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Saïd et Diana

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Présentation

  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Les Diables bleus

Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /Mars /2007 23:06

                     Des images que vous ne verrez pas ailleurs

      On vous a déjà parlé plein de fois de nos p'tits salons du livre dans notre blog où nos Cahiers des Diables bleus vont faire un tour pour essayer de causer de nos banlieues et des gens qui y existent au quotidien, alors là au lieu de vous en parler à nouveau on a préféré vous faire faire une balade au Luxembourg avec des images pas ordinaires...

      Il s'agissait d'un Salon des Cultures du Monde assez formidable puisque son but c'est de lutter contre tous les racismes et les exclusions en mêlant les différentes cultures à travers aussi bien des musiques, des cuisines, des poèmes, des bouquins, des images, des animations diverses comme défilés, danses, fanfares d'un tas de pays. Nous on y était avec nos Cahiers  et avec la copine Marie et sa revue Algérie Littérature Action ainsi que Djalila une amie poète que vous connaissez déjà et son livre de poèmes illustrés par des calligraphies Commencements et avec Jacques et son appareil photos...

      Alors voici quelques images du Luxembourg improbables avant de vous en proposer d'autres dans notre prochain Cahier des Diables. Et quelques anecdotes aussi !

      D'abord là-bas pour des gens d'la banlieue comme on est Jacques, Djalila et moi, l'hôtel Novotel dans lequel on est gracieusement logés par l'assoc des Revues Plurielles qui nous invite gentiment, c'est un endroit improbable ! Trop rupin, trop class, trop tout quoi... et on n'se sent pas chez nous du tout... Surtout que pour commencer ils entreprennent de nous demander nos N°s de carte bleue (tu parles !) et que Marie qui n'est pas une de la première pluie se charge de les envoyer aux noisettes na !

      Nous on est invités m'sieur dames et on n'paie pas allez houste ! Le p'tite dame de la réception très comme y faut tente de nous faire le coup que non, et Marie lui dit que c'est simple, on dormira dans le hall... Le tout devant les gens comme y faut qui doivent attendre que ça se règle et qui apprécient pas. Enfin on hérite de nos piaules gratos et on va passer des heures inoubliables à délirer dans la chambre de Marie et Djalila et aussi dans le hall de l'hôtel où on regarde les gens assis autour de cette jolie orchidée qu'on aurait bien embarquée mais on avait trop de paquets déjà... Pas sortables les mômes de la banlieue !

Mais la petite vache bleue en haut devant une école avec les mains des gamins dessus elle nous a trouvés très à son goût. On l'a croisée sur le chemin qu'on a fait à pieds jusqu'à ce fichu hôtel lux avec Jacques le dimanche soir pour rentrer car on n'a jamais déniché l'arrêt de bus alors voilà... Pas fichus de se débrouiller ces deux-là quand ils sortent de leur petit univers mais pas grave...

      Non c'est pas la couverture pour dormir dans le hall du Novotel mais pour couvrir les bouquins le soir avant de partir pique-niquer dans nos chambres aux frais de l'hôtel de lux qui offre des petits dej redoutables qu'on n'a jamais vus nous autres ! Alors on a carrément demandé à une des jeunes femmes très sympath qui se faisaient le service pas cool du beau monde le matin de nous refiler un sac plastique pour embarquer de quoi croûtonner toute la journée...

      Et donc nous voilà récupérant pour le prix de la chambre payée par notre assoc le repas du jour : oeufs durs et mollets, jambon de pays, fromage, petits pains, beurre et confiture pour le dessert, fruits et pains au chocolat etc... Pas de raison de s'en priver vu que sinon, sûr que ce n'sont pas les SDF du coin ou les jeunes qu'on a vu après traîner dans la Gare pour tenter de se faire quelque monnaie qui en profiteront...Génial, on a mangé à l'oeil durant tout le Salon, toujours ça de pris aux nantis et autant de mis à l'actif de notre rebellion douce...

      Encore une image incroyable qui nous a sacrément plu ! Un des voyageurs de cet hôtel où il en passe de drôles, qui trimballait à la réception son ours en peluche en plus d'une très jolie jeune femme black... Il a posé pour nous très fier d'être photographié et il est reparti ensuite prendre son taxi comme si de rien n'était...

