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Saïd et Diana

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  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Les Diables bleus

Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /2008 14:10

                             A toi Mahmoud...

Non nous ne sommes pas seuls... nous sommes tout un peuple d'humains aux portes de l'exil... à coeur ouvert... 
A vous tous, aux Palestiniennes et aux Palestiniens, notre infinie tristesse partagée...






“ Ni patrie ni exil que les mots, mais passion du blanc pour la description des fleurs d’amandier.
Ni neige ni coton. Qui sont-elles donc dans leur dédain des choses et des noms ?
Si quelqu’un parvenait à une brève description des fleurs d’amandier, la brume se rétracterait des collines et un peuple dirait à l’unisson : Les voici, les paroles de notre hymne national ! ”
Comme les fleurs de l’amandier ou plus loin
Mahmoud Darwich Ed.Acte Sud, 2007

 


Une mémoire pour l’oubli
Mahmoud Darwich
Ed. Actes Sud, 1994
Traduit de l’arabe par Yves Gonzalez-Quijano et Farouk Mardam-Bey

 Extrait

“ Mais pourquoi me préoccuper à ce point de mon cadavre et de sa destinée ? Je l’ignore. Je voudrais un enterrement comme il faut. On placerait mon corps, intact et entier, dans un cercueil de bois, recouvert d’un drapeau aux quatre couleurs bien tranchées – même si on les avait tirées de quelque poème au sens obscur – et porté sur les épaules des amis, et des amis-ennemis.

Je veux des gerbes de roses rouges et jaunes. Pas de ce rose bon marché, ni de ce violet qui sent la mort. Je veux un récitant pas trop bavard, à la voix aussi peu rauque que possible, capable de simuler une tristesse raisonnable, en alternance avec des enregistrements de ma propre voix. Je veux des funérailles paisibles, simples, amples, pour que les adieux soient beaux, tout le contraire du premier contact. Comme ils ont de la chance ces jeunes morts, le premier jour où ils nous quittent, lorsque tout le monde rivalise de compliments à leur égard ! Héros d’un jour, amis d’un jour, innocents d’un jour. Ni médisances, ni insultes, ni envie. Ne laissant ni femme ni enfant, j’épargnerai à certains de mes amis la peine de simuler une tristesse inconsolable ( sauf entre les bras de la veuve éplorée ! ), et mon fils ne connaîtra pas l’humiliation des longues attentes au seuil d’administrations, à la bureaucratie primitive. C’est bien, je suis seul, seul, seul, et mes funérailles seront gratuites, sans vaine flatterie. Ceux qui seront venus présenter leurs condoléances s’en retourneront à leurs occupations quotidiennes. Je veux une belle cérémonie, et un beau cercueil d’où je contemplerai l’assistance, comme le voulait aussi l’écrivain égyptien Tewfik El Hakim. Je regarderai à la dérobée comment ils se tiennent, comment ils marchent, comment ils soupirent, comment leur bave devient larmes. J’écouterai les commentaires ironiques : il aimait les femmes ; il adorait les vêtements de prix ; chez lui, on s’enfonçait jusqu’aux genoux dans la moquette ; il avait un palais en France, sur la Côte d’Azur, et une villa en Espagne, et un compte secret à Zurich, et encore un avion privé et cinq voitures de luxe dans son garage à Beyrouth. On ignore s’il avait vraiment un yacht en Grèce, mais en tout cas, chez lui, on a retrouvé assez de “ cailloux ” pour bâtir tout un camp de réfugiés. Il trompait les femmes qui l’aimaient. Le poète est mort, et avec lui, sa poésie. Que reste-t-il de lui ? Il a fait son temps et nous en avons fini avec ce mythe. Il est parti avec sa poésie. Il avait le nez trop long, et la langue trop agile… J’en entendrai de pires lorsque cessera toute retenue. Je sourirai du fond de mon cercueil et je me retiendrai de m’écrier : “ Assez ! ” Je tenterai de revenir, mais trop tard… ”

 

 
















Nous sommes les hôtes de l’éternité ; en mémoire de Mahmoud Darwich

publié le lundi 11 août 2008
Texte publié sur le site de l’Association France Palestine Solidarité
www.france-palestine.org

