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Saïd et Diana

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  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Les Diables bleus

Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 11:56

Des images que vous ne verrez pas ailleurs...

 

Nous avons bien hésité avant de ne pas choisir cette photo d'un voyageur à vélo qui parcourt les banlieues et les alentours de la capitale pour participer à des brocantes afin de l'inclure dans la nouvelle rubrique de notre Cahier Banlieue terre d'exil : Ils ont posé pour nous...

Mais il est vraiment trop chouette pour ne pas faire une pleine page à lui tout seul, bien que Jacques notre photographe favori dans son élan ait oublié de lui demander son prénom... Donc vous le retrouverez en bonne place dans un de nos prochains Cahiers et en attendant voici les photos que nous aurions pu utiliser dans celui-ci, qui, faute de place n'y seront pas, mais on vous les offre sur notre blog pour accompagner l'Edito de ce nouveau numéro diabolique que vous lirez en avant première, petits veinards !

 

Edito

En choisissant pour thème de ce nouveau Cahier des Diables bleus “ Banlieue terre d’exil ” nous avons songé aussi bien aux immigrés venus du Maghreb et de toute l’Afrique à partir des années 60, qu’aux paysans et ouvriers qui quittaient les campagnes françaises afin de rejoindre leurs compagnons d’ailleurs aux portes des grandes cités et qu’on a installés sans scrupules et sans souci d’humanité dans ce qui s’est ensuite appelé les banlieues.

   Inutile de revenir sur les termes choisis et tellement évocateurs où ces gens tous d’origine populaire ont été relégués : ghettos, bidonvilles, terrains vagues, friches, cités d’urgence, cités dortoirs, blocks… et sur leur histoire, il y aurait trop à écrire et les mots ne peuvent rien pour apaiser la réalité quand elle devient barbare. Ils ne savent que la raconter afin de tenter de lui rendre sa poésie et sa douceur de vivre et de témoigner.

      Terre d’exil la banlieue qui surgissait à peine parmi les campagnes sauvages qui entouraient les villes il y a cinquante ans elle l’était déjà pour l’immigration alors bienvenue aux yeux des nantis des pays riches auxquels elle offrait des mains on l’a dit et redit. Des mains de femmes et d’hommes qui les donnaient aux machines et qui n’existaient pas. Terre d’exil pour celles et ceux qui avaient tout quitté et tout perdu de cet ailleurs inconnu de nous qui les rejoignions à bord du rafiot de légère misère des périphéries… légère car à côté de ce qui se mettait en place dans les pays ex colonisés d’où ils arrivaient, ça n’était presque rien.

 

Quand il a fallu choisir le titre de ce Cahier des Diables bleus nous avons hésité entre Banlieue terre d’exil et terre d’asile… Et le terme de “ terre d’asile ” nous a tentés un moment car il faisait référence à celui de  “ Moolaadé ” en langue peul, si justement illustré par le réalisateur Ousmane Sembenné dans le film qui portait ce titre. Le Moolaadé lieu d’asile formé par les cases d’argile blanche entourant la cour dont l’entrée est délimitée à l’aide d’un lien de laine tressé de trois couleurs rouge orange et écru forme un espace où on trouve refuge, protection et soutient. Il s’agit en l’occurrence de petites filles fuyant l’excision, mais le symbole est là et il nous parle.

Oui… Banlieue terre d’asile aurait été un beau titre pour ce troisième Cahier des Diables bleus, beau mais désormais irréaliste voire dérisoire vu ce qu’on sait et ce que nous autres qui fréquentons une cité de banlieue assidûment constatons de la façon dont les gens qui sont un jour venus d’ailleurs et dont les enfants ont été nos camarades de jeux se trouvent exclus même de ce territoire qui est devenu le leur, qui est devenu le nôtre au fil des jours et des années. En exil sur leur propre macadam, dans leurs rues familières, jusqu’au pied de leurs blocks et en bas de leurs escaliers, et cet exil nous le partageons puisque nous sommes enfants issus du même métissage et de la même fratrie, de la grande tribu des fleurs d’agaves.    

