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Saïd et Diana

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Présentation

  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Les Diables bleus

Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 01:10

Enfances de banlieue

     Notre Cahier des enfances de banlieue qui est en cours d'impression et de fabrication à Epinay-sur-Seine a bénéficié une nouvelle fois de la participation active et du soutien amical des personnes qui ont été présentes dès le début de cette aventure.

      Un grand merci à toutes et à tous : Laurent Bieber, Jacques Du Mont, Aïcha Kerfah, Patrick Larriveau, Leïla Sebbar, et un petit clin d'oeil à Dominique Godfard dont on peut aussi lire le blog Deslivresetmoi.fr qui nous a raconté dans ce numéro diabolique l'histoire de Solomon et des cours d'alphabétisation qui sont aussi une façon de rencontrer des gens venus d'ailleurs.

      Nous espérons que celles et ceux qui nous liront et qui auront envie de découvrir notre second Cahier des Diables bleus viendront samedi ou dimanche 13 et 14 octobre faire une petite balade sous le joyeux soleil de cet automne ocre rouge du côté du Marais à l'Espace Blancs-Manteaux situé 48, rue Vieille du Temple, pour partager avec nous mille diableries évidemment et surtout pour faire connaissance.

      Pour la première fois le Salon fera nocturne le jour de l'installation le vendredi 13 octobre jusqu'à 23 heures et on boira avec vous un petit muscat si ça vous dit...

      Cela fait une dizaine d'années maintenant que j'erre de Salons en Salons avec un gros baluchon de bouquins qui pèse très lourd à chaque fois en que je vais à la rencontre des gens avec le même étonnement et le même plaisir de vous découvrir et de vous faire connaître nos créations rebelles et poétiques. Il y a dix ans il s'agissait de participer à la diffusion de la revue Algérie Littérature Action animée par Marie Virolle une amie qui sera à mes côtés pour ce Salon des Revues puisque nous partageons la même table comme de vieilles complices.

      Il y a dix ans que cette aventure avec les livres a commencé et aujourd'hui nos Cahiers des Diables bleus ont à peine un an d'existence mais ils sont vigoureux et plein d'entrain. Et pour vous rafraîchir la mémoire d'un brin de rosée, il faut vous rappeler que nos Cahiers ont publié il y a quelques mois leur premier conte moderne illustré par Louis Fleury Sinbad le taggeur d'oiseaux.

      Notre projet pour le début de l'année 2007 est un premier Cahier qui réunira de nombreux textes inédits et documents que m'a confiés mon ami Jean Pélégri, écrivain et poète d'Algérie avant de mourir il y a trois ans. Il s'intitulera Jean Pélégri le poète Les mots de l'amitié. D'autres Cahiers suivront comprenant ses poèmes et sa correspondance jamais publiés jusqu'ici ainsi que des notes qu'il prenait au jour le jour sur des cahiers d'écolier que j'ai déchiffrées et gardées précieusement.

           Et bien sûr nous espérons toujours votre participation à notre prochain Cahier des Diables bleus qui aura pour thème Banlieue terre d'exil et qui paraîtra en février 2007 à l'occasion du Salon du Maghreb des Livres.

Vos textes et vos images sont à envoyer à l'adresse postale suivante :

Dominique Le Boucher 41 Cours de Vincennes 75020 Paris

Et ou aux adresses mail : le-boucher.d@wanadoo.fr

                                          ILOUFOU@AOL.COM

      On vous attend avec impatience et un grand plaisir !

 

    Alors à bientôt...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /Oct /2006 00:40

Enfances de banlieue

      Notre second Cahier des Diables bleus qui a pour thème Enfances de banlieue est sous presse et nous sommes en train de le faire le plus beau possible avec la perspective proche du Salon des Revues qui aura lieu le week-end du 14-15 octobre 2006 à l'Espace des Blancs-Manteaux. On sera très fiers de vous le présenter, à vous qui ne nous connaissez pas encore, nous autres les diablotins, et en même temps de l'offrir à celles et à ceux qui l'ont réalisé avec nous, à cette occasion.