Ma’an news


Extraits

“ Pas plus dans la mort que dans la vie, le poète Darwish ne disparaîtra. Son héritage, comme son ombre, restera auprès des Palestiniens une part de notre passé et une voie vers l’avenir. ( … )
L’un des premiers collègues de Darwich écrivait sur le poète déjà grand en 1974. Dans son roman Emil Habiby décrivait l’enfant Darwish, avec sa mère, le jour où ils ont été contraints à quitter le village de Birwah, qui se trouve maintenant en Israël.
Dans une jeep militaire, le protagoniste du roman observe alors que le responsable israélien ordonne à l’enfant Darwish et sa mère de quitter Israël. Tous deux se tournent et s’éloignent et c’est alors, dit le protagoniste, “ que j’ai constaté le premier exemple de ce phénomène étonnant qui allait se produire tant de fois ” et il décrit ce qu’il vit alors que l’enfant et sa mère s’éloignaient : “ Car plus la femme et l’enfant s’éloignaient d’où nous étions, le gouverneur et moi, dans la jeep, plus ils grandissaient. Quand enfin ils se sont fondus dans leurs ombres dans le soleil qui sombrait, ils sont devenus plus grands que toute la plaine d’Acre. Le gouverneur immobile attendait qu’ils disparaissent enfin, tandis que je restais blotti dans la jeep. Finalement il demandé, ébahi, « ils ne disparaîtront donc jamais ? ”
Pas plus dans la mort que dans la vie, le poète Darwish ne disparaîtra. Son héritage, comme son ombre, restera auprès des Palestiniens une part de notre passé et une voie vers l’avenir.
On a dit de Darwish qu’il était un moderne Abu At-Tayyib Al-Mutanabbi, célèbre poète irakien du 10ème siècle, généralement considéré comme le meilleur poète en langue arabe, dont l’oeuvre était si grande que personne en Irak ne pouvait parler d’autre chose que de ses poèmes. L’on dit que Darwish, comme Al-Mutanabbi, a donné à son peuple à s’occuper avec sa poésie, qu’il l’a amené à discuter les mots, les sens et les idées.
Image de notre poésie, Darwish, notre forteresse et notre dernier abri, nous a quittés. Il a dit un jour : “ Ils ont éteint les lumières alors que j’étais dans une cellule de prison mais le sol était illuminé par le soleil des sentiments ”.
Que le soleil de ses mots éclaire l’obscurité de son ombre allongée et nous soutienne alors que nous le pleurons ( … ) 

A ma mère
J’ai la nostalgie du pain de ma mère,
Du café de ma mère,
Des caresses de ma mère...
Et l’enfance grandit en moi,
Jour après jour,
Et je chéris ma vie, car

Si je mourais,
J’aurais honte des larmes de ma mère !
Fais de moi, si je rentre un jour,
Une ombrelle pour tes paupières.
Recouvre mes os de cette herbe
Baptisée sous tes talons innocents.
Attache-moi
Avec une mèche de tes cheveux,
Un fil qui pend à l’ourlet de ta robe...
Et je serai, peut-être, un dieu,
Peut-être un dieu,
Si j’effleurais ton coeur !
Si je rentre, enfouis-moi,
Bûche, dans ton âtre.
Et suspends-moi,
Corde à linge, sur le toit de ta maison.
Je ne tiens pas debout
Sans ta prière du jour.
J’ai vieilli. Ramène les étoiles de l’enfance
Et je partagerai avec les petits des oiseaux,
Le chemin du retour...
Au nid de ton attente !
1966

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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 23:32