Et c’est spontanément que les textes de fiction que vous trouverez dans ce Cahier parlent tous des exils successifs et dispersés dans différents lieux car l’exil n’est pas une question de sol ou de sang mais de reconnaissance de soi parmi les autres. Il y a quarante ans de la campagne vers la ville, du Sud vers le Nord, des camps de transit aux espaces sidérurgiques d’Usinor ou aux usines de l’Ile Seguin, puis aujourd’hui d’hypothétiques retours en direction des pays d’origines inconnus du Maghreb et de l’Afrique, les voyages se répètent avec les ruptures qu’ils provoquent agrandissant un peu plus à chaque génération la séparation de sa propre histoire et de celle des autres. Seuls peut-être les corps des êtres si souvent fragmentés au cours de leur trajectoire depuis les plus anciens esclavages demeurent un moyen de se faire sa place pour un temps au sein d’une société qui vante le spectacle et la compétition sportive…

Et c’est au milieu de ces morcellements comme pour mieux affirmer notre singularité qui ne cesse de se renouveler que nos Cahiers des Diables bleus ont réuni pour vous les offrir deux regards autres portés sur nos banlieues et plus particulièrement sur notre ville d’Epinay. Celui de la réalisatrice Chantal Briet qui a tourné dans la cité de La Source à Epinay un film documentaire Alimentation générale autour de l’épicerie d’Ali le magicien et grâce à la participation passionnée et pleine d’humour des habitants de la cité qui ont tenu à montrer que l’amitié et le respect humain sont au rendez-vous du quotidien quand on veut y poser un regard poétique et généreux.

Et celui des agents de l’école Dumas primaire toujours dans notre ville d’Epinay qui ont accepté avec enthousiasme de poser devant l’objectif afin de signer par ce clin d’œil en commun une chanson écrite pour dire la réalité de leur travail d’équipe à leur façon. Ce sont aussi des mains, les leurs qui vibrent au rythme de la moto brosse, des mains semblables à celles des fondeurs, des mineurs, des métallos et des maçons. Des mains métisses dansant ensemble aux rythmes des mots d’une autre chanson qui elle raconte l’exil de milliers d’ouvriers pour qui le travail était bien plus qu’un gagne pain, une façon d’exister : “ Je voudrais travailler encore… travailler encore… forger l’acier rouge avec mes mains d’or… acier rouge et mains d’or… acier rouge et mains d’or… ”

 

                 Toutes ces photos sont de Jacques Du Mont

 

A bientôt... 

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /Jan /2007 02:03

                                  Pas de Salon pour les Revues 

      Drôle de surprise aujourd'hui grâce à une de nos collaboratrices qui écrit dans nos Cahiers des Diables depuis le début, et qui m'écrit que cette année le traditionnel Salon du Maghreb des Livres auquel nous participons beaucoup d'amis du Maghreb et moi depuis dix ans, n'aura pas lieu comme nous en avons pris l'habitude dans les salons de l'Hôtel de Ville de Paris mais à la Mairie du 13ème...

      Pas très grave n'est-ce pas puisque nous avions bien il y a quelques années pris l'habitude des locaux de la Mairie de notre 20ème arrondissement qui nous allaient comme un gant, tout populaires et simples qu'ils étaient. Et les fastes et les dorures de l'Hôtel de Ville n'ont rien ajouté à notre plaisir chaque année de nous retrouver et de causer d'écritures, de poésies et de créations métisses et mêlées. Pour une fois qu'on se revoit toutes et tous éparpillés aurour de la terre qu'on est, vous pensez bien qu'on ne louperait ça pour rien au monde ! Ben non alors...

      Donc va pour la Mairie du 13ème, mais dans le message il y avait autre chose de plus inquiétant... une allusion au fait que la taille de l'espace qui nous était aparti ayant drôlement diminué, on ne serait pas tous invités au festin, ce qui ne nous serait pas venu une seconde à l'idée par ces temps d'exclusions diverses et de tri parmi les favoris dans tous les étages de notre joyeuse société... Non, dans notre petit monde des Diables bleus on n'a pas ce genre d'idée en tête pour sûr !