      Depuis la création de notre petite édition marginale au mois de septembre 2005, il y a tout juste un an, ça se fête ! nous ne sommes pas très nombreux à appartenir à la bande des Diables bleus, mais on espère bien que vous serez d'ici quelques temps des nôtres, vous qui écrivez, racontez des histoires, dessinez, photographiez quelque part dans une de ces banlieues sur lesquelles on parle... on parle... et qui elle ne nous parle pas...

      Pourquoi donc depuis qu'elles existent les banlieues sont-elles muettes alors que tant de gens qui y vivent ont des histoires magiques et incroyables à raconter ? Pourquoi mais pourquoi n'ont-ils pas encore pris un crayon ou une plume et de l'encre rouge afin d'écrire chacun à leur façon d'une tour et d'une barre à l'autre l'immense, l'infinie et turbulente histoire de leur cité comme un géant journal de bord ?

       Eh bien c'est ce que nous avons décidé de faire en attendant que d'autres prennent la relève, nous qui vivons au moins pour une part de notre temps dans une cité de banlieue, nous qui y avons grandi et qui connaissons cette passion pour la périféerie que peu de gens osent mettre en mots, en images, en contes

      Nos enfances de banlieue nous les partageons avec d'autres créateurs qui comme nous sont nourris à cette source rouge sang, rouge feu, rouge cerise et tendresse, rouge savane et ocre d'Afrique, rouge poésie... Ceux et celles qui ont lu notre premier Cahier des sans-papiers paru en février 2006 connaissent déjà nos collaboratrices et collaborateurs, amies et amis qui nous accompagnent dans notre entreprise rebelle et poétique pas toujours simple à mettre en oeuvre...

      Laurent Bieber, Jacques Du Mont, Dominique Godfard, Aïcha Kerfah, Patrick Larriveau, Leïla Sebbar, et vos deux diablotins habituels pour vous servir... nous avons tenté à nouveau six mois après le coup d'envoi de notre édition très artisanale sur imprimante jet d'encre, de renouveler pour celles et ceux d'entre vous qui le voudront bien, l'émerveillement.

      Ce nouveau Cahier est entièrement réalisé sur papier couché, ce qui donne des couleurs auxquelles vous ne croirez qu'en les voyant, et un côté ancien Cahier des poètes d'une époque où on ne reliait pas ses écritures avec des moyens coûteux et immortels, mais avec la reliure métallique des cahiers d'école, et en même temps tout là-dedans est fait à partir de ce qui se crée autour de nous chaque jour, sur nos murs, dans nos rues... c'est le Macadam city blues au quotidien !

      Pas facile non... pas facile du tout de raconter nos enfances de banlieueen les mêlant à celles des jeunes d'aujourd'hui que nous croisons chaque jour sur les trottoirs de la cité vu que pour eux l'avenir c'est plutôt... cruel... Le nôtre était tatoué de rêves et de la grande fête des années 70 qui venait juste de nous offrir son plus fastueux territoire imaginaire, et je vous assure que nous autres, de ce Mai-là on est très ravis et très fiers ! Nos enfances ouais ! elles étaient comme le soleil de Jean Sénac, elles donnaient sur la mer.

      Les leurs d'enfances, elles donnent sur la rue et ça fait longtemps que notre autobus des brousses que vous connaissez bien le 154 qui fait Epinay- Saint-Denis... la Gare... le canal... ne les enchante plus et ne les emporte pas ailleurs que sur les bords gadoue et odeurs louches d'une Seine qui là n'est pas celle des péniches fleuries qu'on trouve à Meudon encore, mais plutôt des roulottes des Gitans qui sont échouées là sous le pont acier et grincements du chemin de fer...

      Parce que c'est ça aussi la banlieue... un squatt qui se pointe sur les bords du réel dans un entrepôt désaffecté à côté de la ligne de chemin de fer et pour le reste c'est plus ou moins glauque mais nous autres on y vit et on n'a pas envie de la voir trop pourrie notre zone féerie alors on se la fait en couleurs, et alors !