      Et maintenant deux jolies histoires de mains... D'abord ce sont celles de Serge Diantantu (site : www.sergediantantu.com) un dessinateur de BD qui nous a gentiment bien eus quand on est allé lui demander comment faire pour se rendre à ce fameux hôtel depuis le Salon et qu'il nous a répondu qu'il allait nous faire un dessin mais... qu'il s'excusait parce qu'il ne dessinait pas très bien... Et nous deux Jacques et moi de lui assurer que ça n'était pas grave ! Bon, après on est passé devant son stand et on a bien rigolé... Sans blagues, il dessine pas mal !

      Bon ça vous ne devinerez pas c'est impossible... C'est le coeur d'une petite fille qui s'appelle Izé et la clef c'est la clef pour l'ouvrir... Et la main c'est la main de Marie qui a eu ce super cadeau de sa petite fille de trois ans et ce sont les gris-gris de Marie qui les emporte partout avec elle... Joli non, comme voyage au Luxembourg après le monsieur au nounours ...

      Là vous avez quand même un p'tit aperçu de nos Cahiers en perspective infinie, mais c'est encore pour vous raconter un truc marrant... enfin marrant après coup : c'est que durant tout le week-end j'ai pas pu articuler un mot car j'avais une extinction de voix due à un gros rhume et que les gens ont eu en face d'eux une fille muette et désespérée ! C'était pas triste faut le dire et le comble pour moi qui aime tant raconter des histoires !

      Pour en finir avec ce Salon complètement farfelu il nous aurait bien fallu à nous aussi comme à Sinbad un oiseau Roc pour nous déplacer dans c'te ville où avec Jacques on n'a jamais été fichus de trouver les arrêts de bus ! Et dire qu'on se plaint sans cesse des transports de notre banlieue et de notre 154 qui arrive pas ... Car ce matin pour aller prendre le train retour Paris, on s'est tapé le trajet de 3kms à pieds sous la neige après avoir loupé l'arrêt qui devait se trouver dans l'coin de l'hôtel de lux ... et ensuite on n'avait plus envie de le prendre ce bus alors on a profité du joli paysage sous la neige comme des enfants d'banlieue qu'on est !

      Et nous voilà enfin de retour chez nous dans notre 93 qui est lui aussi un petit réservoir formidable des cultures du monde dont on est pas qu'un peu fiers et tellement heureux d'y vivre ensemble surtout par ces temps de Banlieue Bleue et son festival de musique de Jazz et Bleues extras dans tout notre 93 justement !

A bientôt...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 01:32

                                     Café littéraire

              Café de la Mairie Place Saint-Sulpice

                  Dominique Godfard et Dominique Le Boucher

                         L'autoédition et l'édition en ligne

                            Mardi, 27 mars vers 20 heures

      Un p'tit clin d'oeil et quelques bulles légères pour vous parler encore un peu de notre soirée au café à deux, après la première présentation sur notre blog il y a quelques jours...

      Donc nous y serons Dominique Godfard avec son livre de nouvelles publié au Manuscrit.com et intitulé Le pape m'en a fait voir de toutes les couleurs et moi avec nos Cahiers des Diables bleus et avec Café-crème autoédité grâce àau site Imprimer mon livre. Et bien sûr nous vous parleront longuement de ces deux sites d'éditions "parallèles" à la dite "grande édition" qui nous semble de plus en plus réservée à... on ne sait trop qui d'ailleurs et peu importe, puisque nous serons là pour vous refiler tous les tuyaux afin de passer outre et de pouvoir à votre tour faire découvrir aux autres vos écritures et vos images. Et vous verrez que ça n'est pas si compliqué que ça !

      Bien sûr on vous donnera toutes adresses nécessaires pour entrer dans cet univers si peu facile à percer de l'édition : comment et pourquoi et où faire le dépôt légal d'un bouquin, comment obtenir avec un peu de patience un N° d'ISBN auprès de l'AFNIL, qu'écrire dans l'ours d'une revue... et sur sa dernière page pour être plus ou moins en règle, et d'abord, comment réaliser une mise en page et créer un fichier PDF pour l'impression pro...