                    La banlieue des travailleurs

      A l'occasion du 18ème Salon des Revues nous vous proposons notre nouveau et sixième Cahier créé imaginé et fabriqué à partir de nos banlieues tendres et farouches...
      Il s'intitule
La banlieue des travailleurs et il regroupe des textes originaux des images et des témoignages se raportant à la période de ce qu'on a appelé " la banlieue rouge "... Ce début du 20ème siècle à partir des premières victoires du parti communiste en 1924 qui a vu les faubourgs se peupler d'ouvriers syndiqués qui travaillaient dans les grandes usines automobiles à l'Île Seguin pour Renault et à Sarcelles pour Simca entre autres et sur les chantiers du bâtiment.
        Les mairies des villes de banlieue ont également peu à peu été gérées par des élus " rouges " tel qu'Henri Sellier à Suresnes le promoteur des cités jardins par exemple.
        Cette période tellement riche au niveau de l'imaginaire collectif qui a émergé parmi ces gens venus de partout pour travailler dans la banlieue n'a curieusement pas inspiré beaucoup d'écrivains ni de dessinateurs excepté Louis-Ferdinand Céline et Tardi alors qu'elle a été au coeur de nombreux films de Carné et de Renoir pour ne citer qu'eux... Les témoignages des ouvrières et des ouvriers eux-mêmes et de ceux qui se sont mêlés à eux dans les années 60 sont souvent fragmentés et éparpillés. Comment en serait-il autrement...
Nous n'avons pas cherché dans ce nouveau
Cahier à faire autre chose que témoigner nous aussi de manière fragmentée de cette réalité qui nous a été léguée par nos anciens et nous avons réussi parfois à joindre des personnes qui ont accepté de parler directement de leurs familles ouvrières de la banlieue et de nous prêter des photos à l'occasion de ce numéro. Vous les connaissez déjà vous qui fréquentez notre blog des  Cahiers vu qu'il a déjà été question d'elles dans un article y a quelques semaines de ça... Il s'agit d'Eloïse et de Denise... deux amies qui vivent à Drancy et font partie d'une assoc pour préserv er la mémoire ouvrière des anciens habitants de la ville...                      Denise Cotteau Bruny    par Jacques Du Mont
         
 Eloïse Début Bricout par
Jacques Du Mont
 

 On a également imaginé à l'occasion de ce Salon et parce qu'on ne manque jamais d'idées farfelues et rigolotes de mettre en route une collection
intitulée Petits Cahiers qui sera constituée de petits formats 11/17 et 14/17 d'une trentaine de pages illustrées de textes inédits ou déjà publiés dans nos Cahiers et qui peuvent être plaisants à avoir sur soi dans sa poche... à feuilleter quand on en a envie...
Il y aura des correspondances des contes des poèmes des témoignages des récits pour enfants et tout ce que vous voudrez nous suggérer car on compte sur vous bien sûr  pour enrichir ce début de notre nouvelle collection !
Et pour commencer nous avons réalisé un Petit Cahier des Lettres de Shérazade à Julien et de Julien à Shérazade de Leïla Sebbar que vous pourrez collectionner au prix de 3 euros chaque recueil car il y aura certainement d'autres petits facicules à venir...
 Deux autres  Petits Cahiers sont également prêts pour vous enchanter car il s'agit d'un conte illustré par Louis et écrit pat moi : Lui c'est Ratkail... normalement vous connaissez et d'un recueil d'aquarelles de Louis avec un poème inédit qu'il a écrit car il écrit aussi et drôlement joli même ! Ces deux  Petits Cahiers sont au format 14/17 et valent 4 euros chacun. Voilà rien que du nouveau alors on vous attend leS 11 et 12 octobre au Salon... 
  Et je vous reparle de tout ça sans faute dans les jours qui viennent ne vous inquiétez pas...
Et bien sûr pour ce Salon comme pour les précédents on sera avec notre copine Marie Virolle des Ed. Marsa et sa revue Algérie Littérature/Action que vous connaissez aussi... Alors à très bientôt !                                                  

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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 16:20