      Voilà juste un petit bout de ce que vous trouverez dans ce Cahier des enfances de banlieue qui est encore tout mouillé d'encre, et la suite c'est pour demain, si ça vous dit...

A suivre...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 23:04

Jeux d’Indiens
Epinay, samedi, 28 juillet 2006

Devant le Casino d’Enghein
Y’a des bassins bien comme il faut
Dans les bassins y’a des jets d’eau
Qui ne s’agitent jamais trop

Et dans le Casino d’Enghein
Y’a des messieurs bien comme il faut
Font prendre l’air à leur pingouin
Ne parlent qu’au gardien du zoo

Devant le Casino d’Enghein
Y’a des tables bien comme il faut
Avec dessus des trucs qu’on mange
Et des trucs qu’on boit plein les seaux
Jolis glaçons pour les pingouins

Devant le Casino d’Enghein
C’est l’été y fait bien trop chaud
C’est pareil que dans nos cités
Où ne vont jamais les pingouins

Devant le Casino d’Enghein
Dans les bassins et les jets d’eau
Y’a des gamins couleur d’orange
Qui trempent leurs plumes dans l’eau
Ils ne viennent pas de très loin

Devant le Casino d’Enghein
Y’a des gamins y’a des oiseaux
Orange et violet se mélangent
Peaux d’Indiens et costumes d’anges

Devant le Casino d’Enghein
Jouant joyeux sous les jets d’eau
Les mômes les piafs des cités
Face aux yeux vides des gardiens

Devant le Casino d’Enghein
Comme ils rêvent à des châteaux
Ils ont des graviers plein les mains
Voilà leurs fêtes leurs étés
Pas d’anges pour en prendre soin

Devant le Casino d’Enghein
Dans les bassins et les jets d’eau
Y’a des enfants couleur d’orange
Qui n’ont jamais vu de pingouins

Devant le Casino d’Enghein
Près des bassins et des jets d’eau
Sortis très tard bine excités
Les poches pleines les pingouins

Devant le Casino d’Enghein
Les yeux vides plongent dans l’eau
Où la lune bleue se mélange
Au reflet des enfants malin

Devant le Casino d’Enghein
Dans les bassins et les jets d’eau
Chaque été pour tout enchanter
Se mêlent malgré les pingouins
Les rires fous couleur d’orange
Aux plumes mauves des Indiens
Pépites d’or de nos cités.

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Vendredi 2 juin 2006 5 02 /06 /Juin /2006 01:39

     

      Café-crème est un livre qui existe désormais grâce au procédé de l'autoédition que j'ai utilisé comme de nombreux auteurs qui en ont assez de voir les bénéfices de leur travail d'écriture passer de mains en mains entre éditeurs, diffuseurs, libraires... et qui ne touchent jamais ni droits d'auteurs, ni le moindre salaire évidemment.

      J'ai publié une dizaine de livres, essais, récits, contes poèmes, et de nombreux textes de critique littéraires dans diverses revues avant de me décider à me mettre avec mon ami Louis qui a réalisé entièrement l'image et la maquette de couverture de Café-crème, à fabriquer des Cahiers livres nous-mêmes, ce qui a donné naissance aux Cahiers des Diables Bleus et puis, pourquoi pas, à chercher un moyen de publier autrement mes manuscrits grâce à l'impression numérique.

Je vous parlerai la semaine prochaine de ce qu'est notre récente expérience de l'autoédition, et du travail qu'elle a nécessité. Vous pouvez trouver Café-crème sur le site d'Imprimermonlivre.com parmi d'autres livres d'auteurs qui ont suivi le même parcours que nous.

Voici la préface qu'a écrite Leïla Sebbar pour ce livre de nouvelles que j'ai voulues légères et malicieuses ainsi qu'un peu... colorées comme la mousse douce du café-crème qu'on boit parfois à la table d'un bistrot, en attendant la suite...