      On ne vérifie jamais trop ce genre d'informations qui font un peu mal au passage évidemment, donc trois petits tours sur le site de l'association Coup de Soleil qui organise le Salon et puis on s'en va très vite de là effarés débarbouillés de notre magique semaine d'embruns et d'océan de petites vacances toutes fraîches et très barbouillés d'apprendre comme ça d'un coup que cette année pas d'espace pour les Revues dans les jolis salons de la Mairie réservés aux bouquins et à un "café-littéraire" tout neuf...

      Ben ça alors non on ne s'y attendait pas nous autres qui avons participé à ce Salon d'outremer alors qu'il n'y avait pas foule ni d'exposants ni de visiteurs et qu'on avait au bout sombre d'un couloir une table à partager à cinq ou six pour nos Revues, Magazines, Feuilles de choux et qu'on était bien content de nous trouver alors me semble... Mon amie Marie Virolle et sa revue Algérie Littérature Action, ainsi que Christiane Chaulet Achour et Leïla Sebbar qui participaient comme moi aux ventes plus ou moins heureuses et aux fous rires et colères qui animent chacun de ces moments des Salons qu'on connaît bien nous autres, mais c'était toujours le bonheur trop rare de se retrouver.

      Donc voilà, cette année vous serez et nous serons privés de ces retrouvailles et rencontres magiques et amicales qui nous font tant de bien dans ce monde de taupes carnivores ( c'est pas sympath pour les taupes ! ), vous vous contenterez des bouquins et des "vrais" écrivains, et les gribouilleurs scribouilleurs de Revues comme nos Cahiers et bien tant pis pour eux, qu'ils aillent au diable justement !Bon, vaut mieux en rire si on peut car sinon on deviendrait comme eux, les décideurs de nous rapter ce minimum d'espace vital pour rencontrer les gens et leur faire découvrir nos petites créations communes, on deviendrait méchants et grincheux et bêtes et envieux et nases, pas question !

      Dommage quand même pour toutes ces Revues dont ceux qui les portent à bout de bras de plus en plus difficilement au milieu du grand commerce du médiocre et du miteux de l'écriture ne savent plus trop ou ni comment les sortir de leurs cartons toutes scintillantes de paillettes d'encre ! Ouais, dommage pour nous qui avons trimé comme des fous pour achever ces deux numéros de nos Cahiers des Diables pour  vous les offrir comme chaque année à l'occasion de ces moments qu'on attend avec impatience !

      Alors vu qu'on est quand même assez tristes ce soir malgré notre enthousiasme naturel, on vous offre ces pages de nos Cahiers que vous ne croiserez pas dans les jolis salons de la Mairie du 13ème, cette chanson des dames agents d'école à Epinay, et ce poème de Laurent que je n'avais pas oublié dans ma présentation précédente mais c'était la fatigue... On vous les offre avec tendresse et un petit clin d'oeil et on vous en offrira beaucoup d'autres sur notre blog en attendant mieux...

      Heureusement nous avons notre place bien réservée celle-là au Salon de Péronne dans quinze jours et c'est total gratuit, mais pas tout près de Paris... Dommage oui, grand dommage pour toutes les Revues qui n'avaient pas besoin de ça alors que depuis deux ans elles galèrent pour exister vaille que vaille et que pas mal d'entre nous ont déjà mis la clef sous le tas de feuilles mortes ! Alors si vous voulez bien nous faire un petit signe pour nous remonter le moral, ça sera vraiment chouette, on vous attend l'ami Louis et moi...

 

A bientôt...

 

 

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 01:41

                                     Cahier Banlieue terre d'exil

      Notre troisième Cahier des Diables bleus vient à votre rencontre comme d'habitude un peu avant sa parution en format papier sur notre blog. Pour ceux qui ont pris l'habitude de le découvrir de cette façon ce sera encore une surprise car il est très différent des deux précédents et pourtant il suit son chemin de petit bonhomme de banlieue...