                                    “ Plus rien d’épique… ” 
Mardi, 14 octobre 2008 

        Tenir un blog surtout quand par ailleurs on é crit pour soi et pour les autres quand on fait un peu critique litt. comme je fais et beaucoup de récits coups de vent pour notre revue des Cahiers des Diables bleus c’est un job à plein temps… S’occuper d’une revue même petite et prendre le temps d’écrire des articles au quotidien qui témoignent de la réalité et d’autres choses dans une cité de banlieue ça demande d’en avoir envie et de savoir que c’est lu et que ça fait bouger des choses dans la tronche des lecteurs lectrices et chiens de rues Ouaouf ! Ouaouf !
          Et puis peut-être aussi que l’époque où c’qu’on vit est un moment de total autisme où chacun vit avec soi et ses potes et le reste basta… donc y a des gus comme moi qui ne sont pas des piliers de réseaux ou de familles de pensée pouah ! qui se posent la question au moment où dépassés par les événements style Salon des Revues comme c’ui qu’on vient de se farcir : mais pour quoi donc et pour qui donc que je me casse à réaliser un blog si à la première occase y souffle dessus le vent du désert comme le Simoun y a plus qu’un peu de poussière rouge sang et voilà !
          Moi contrairement à des tas d’gens je me vis très bien dans la solitude c’est ça qui permet d’écrire… de travailler comme disait Céline et par ces temps de folie où les rats retapent le rafiot vu qu’ils z’ont bien l’intention de continuer à bâfrer à jouir à profiter face aux autres d’ailleurs qui s’la crèvent de faim et d’autre chose aussi j’voudrais avoir une p’tite cabane de pêcheur pas loin de Saint-Malo et rester là et voilà ! Ouaouf ! Ouaouf !
          Mais y a p’tit Louis et ses images trop belles et nos projets de réaliser nos Cahiers des Diables bleus avec un ou deux copains et copines qui ne nous lâchent pas les pattes comme Patrick Navaï et Françoise Bezombes avec qui on voyage depuis trois piges maintenant et les larguer je n’peux pas alors forcé on continue… Ouais mais on va infléchir la courbe pour cause que nos p’tites créations “ d’artistes sans art ” elles sont très hard à fabriquer et qu’on a pas envie de les standardiser mais au contraire de les raréfier et d’les faire encore plus extras et magiques…
          Donc y en aura moins et on va tâcher de les rendre sorcières pour celles et ceux qui voudront venir voir se bouger sortir d’leur gourbi un jour peut-être… Car le monde virtuel des blogs c’est joli mais quand ça donne pour finir que les gens qui viennent regarder des images et lire des textes n’font pas un p’tit effort pour découvrir à l’occasion d’un Salon les gusses qui se dépatouillent avec pas de fric et toute l’énergie qu’on veut pour que ça existe… et pas plus ils ont la curiosité des Revues en papier et en poils alors basta…
          Donc l’écriture de notre blog des Cahiers va redevenir tranquille pépère ce qu’elle était y’a deux ans avant que j’y passe mes nuits et que j’n’écrive plus assez pour moi et que les mots s’éparpillent au fil des gouttes de rosée rouge sang du désert s’évaporent s’effacent Pfuitt… Pfuitt… Serez pas étonnés d’être prévenus et p’t’être qu’alors z’aurez envie de faire c’qu’on appelle je crois : interaction… Allez à plus… Ouaouf ! Ouaouf !
    

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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /2008 23:29

        Un Salon des Revues pas ordinaire
             Mardi, 21 octobre 2008

           Le Salon des Revues c’est toujours un endroit où on piaffe du sabot même si on est désormais trois grâces pour s’y faire la fête en attendant le client hypothéqué d’avance… on l’sait bien d’expérience de nos dix piges là-dedans qu’y viendra pas le client sauf en visiteur décalé absent lointain… en gros de nous et de nos bouquin il a pas grand-chose à faire il est venu se balader occuper son samedi aprem suite des commissions ou son dimanche suite du repas et il digère… J’exagère moi qui attends rien des gens sauf qu’ils aient d’la curiosité et d’l’envie de se passionner à fleur de babines ?… Non à peine si je pousse un peu et c’est pas Rania nouvelle dans l’affaire mais qui commence à en avoir un p’tit échantillon ni Marie la copine de tant d’années qui me contrediront…
          Mais ce Salon-là il était encore plus ringard et en rupture… oh ! le drôle de mot ! que d’ordinaire cet automne alors que déjà dans l’genre vieux croûton d’salo n rassis avec un tas de personnages empaillés qu’on voit et qu’on revoit chaque année et qui ne nous ont jamais vues pourtant on est belles… il se distingue le bougre… D’un bout l’autre de la grande halle du marche des Blancs Manteaux si formidable de lumière pis qu’y faisait beau en plus et de bouquins vu qu’on y est plus de 700 revues là-dedans c’est pas rien… d’un bout l’autre ça ne causait que d’une chose… sûr que vous n’devinerez pas… 
          Marie ( Marie Virolle responsable de la revue Algérie Littérature Action ) Rania ( Rania Aouadène poète et écrivaine d’Algérie… vous avez le lien… ) et moi… vous connaissez… on avait tout prévu ou presque sauf que ce satané Salon qui s’fait chaque année remarquer parce qu’il ne se passe jamais sans bizarreries… grèves des transports… ouragans ou tempêtes diverses c’est la saison… révolte des banlieues ou d’ailleurs… enfin vraiment vous pouvez ajouter c’qui vous plaît et c’qui vous passe par la tête tout est bon… donc on avait tout prévu mais pas la fin du monde des riches… Ouais quoi ! quelle fin du monde n’import’ n’awoiq ! “ Dis pas du mal des riches !… ” comme le chante notre poteau Lavilliers ! “ On n’sait jamais… ”
          Nous autres l’ami Louis et moi votre scribouillarde des heures perdues on avait fabriqué nos nouveaux Petits Cahiers la jolie collection de petits formats de bouquins qu’on va bricoler comme des p’tits objets a garder sur soi des histoires et des lettres ou des images de gens qu’on aime… et qui seront vu qu' on y travaille depuis ce Salon des originaux différents le plus qu’on pourra… Enfin des choses artisanales hors normes et pas chères du tout ! Normal y a plus personne qu'a de ronds faut s’adapter s’pas ?…