                           Préface de Leïla Sebbar


      Le café-crème, ce serait la récompense de l'aube, le bout de la nuit où on a marché longtemps, avant le repos.
      Les vagabonds de Dominique Le Boucher vont ainsi d'un café à l'autre, d'un trottoir à un banc public. D'où viennent-ils ? Sans maison ni famille, sans toit ni loi. Ils viennent de loin, la cité, la banlieue, le squatt, comme si ces lieux-là étaient des terres inconnues et redoutées où on n'ira jamais parce qu'il y a danger de malheur, de laideur et de mort.
      Ils sont errants, mais vivants, de vies multiples où le rouge et le bleu s'affrontent au gris noir et sale. La rue, le macadam hostile, la soupe populaire pour les pauvres, l'usine où s'épuisent le corps et l'âme. Ces fous errants s'arriment au comptoir des cafés, à la baignoire blanche, au pinceau chinois. Dominique Le Boucher leur donne à rêver et à désirer, dans leur dérive.
      Le rosier sauvage et secret de Casimir le patron de bistrot et ses roses uniques, parfum léger et jeunes filles du cours de Madame Angèle. Casimir est un Sage comme Khaled l'aveugle et Maître Zao.  Ils sont de ce monde qu'ils déchiffrent comme des devins, et détachés de ses biens communs, ordinaires. Ils sont là, placides. Entre parades de cirque et cabaret, ivrognes et fous dangereux. Ils observent, ils ne jugent pas. Ils écoutent les histoires.
      Raconter des histoires, c'est échapper à la misère, à la mélancolie. Les acteurs de la rue et du macadam savent raconter des histoires et on les écoute. Fables, contes, faits divers, rêves excentriques d'éléphants blancs dans une baignoire, champagne à la Closerie des Lilas (ce n'est peut-être pas un rêve, l'écrivaine peut seule le confirmer ou l'infirmer), désir d'Afrique avec l'ami africain à la peau bleue, peintre éphémère, le regard de l'aveugle Khaled « lézard de lumière dorée ».
      Les trois Justes, Casimir, Khaled, Zao semblent éternels. Ils seront toujours là, solides et généreux dans leur dénuement, pour les pauvres et les gueux qui peuplent un théâtre pathétique, orgueilleux. Alors la fable devient réalité, la tribu de bêtes fabuleuses et d'hommes à la dérive se dessine sur « papier créole ». Ce n'est plus un songe nous dit Dominique Le Boucher avec, dans la voix, de la colère, de la révolte mais combien de tendresse.

Paris, 15 août 2005


Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /Mars /2006 00:36

Le Salon du Maghreb des Livres

A la veille du Salon du Livre de Paris auquel nous ne participerons pas comme tout ce qui est de l'édition et de la publication marginale, voici quelques images du Salon du Maghreb des Livres qui a eu lieu il y a quinze jours dans les salons de l'Hôtel de Ville de Paris.

 

Un voyage au coeur des espaces un peu fous de l'Hôtel de Ville qui est notre propriété à tous, nous aurions tort de l'oublier, et que nous ne pouvons explorer que trop rarement.

 

 

 

Un voyage au milieu des livres qui parlent du métissage, de la Méditerranée et de ses gens qui y vivent de part et d'autre depuis des siècles et qui y racontent des histoires...

 

 

A la table à côté de la nôtre, la revue Algérie Littérature Action animée depuis dix ans par Marie Virolle une amie de toujours avec qui nous allons encore partager de folles parties de rires et nos passions littéraires…

 

 

Il y en a qu’on ne voit jamais dans ces Salons, ce sont justement ceux qui travaillent à la réalisation de nos Cahiers des Diables bleus  dans la banlieue à Epinay, ceux comme Louis qui dessine et d’autres encore… dommage…

 

 

Avec Dominique Godfard qui a écrit « La carte de séjour » dans nos Cahiers, Christiane Chaulet Achour professeur de littérature comparée à la Fac de Cergy et écrivaine de nombreux essais sur les artistes d’Algérie et de toute la francophonie ainsi que Neïla la petite héroïne des Diablotins venue nous voir… et avec Marie !

 

 

 

De belles heures d’amitié et de poésie partagées ainsi que de nombreux contacts et quelques ventes pour nos Cahiers des Diables bleus lors de leur première sortie, que demander d’autre à la vie ?

 

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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