      Celles et ceux qui collaborent avec nous depuis notre premier Cahier sont à nouveau à nos côtés et il y ont eu du mérite car les délais cette fois étaient très courts : à peine deux mois avant le Salon du Maghreb du Livre début février.

 

Certains textes sont déjà parus dans notre blog mais le travail d'illustration de Louis leur donne comme toujours une allure féerique qui crée une nouvelle découverte des mots au fil des images. Notre cité de banlieue y est plus que j'amais présente avec sa grande tribu des fleurs d'agave et sa petite déesse sumérienne Nidaba.

      Mais le tam-tam de la grande tribu fera passer le message d'un texte à l'autre : terre d'exil peut-être notre banlieue mais aussi terre d'asile c'est sûr, on y veille nous autres !

Malgré les cris du Crasseux sur son tas d'ordures... et le récit d'une cité d'enfance de Françoises Bezombes...

      Et malgré  les tribulations d'Aïcha Kerfah au milieu d'une réalité métisse qui pose toutes les questions : intégration ou désintégration ?

    

      Les lettres de Shérazade envoyées depuis Alger rejoindront Julien quelque part dans une banlieue périféerique ici ou ailleurs et c'est Leïla Sebbar qui poursuit dans nos Cahiers ce Journal de la belle étrangère ...

      Ailleurs toujours ailleurs... Amadou plonge dans son troisième exil, Amadou l'Africain qui nous raconte aujourd'hui et les chasses à l'homme ouvertes dans nos villes mêmes, où Dominique Godfard l'a croisé juste avant qu'il ne s'en aille loin de nous en emportant nos rêves d'un autre paysage...

       Mais s'ils voyagent au bout de toutes nos nuits les exilés d'un paysage et d'une mémoire ne larguent jamais leurs songes et c'est grâce à eux que dans un univers de bêtise et de cruauté nous avons encore plein de paillettes sur les lèvres...

      A suivre...
Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 23:03

                  Le prochain Cahier des Diables bleus

                Banlieue terre d'exil

      Après quelques semaines de surmenage intensif qui nous ont éloignés provisoirement de notre blog, vous allez enfin avoir droit aux photos du Salon de la Revue qui a eu lieu au mois d'octobre et auquel vous êtes venus nous voir très nombreux, ce qui a été une surprise extra pour nous tous.

Ce Salon qui était le premier Salon de la Revue auquel les Cahiers des Diables participaient s'est donc passé de manière très agréable pour nous qui y présentions notre second Cahier : "Enfances de banlieue" ainsi que le livre auto-édité "Café-crème".

Nous avons commencé le vendredi soir après l'installation de notre table que nous partageions avec Marie Virolle et sa revue Algérie Littérature Action,par partager un apéritif muscat et petits gâteaux salés à la santé de nos Cahiers en attendant les visiteurs du soir car cette année le Salon faisait nocturne jusqu'à onze heures le jour de l'installation. 

 

L'installation des livres dans un Salon est toujours un moment très émouvant et passionnant où on se rend enfin compte de tout le travail effectué durant des mois souvent sans que personne ne s'en doute, et c'est aussi un enjeu redoutable car il faut être à la hauteur ! Cela représente également pas mal de fatigue car les livres ça pèse lourd et les trois journées ou plus durant lesquelles on est confrontés aux projecteurs mal réglés en pleine figure, au bruit, à la poussière et au fait de devoir assurer la tenue de son stand sont récompensées quand ça marche bien par un échange riche et très agréable avec les gens. Et c'est pour cela que la plupart des participants y reviennent et certains depuis plus de dix ans !

  

Certaines revues existent depuis trente ans, et on sait bien que la création d'une revue est le fait de passionnés qui passent une grande partie de leur temps et de leur énergie là-dedans. Nous aux Cahiers des Diables bleus nous sommes soutenus par les personnes qui collaborent avec nous depuis le départ il y a un an de cette aventure, et notamment par une des écrivaines qui nous accompagne de Salon en Salon, Dominique Godfard dont le texte dans ce Cahier s'intitule "Solomon ou l'enfant du défi".