          Et puis nous autres on est des aventureux de la création et jamais qu’on reste longtemps sans maginer des choses nouvelles et étranges qui nous font rêver pour n’pas s’enfermer dans notre quotidien qui est pas forcément magique comme celui de beaucoup de gens qui vivent dans une grande tess’ de banlieue… Et faute qu’on ait pu mettre nos rêves en route alors on essaie de mettre plein de folie dans nos Cahiers  comme vous l’savez…
          Une chance que nos voisins de la Revue Brèves qui sont les rois de la nouvelle ils partagent toujours leurs repas pique-nique du dimanche midi avec nous car eux ils sont d’un p’tit bled du côté de Toulouse alors le pinard le saucisson les gâteaux salés les gourm andises aussi ça va… Avec eux on n’chôme pas dans notre estomac et dans la relation plutôt chouette avec des gens qu’on n’connaît pas du tout et qui s’intéressent eux… enfin ça nous a changé des visiteurs de ce Salon qui eux tous ou presque s’occupaient d’une seule chose on dirait… ouais le fric faut bien l’dire… drôle de pays ici où on a jamais été aussi nombreux à inventer des créations dans tous les sens et où y’a personne qui s’en soucie… 
          Ouais… drôle de pays d’autistes où ceux qui achètent les bouquins ce sont ceux qui les écrivent et leurs potes en gros quoi… Bon, les nous trois grâces et puis Jacques qui est derrière l’objectif on a fini la soirée tardive du samedi après avoir assumé toute la journée plus la soirée du vendredi comme on a pu dans un p’tit restau bio de la rue des Archives où on a mangé sacréme nt bon, et si je vous parle de nourriture c’est que dans ces salons on s’épuise à ne rien faire mais le fait est que le soir on est vidé complet… Et puis les amis étaient là comme toujours au rendez-vous et ça fait du bien… 
          En somme je n’vois pas du tout de quoi on se plaindrait vu qu’on s’est éclaté comme toujours à rire et à délirer parc’que nos bouquins et nos revues ils existent on a marné terrible pour ça et nos stands ils ont une allure et une class extra et que nous les sous franchement pour vous dire la vérité… probable qu’on est les seuls dans c’monde-là ou presque mais ce qu’on s’en fiche alors !…
          Et puis Rania est repartie p our la banlieue Nord de Marseille où elle bosse comme prof dans un lycée et puis Marie est repartie pour Vallauris retrouver les gamins et les gamines de la cité de la Zaïne pas loin du Moulin des Deux Rives où a lieu tous les étés le Salon des artistes de la Méditerranée… et moi je suis rentrée à Epinay dimanche soir dans notre cité d’Orgemont retrouver l’ami Louis et rêver à d’autres aventures pas ordinaires…

















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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 23:04

Un drôle de Salon des Livres du Maghreb...

