extra ! Et nous allons tenter pour le prochain Salon de diversifier cette collection qui semble trouver plein d'amateurs et qui nous enthousiasme nous aussi.
      Bien sûr le Salon c'est aussi l'occasion une fois par an de rencontrer les amis écrivains qu'on ne voit pas tous les jours et qui viennent réguliers et fidèles comme nous le sommes à ce rendez-vous de la Méditerranée... On y a eu le bonheur de croiser Leïla Sebbar une fidèle écrivaine et supporter de nos Cahiers, et également Christiane Chaulet Achour avec toute sa petite famille et on a particulièrement fêté le premier Salon des Livres d'Alexis qui a six mois : le fils de Tanit et d'Arnaud et le petit fils de Christiane et de Tayeb a qui on a bien sûr offert son premier petit bouquin notre Crasseux écrit par Françoise Bezombes et illustré par l'ami Louis ! Vous aurez des images de notre famille élargie dès que possible...
      On a retrouvé les habitués tels qu'Anouar Benmalek, Jean-Pierre Bénisti le fils du peintre algérien Louis Bénisti, Ahmed Kalouaz le poète, Moussa Lebkiri le conteur, et les plus exceptionnels comme Abdelkader Djemaï qui m'a fait le plaisir et la surprise de m'offrir très gentiment son dernier livre publié au Ed. du Seuil Un moment d'oubli accompagné d'une dédicace très sympath et dont je vous parlerai bientôt comme vous savez...
      Je ne vous parlerai pas de tout le monde car les écrivains y sont trop nombreux pour les citer sans en oublier mais une petite mention spéciale pour mon amie Rania Aouadène qui vient de publier son premier Roman aux Ed. Marsa animées par notre amie Marie virolle que vous connaissez tous. Nedjma et Guillaume que je vous conseille vivement d'acheter car après les poèmes d'Andalousie et de Kabylie dont je vous ai parlé déjà vous ne serez pas déçus. Et vous avez le lien pour pister facilement le blog de Rania et aller y faire un tour : c'est passionnant !
      Dernier cadeau de cette très belle et émouvante journée le livre de Leïla Sebbar publié aux Ed. Elyzad : une maison d'édition tunisienne qui fait du très bon boulot d'après l'aspect extérieur du livre et je vous en dirai plus lorsque je l'aurai lu mais d'avance je sais que je ne serai pas déçue car avec Leïla il n'y a rien à craindre et le thème de ce récit me touche beaucoup.
      Il s'agit de Mon cher fils dont voici la quatrème de couv : " Un vieil homme, ouvrier chez Renault, revient vivre à Alger après trente ans passés dans l'usine-forteresse de Boulogne-Billancourt, l'île Seguin. Il vit seul, dans une petite maison aux volets verts, face à la mer. Il a eu sept filles et un fils dont il est sans nouvelles depuis longtemps et à qui il n'a jamais réussi à parler. Avec la complicité de la jeune Alma, écrivain public à la Grande Poste, il lui écrit, il tente de lui écrire.
Un roman sur les silences de l'histoire, du roman familial dans l'exil, le silence qui sépare un père de son fil."
      Voilà... On est heureux de vous avoir vus ou revus si nombreux et si attentifs à découvrir ce qu'on essaie de vous offrir avec le meilleur de nous-mêmes... ça a été un très beau moment qui nous fait chaud au coeur ! Merci à tous et dans quelques jours les photos de notre photographe attité Jacques Du Mont...

Alors à très bientôt !


     

     
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