Christiane Chaulet Achour ainsi que Marie qui sont deux amies de longue date participent à faire connaître nos Cahiers des Diables, Christiane qui est prof de littérature comparée à la Fac de Cergy en les diffusant auprès de ses collègues et de ses élèves et Marie qui a invité nos Cahiers à venir se présenter dans son lieu du Moulin de Vallauris où elle expose sa propre revue.

Ces journées du Salon ont été nourries de multiples rencontres et nous espérons que d'autres collaborateurs et collaboratrice nous rejoindront bientôt tout comme nous essayons de créer le lien avec les jeunes garçons et filles créateurs des banlieues et avec les gens qui vivent dans les cités que nous rencontrons régulièrement Louis et moi.

Djalila est attachée culturelle à la ville de Saint-Denis, elle est également écrivaine et vient de publier un recueil de poèmes aux Editions Marsa animées par Marie Virolle.

Après Enfances de banlieue, notre prochain Cahier des Diables aura pour thème Banlieue terre d'exil, thème qui est plus que jamais d'actualité et qui a déjà suscité plusieurs textes que nous avons reçus, mais nous attendons les vôtres avec impatience !

Parmi nos soutiens il y a bien entendu Leïla Sebbar l'écrivaine et amie qui collabore à nos Cahiers ainsi que les personnes de la médiathèque de la Cité Nationale de l'histoire de l'immigration, et en particulier Charlotte Perdriau, qui nous ont accueillis sympathiquement dans leurs locaux provisoires de la rue René Villermé près du Père Lachaise et avec qui nous espérons bien que des projets communs seront possibles.

 

Alors à vous crayons pour écrire, dessiner, et encore encore nous faire rêver ! Et que cet hiver dans nos banlieues se chauffe au feu de notre enthousiasme partagé et de nos fêtes !

Et en attendant ce troisième Cahier des Diables bleus, qui paraîtra en février 2007, nous vous proposons de découvrir le premier Cahier Jean Pélégri, que nous venons d'achever et qui est consacré aux écrits inédits, poèmes et correspondances ainsi que petites notes au quotidien, que ce grand écrivain pied-noir d'Algérie nous a légués avant de nous quitter il y a trois ans déjà.

Il m'a fallu deux années de travail pour déchiffrer ces notes souvent écrites au crayon dans des cahiers d'école il y a 50 ans, et les saisir, puis les classer et enfin en réaliser un montage original mêlant images et photos réalisées par Djamel Farès et Jacques Du Mont. Ce premier Cahier qui réunit les poèmes et les notes sur l'enfance sera suivi de nombreux autres car les documents laissés par Jean sont abondants et nous renseignent sur certains moments difficiles de sa vie d'homme et d'écrivain, notamment durant la période de la guerre d'Indépendance algérienne.

Ces quelques images sont en avant première dans notre blog car ce Cahier Jean Pélégri ne sera en circulation qu'à partir de février 2007 à l'occasion du Salon du Maghreb des Livres. Nous avons tenté de prendre un peu d'avance car imprimer nos Cahiers sur notre petite imprimante Jet d'encre prend un temps fou et nous redoutons d'être en retard sur l'horaire !

 

Jean a été durant six années un ami précieux et profondément généreux en même temps qu'un poète et un écrivain qui inventait sans cesse une langue métisse de laquelle nous qui écrivons aujourd'hui dans les banlieues nous avons beaucoup à apprendre. Et je suis heureuse de pouvoir lui rendre cet hommage alors que son regard bleu n'est plus là pour m'accueillir comme il l'a fait si souvent dans son île du 14 ème arrondissement de Paris. J'espère que ces Cahiers pourront être utiles aux chercheurs et aux étudiants qui s'intéressent à son oeuvre, et agréable pour tous ceux qui aiment la poésie qui mêle l'ici et l'ailleurs.