      Bon... ça a l'air un peu hard dit comme ça, mais pas du tout ! Et si nous deux plus douées à aligner des mots pour raconter des histoires qu'à réaliser une mise en page aux formats d'impression, on y est arrivées... Dominique vous dira deux mots de son "désespoir" dans la correction du BAT de son livre et moi deux autres dans celui du calage des traits de coupe sur le premier tirage des pages du bouquin avec l'imprimante jet d'encre avant d'envoyer l'exemplaire pour exemple à l'imprimeur... ouais, si on y est arrivées, pourquoi pas vous ?

      Là vous avez une image de notre plus récent Cahier Banlieue terre d'exil paru en février 2007 qui nous représente tous nous autres les gens, qui écrivons, dessinons, faisons des photos, rêvons à des poèmes que nous osons parfois montrer, fabriquons des collages avec des tas de bouts de papiers récupérés ici et là, taggons les murs de notre appart, et qui avons envie de partager tout ça !

      Impossible ? Réservé à d'autres plus... plus quoi d'abord ?... Pas vrai ! On peut tout, on l'a déjà dit, du moment qu'on est un minimum solidaires et qu'on se soutient pour y arriver. Prouvé à maintes reprises mais encore plus vrai dans un monde rude qui ne fait cadeau de rien, où nous autres justement on a choisi de mettre en commun nos petites expériences pour que d'autres s'y collent avec leur formidable imagination créatrice, et comme ça peu à peu nous découvrirons à nouveau le bonheur de l'échange et le plaisir de voir la culture populaire prendre un joyeux essor et naviguer en haute mer...

      Oui on peut tout avec pas mal d'amitié, de ruse et d'obstination, on vous le prouvera mardi soir le 27 si vous venez vous aussi nous faire part de vos trouvailles et de vos galères de créateurs ou d'inventeurs ou de tout ce que vous aimez et qui vous mène à la rencontre des autres.

        Avec Marie Virolle une très grande amie aussi nous errons dans le monde sauvage de l'édition depuis une petite paire d'années et je vous assure que sans la fête d'être ensemble les Salons ça ne serait pas toujours la joie, Dominique Godfard vous le confirmera je crois... Me souviens d'un Salon de Longwy il y a deux ans l'hiver où on a eu l'étonnement de trouver dans cette ville dévastée par le chômage et l'absence de possibilités d'avenir pour les gens, une équipe de bénévoles formidables qui se battaient pour faire un peu vivre le coeur de la ville et ça n'est pas rien !

      Longwy un dimanche d'hiver glacé aujourd'hui avec la mémoire de ce qui a été et n'est plus, vous imaginez ? On aurait eu sans doute un p'tit cafard s'il n'y avait eu la chaleur communicative des gens qui nous ont accueillies, grâce à qui ce Salon nommé justement Les ailes du livre  existe, et la présence de personnages aussi généreux et simples que l'écrivain breton Jean Markal dont la gentillesse fait du bien...

      Tout ça pour vous dire que nous serons là dans ce Café de la Mairie qui est un lieu drôlement sympath et que Jean Lou Guérin anime depuis pas mal d'années lui aussi en ouvrant la porte à des tas de gens comme nous et comme vous, et qu'on espère que vous viendrez nombreuses et nombreux pour que nos imaginaires réunis prouvent que c'est toujours possible de rêver, de créer et de mettre en route des projets fous et réalistes à la fois ! Parce que je vous assure que sans ça et sans vous y aurait du blues sur macadam trop souvent... Alors à bientôt...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /Mars /2007 01:46

                               Café littéraire à Saint-Sulpice

                    Mardi, 27 mars 2007 au Café de la Mairie

       Thème de l'autoédition et l'édition en ligne avec Dominique Godfard et Dominique Le Boucher et leurs bouquins et Cahiers diaboliques !

      Et nous voici il y a quelques mois de cela au Salon des Revues car nous nous y étions retrouvées Dominique et moi pour faire un peu de pub à nos Cahiers des Diables bleus qui nous avaient permis de faire à nouveau des choses ensemble, des choses d'écriture...

       Si nous portons le même prénom, ce qui est un hasard bien sûr, cela fait un petit moment que nous bricolons ensemble dans ce milieu qui nous tient tant à coeur des mots et par obligation que nous errons d'éditeur en éditeur et puis pour finir l'une comme l'autre... sans éditeur...