     
Comme chaque année en février voici notre Salon du Maghreb des Livres qui approche vu que c'est dans deux jours : le week-end qui vient...
      Cette année aussi je vous en dis deux mots au cas où vous auriez envie de venir nous voir... on espère toujours des visites inattendues mais sans y croire... on a l'habitude de se faire ça entre gens qui écrivent qui lisent qui aiment raconter et écouter les histoires... et les histoires du Sud d'abord !
      Bon mais si vous voulez venir on vous attend ! 
      Cette année comme l'année dernière ça a lieu dans la Mairie du 13ème arrondissement Place d'Italie toute la journée de samedi et dimanche à partir de 11 heures du mat...
      On y sera avec nos
Cahiers des Diables bleus et surtout avec notre collection des Petits Cahiers que vous connaissez déjà vu qu'ils existent depuis six mois maintenant...
      Un drôle de Salon ça oui... après cette fin d'année très dure que nous avons vécue et dont on ne s'est pas très bien remis faut vous le dire... mais si on a survécu à cette horreur c'est qu'on a beaucoup communiqué par écrit avec les différents copains et copines d'Algérie et de tout le Sud en général... ça aide l'amitié dans ce genre de malheur et de désarroi...

      Y aura pas moins de deux nouveaux Petits Cahiers cette fois-ci : et d'abord celui de notre Crasseux l'ours fétiche qui nous accompagne depuis plusieurs années qu e Françoise Bezombes une de nos collaboratrices lui a donné vie et que Louis l'a gribouillé et puis mis en couleur sur des p'tits bouts de papier...
      Cette fois-ci il a son propre territoire de papier pour que les gamins puissent vraiment en profiter et le manipuler dans tous les sens... et il a des couleurs extras qu'on a revues à la hausse rien que pour lui et pour vous ! Comme toujours le prix de ces Petits Cahiers est proportionnel à leur taille et donc celui-ci vaut tout juste 4 euros... ce qui vous permet d'en acheter plein et de les offrir à tous les p'tits gamins que vous connaisez...
      Le Petit Cahier qui accompagne le Crasseux est un peu plus grave si on peut dire vu que c'est une nouvelles Lettre de Shérazade à Julien que nous a envoyée Leïla Sebbar et qui prend la suite de notre premier Petit Cahier publié au mois d'octobre 2008 où on peut lire trois Lettres échangées par Julien et Shérazade...
      Cette fois-ci le sujet qu'aborde Leïla nous est tristement familier puisqu'il s'agit des massacres de Gaza qui ont eu lieu à Noël et des grandes manifestations de soutien qui se sont déroulées un peu partout dans le monde pour soutenir les Palestiniens au coeur de ce monstrueux désastre...
      A ma connaissance Leïla Sebbar est la seule écrivaine algérienne vivant en France depuis des années qui a jugé utile et absolument essentiel d'écrire pour témoigner de l'horreur de ce qui se passait sous nos yeux et de notre colère devant notre impuiss ance. Je n'ai pas lu d'autres textes en provenance d'écrivains du Monde Arabe vivant ici mais peut-être m'ont-ils échappé... je l'espère...

      Leïla m'a envoyé spontanément cette Lettre de Shérazade à Julien alors qu'elle est publiée dans d'autres maisons d'édition car elle savait que nous la publierions aussitôt avec nos modestes moyens comme nous pouvons...
      C'est un très beau texte comme toujours et profondément engagé et émouvant que je vous conseille de venir découvrir au Salon... Nous essayerons de le faire circuler le plus possible car cela nous semble vraiment urgent de continuer à manisfester notre opposition ferme et résolue face à ce qui se passe chaque jour en Palestine et d'exiger par tous les moyens possibles que le peuple palestinien puisse enfin vivre libre et en paix sur sa terre. Ce Petit Cahier est vendu 3 euros.
      Bien sûr il est illustré par l'ami Louis et vous y retrouverez certaines des photos que vous avez vues sur notre blog du camp de Khan Younis à Gaza en 1993 réalisées par Marc Fourny.
      Il y aura à ce Salon d'autres surprises dont je vous parlerai demain et nous y serons comme d'habitude en compagnie de notre amie Marie Virolle la responsable des
Ed. Marsa.
Alors à demain...

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