 

Dans notre prochain article nous parlerons d'un film documentaire extra qui se déroule avec pour décor et acteurs les gens de la cité de La Source à Epinay, notre ville fétiche : "Alimentation générale" de Chantal Briet, qui passe au seul cinéma L'Espace Saint-Michel et dans aucun cinéma de banlieue ! Allez tous le voir, c'est une vision formidable de notre univers, et tellement autre que celle avec laquelle on nous bassine depuis des années... Et dites-nous ce que vous en pensez, on attend vos réactions, on n'est pas peu fiers vous pensez bien !

Et bien sûr nous reprendrons la publication plus ou moins régulière de nos textes et de nos images dans notre blog pour que vous puissiez les découvrir et y réagir si cela vous chante et vous enchante... Et que les Diables du grand feu de joie de nos vies dansent comme des fous dans nos banlieues émerveillées !

Alors à bientôt !

 

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 01:10

Enfances de banlieue

     Notre Cahier des enfances de banlieue qui est en cours d'impression et de fabrication à Epinay-sur-Seine a bénéficié une nouvelle fois de la participation active et du soutien amical des personnes qui ont été présentes dès le début de cette aventure.

      Un grand merci à toutes et à tous : Laurent Bieber, Jacques Du Mont, Aïcha Kerfah, Patrick Larriveau, Leïla Sebbar, et un petit clin d'oeil à Dominique Godfard dont on peut aussi lire le blog Deslivresetmoi.fr qui nous a raconté dans ce numéro diabolique l'histoire de Solomon et des cours d'alphabétisation qui sont aussi une façon de rencontrer des gens venus d'ailleurs.

      Nous espérons que celles et ceux qui nous liront et qui auront envie de découvrir notre second Cahier des Diables bleus viendront samedi ou dimanche 13 et 14 octobre faire une petite balade sous le joyeux soleil de cet automne ocre rouge du côté du Marais à l'Espace Blancs-Manteaux situé 48, rue Vieille du Temple, pour partager avec nous mille diableries évidemment et surtout pour faire connaissance.

      Pour la première fois le Salon fera nocturne le jour de l'installation le vendredi 13 octobre jusqu'à 23 heures et on boira avec vous un petit muscat si ça vous dit...

      Cela fait une dizaine d'années maintenant que j'erre de Salons en Salons avec un gros baluchon de bouquins qui pèse très lourd à chaque fois en que je vais à la rencontre des gens avec le même étonnement et le même plaisir de vous découvrir et de vous faire connaître nos créations rebelles et poétiques. Il y a dix ans il s'agissait de participer à la diffusion de la revue Algérie Littérature Action animée par Marie Virolle une amie qui sera à mes côtés pour ce Salon des Revues puisque nous partageons la même table comme de vieilles complices.

      Il y a dix ans que cette aventure avec les livres a commencé et aujourd'hui nos Cahiers des Diables bleus ont à peine un an d'existence mais ils sont vigoureux et plein d'entrain. Et pour vous rafraîchir la mémoire d'un brin de rosée, il faut vous rappeler que nos Cahiers ont publié il y a quelques mois leur premier conte moderne illustré par Louis Fleury Sinbad le taggeur d'oiseaux.

      Notre projet pour le début de l'année 2007 est un premier Cahier qui réunira de nombreux textes inédits et documents que m'a confiés mon ami Jean Pélégri, écrivain et poète d'Algérie avant de mourir il y a trois ans. Il s'intitulera Jean Pélégri le poète Les mots de l'amitié. D'autres Cahiers suivront comprenant ses poèmes et sa correspondance jamais publiés jusqu'ici ainsi que des notes qu'il prenait au jour le jour sur des cahiers d'écolier que j'ai déchiffrées et gardées précieusement.

           Et bien sûr nous espérons toujours votre participation à notre prochain Cahier des Diables bleus qui aura pour thème Banlieue terre d'exil et qui paraîtra en février 2007 à l'occasion du Salon du Maghreb des Livres.

Vos textes et vos images sont à envoyer à l'adresse postale suivante :

Dominique Le Boucher 41 Cours de Vincennes 75020 Paris

Et ou aux adresses mail : le-boucher.d@wanadoo.fr

                                          ILOUFOU@AOL.COM

      On vous attend avec impatience et un grand plaisir !

 

    Alors à bientôt...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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