      Pour Dominique après la publication de son dernier roman Et plus si affinités il y a deux ans ça a été l'espoir de voir son livre de nouvelles sortir dans la petite boîte d'édition qui avait déjà ramé pour faire la promotion de son livre précédent, qu'elle s'était surtout acharnée à faire seule de librairie en librairie... notre galère quotidienne faute de pain frais et croustillant de droits d'auteurs jamais touchés... Mais non... pas de prochain bouquin chez l'éditeur, et après une Xième quête improbable cela a été la décision prise de faire autrement...

    Et pour moi c'est le parcours déjà décrit sur notre blog qui m'a menée d'un côté à publier mon livre de nouvelles que vous connaissez Café-crème préfacé par Leïla Sebbar en autoédition grâce au site Imprimer mon Livre, et de l'autre de créer avec mon ami Louis qui dessine nos Cahiers des Diables bleus ici présents depuis un an et demi maintenant... presque deux... Et auxquels participe Dominique depuis le départ car tout ceci est une grande histoire d'amitié et d'écriture !

      Autant vous le dire tout de suite notre soirée discussion et lecture du 27 mars au Café de la Mairie Place Saint-Sulpice fera une grande part justement à nos trajectoires mêlées depuis quelques années... On a décidé de se questionner et de dialoguer à fond car pas question de vous endormir par notre éloge réciproque ou un truc de ce genre, non !

      Et ce que vous voyez là sur cette image qui est l'illustration du texte de Dominique Godfard pour notre dernier numéro des Cahiers des Diables bleus Banlieue terre d'exil qui s'intitule Les trois exils d'Amadou vous sera offert avec un long extrait de ce texte qui est le troisème qu'écrit Dominique dans nos Cahiers. C'est une amie écrivaine et peintre Geneviève Roch qui lira des passages du livre de nouvelles de Dominique qui vient de paraître (enfin !) après un long combat qu'on vous racontera en détails au Manuscrit.com : ouvrage en ligne et sur papier au titre plein d'humour et de poésie de Le Pape m'en a fait voir de toutes les couleurs...

      Son prochain livre à paraître dans cette forme d'édition en ligne est un petit bouquin de nouvelles d'enfance dont pour en avoir lu plusieurs je peux vous dire qu'elles vous toucheront, car elles sont tendres et cruelles et de toutes les couleurs comme nos enfances et comme celles de tous les gamins du monde ... Là aussi on vous en lira de p'tits bouts en avant première et vous serez les seuls petits veinards ! à les avoir découvertes... Ce livre s'intitule déjà Eclats d'enfance et il est préfacé par Cécile Oumhani, encore une grande amie écrivaine !

Et pour la suite de notre soirée venez refaire un tour sur notre blog lundi, vous en saurez encore un peu plus...

A bientôt...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /Fév /2007 01:27

                           13ème Salon du Maghreb des Livres

      Voici le petit coin qui nous a finalement été attribué pour notre participation inattendue au Salon du Maghreb des Livres, puisque comme je vous l'avais dit il y a quelques temps, l'espace revue avait été suprimé cette année. Mais comme Marie Virolle, la responsable des Ed. Marsa tout comme moi ne sommes pas du genre à nous résigner, nous avons fini, grâce au talent de diplomate de Marie et à son formidable travail depuis dix ans sur la création algérienne, à bénéficier, une fois n'est pas coutume, d'une mesure de faveur.

      Nous nous sommes donc retrouvés, Marie, Jacques qui nous a servi de chauffeur en plus d'être le photographe des Cahiers des Diables bleus, et moi, devant la Mairie du 13ème, un peu inquiets de ce qui nous attendait quand même... Après mille tergiversations et la crainte de devoir repartir bredouilles, nous voici dans les lieux, et il va encore falloir batailler une bonne demi-heure avant d'obtenir enfin après pas mal de déplacements de tables un recoin au bout d'un grand couloir tout vide.

Nous serons donc installées seules Marie et moi à l'extrémité de l'expo de David Gary intitulée "Hors d'atteinte"... Et hors d'atteinte nous le sommes, à l'écart du Salon central où se trouve la librairie, le Café littéraire et le bar, à côté des toilettes...Bon... personne ne passera par là qu'on se dit, un petit vent de découragement souffle un instant et puis... on se met sur l'idée de Jacques à fabriquer des pancartes pour guider nos amis et les visiteurs vers nous !

 

      Non ! on ne se laissera pas prendre par le dépit, on est dans la place, seules revues, Algérie Littérature Action et nos Diables, et on va attirer vers nous les gens car ici, dans notre bout de couloir il y a non seulement nos livres mais aussi des écrivaines et écrivains, des amies et amis et plein de convivialité, d'humour, de poésie et de rires à partager !

      Marie a apporté de très beaux tapis kabyles sur lesquels on installe nos bouquins, et notre petit coin entouré de ses arbres en bois peint avec des fruits imitation et des nuages de tulle roses-bleus devient rapidement un espace imaginaire aussi irréel que si on était sur la lune...

      Nos Cahiers des Diables bleus sont très étonnés de se trouver là alors qu'ils auraient dû avoir la même destinée que toutes les autres revues si Marie n'était pas intervenue, et si son indeffectible amitié à mon égard depuis dix ans qu'on bourlingue ensemble de Salon en Salon n'avait une fois encore fait de nous autres diablotins des elfes dansant sur les pieds du vent de joie d'aller à la rencontre des gens, à votre rencontre... Pourvu que vous veniez ! car ce matin de samedi, si la librairie est pleine nous on est "hors d'atteinte" !

      Enfin on a réussi à arranger notre petit coin de la manière la plus sympath qu'on a pu, et on vous attend avec une petite inquiétude au coeur... On a eu beau nous affirmer que vous passeriez par là pour aller aux tables rondes qui ont lieu dans la journée, on est trop sûres de rien... Et puis on n'a pas prévenu grand monde pour garder le secret... Car notre présence au Salon va faire bien des jaloux et des jalouses c'est sûr ! On en croisera d'ailleurs mais on ne s'attarde pas à ça, car vous allez venir tellement nombreux qu'on aura bien du mal à faire face...

      C'est sans doute un peu grâce à la baraka qu'on a et à l'amitié des écrivaines et écrivains qu'a invités Marie que ces deux journées qui avaient commencé un peu au ralenti vont être formidables d'échanges, de paroles partagées, de rencontres, de fous rires, et aussi ce qui est très encourageant pour nous, de livre mille fois regardés, admirés et achetés !

On vous espérait sacrément et vous êtres venus, à partir de 15 heures samedi notre petit coin ne désemplira pas et au bout des deux jours du Salon Djalila Dechache dont j'ai lu les poèmes aujourd'hui dans le petit bouquin que j'ai acheté car il était irrésistible, aura vendu tous ses livres et les autres aussi ou presque ! Du jamais vu sur un Salon...

      Le livre de poèmes de Djalila s'intitule Commencements, il est illustré par les très belles calligraphies de Ghani Alani, qui est aussi philosophe, et son écriture directe et très imagée me fait tilt aussitôt car il y a là-dedans des p'tites choses qui font un clin d'oeil à la mienne... Avec Djalila les deux après-midi du Salon vont passer à toute vitesse, entre nos discussions sur la banlieue et nos projets de lectures en commun, sans parler des photos que Jacques prend pour la rubrique de nos Cahiers : "Ils ont posé pour nous"...

      Encore un autre miracle-mirage de ce Salon décidément incroyable, toutes les amies et amis sont au rendez-vous, ils ont fini grâce aux pancartes improvisées par nous trouver, et c'est un plaisir encore plus grand que d'habitude de les retrouver car on sait maintenant qu'il n'est plus assuré de se revoir chaque année...

      C'est encore une fois la démonstration que sans la mise en commun de toutes nos énergies, rien n'est possible, puisque c'est Zineb Labidi, encore une amie de longue date, qui nous prête ses marqueurs pour nos fameuses pancartes, quand on est prof, on emporte toujours son matériel avec soi ! c'est ce que me dit Zineb en feuilletant notre "premier Cahier de Jean", que beaucoup d'Algériennes et d'Algériens auront regardé, ce qui, j'en suis sûre doit faire sacrément plaisir à Jean.

      Ces deux journées ont été un plaisir que je n'oublierai pas, j'y ai retrouvé une grande partie de la pêche et du bonheur des anciens Salons où j'étais présente en tant que responsable de rédaction de la revue que j'avais créée, aujourd'hui ce sont nos Cahiers des Diables bleus que nous réalisons ensemble, Louis mon compagnon, Jacques l'ami de toujours, Leïla, Dominique, Patrick, Laurent, Aïcha, Françoise... et toutes celles et tous ceux qui y sont présents avec nous, comme les dames de l'école Dumas primaire d'Epinay cette fois-ci... Et on ne vous remerciera jamais trop de votre présence car c'est par et avec vous que nos Cahiers existent et qu'ils en sont désormais à leur troisième numéro !

      Un vrai Salon de l'amitié dont Marie a été l'initiatrice, merci Marie et merci à cette grande bouffée fraternelle et solidaire que nous a donné ce Salon du Maghreb des Livres, on ne l'oubliera pas, on ne vous oubliera pas...

A bientôt...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 01:52

                                   Salon de Péronne

      Encore un Salon pour nos  Cahiers des Diables bleus et ça n'est pas fini ! Mais comme celui-ci, à Péronne en Picardie il y a une semaine n'a pas été terrible (c'est le moins qu'on puisse dire...), et qu'on aime pas trop se dire qu'on s'est farci un lever à l'aube dans l'hiver même pas très froid c'est raide, les 120 kms qui nous séparent du lieu de l'affaire, l'installation du stand, la présence, l'attention et tout le reste... pour rien... alors on vous a rapporté quelques images des autres qui, comme nous... et qui ont posé pour nous !

      Maintenant si vous êtes des familiers de nos Cahiers vous connaissez la rubrique nouvelle de ce dernier numéro : Ils ont posé pour nous. C'est Jacques le photographe de nos Cahiers qui s'est fait un plaisir de rapporter dans sa petite boîte à images des p'tits souvenirs d'un moment où on aurait aimé que vous soyez là vous autres qui aimez farfouiller dans les pages de nos rêves partagés mais bon... on fait avec et on fait sans...

      Un  personnage tout aussi énigmatique que son âne noir sans états d'ânes lui et qui n'a pas souri pas jeté un regard pas levé la tête de son cahier de dessins durant toute la journée du samedi où il était pourtant juste en face de nous... On vous le livre tel entouré de ses ânes en peluche trop sympath et formidable de concentration et d'indifférence à notre pauv' monde en pleine débandade où même les ânes en travaillent du bonnet...

 

      Lui en revanche il était formidable de gentillesse et ses calligraphies nous ont fait passer le seul bon moment de toute la journée ! D'ailleurs y aura d'autres photos de lui et de ses images qu'il nous a offertes pour nos Cahiers mais on ne vous les mets pas toutes ici sinon vous ne viendriez plus pour les feuilleter sur les Salons vous non plus... Faut dire que pour venir à Péronne en hiver et tenir le coup dans un Salon au trois quart vide faut être un tantinet fou...

      Bon... voilà... les Salons c'est pas toujours formidable mais même quand c'est carrément galère on vous raconte pour vous faire entrer dans ces p'tits moments de vie. Et on se réconforte avec un kaoua pour pas s'endormir pour de bon !

      Le Monsieur à côté de moi il vendait des bouquins sur la guerre de 14 en compagnie de sa femme... pas vraiment notre truc à nous la guerre faut dire et pas plus que le parler Picard, les deux affaires du coin... Donc on a pas trop causé mais quand on est partis ils nous ont chaleureusement serré la main et sa femme m'a dit que "il ne fallait pas s'en faire, les Salons en ce moment c'était nul..." Eux avec leurs bouquins de guerre ils ont bien marché, c'est dans l'air du temps...

      Alors nous entre les états d'Anes qu'on est c'est sûr d'y croire encore à la poésie... les lettres arabes magiques du calligraphe tombé de la lune dans ce Nord qui ne nous a pas chauffé le coeur... et le rire des p'tits mômes des écoles devant leur prénom dessiné pour chacun d'eux en arabe... on est repartis vers notre banlieue dans la nuit en songeant à vous...

A bientôt...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
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