Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Saïd et Diana

Said-et-Diana-2.jpg

Présentation

  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
  • Retour à la page d'accueil
  • Partager ce blog

Texte Libre

Texte Libre

Pour faire défiler les images du catalogue cliquez sur la fenêtre dans le bleu et placer le curseur de la souris sur la page à gauche...

Commentaires

Image de Dominique par Louis

Recherche

Les Diables bleus

Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 15:34
                                                        
On aimerait bien à l'occasion du Salon des Droits de l'Homme du week-end prochain, les 12-13 avril vous rencontrer vous qui venez si nombreux sur notre blog des Cahiers des Diables bleus.
On y sera au stand des revues avec notre dernier Cahier Résistances qui est un spécial Mai 68 où ont écrit des gens comme nous qui n'avaient pas 20 berges en ce joyeux mois de mai...

Si vous avez envie de vous faire une jolie promenade dans les petites rues parisiennes du côté du bej espace des Blancs-Manteaux rue du Temple au métro Hôtel de Ville c'est très facile à trouver... alors venez !

On partagera quelques mots diaboliques et on fera connaissance en chair et en poils... Il y aura avec nous notre amie Marie Virolle de la revue Algérie Littérature/Action que vous connaissez depuis le temps qu'on salonne ensemble... On vous attend !


Salon des Droits de l'Homme Et si vous avez envie de participer à notre prochain Cahier qui aura pour thème "la banlieue des travailleurs" avec vos textes ou vos images on sera ravis de les découvrir...



















A bientôt...
Publié dans : Les Diables bleus
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 13:35

undefined
Résistances    Mai 68

Notre nouveau Cahier des Diables bleus est là...

Vous le découvrirez au Salon des Droits de l'Homme dont je vous reparlerai...

Juste deux images et un petit extrait du bouquin :

Mai 68 à l'usage des moins de 20 ans auquel j'ai emprunté cet extrait de la préface pour rédiger l'Edito...
undefined undefined
Alors à bientôt avec de nouveaux textes et de nouvelles images !...

Publié dans : Les Diables bleus
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 15:28

                                                          
undefined            Voici un Salon qui ne pose aucun problèmes et en plus il est entièrement gratuit alors pas de raisons de vous en priver.
          Il s'agit du Salon des Droits de l'Homme
 qui aura lieu les 13 et 14 avril toujours dans ce bel espace de la halle entre verre et métal de l'espace des Grands Manteaux que vous commencez à connaître vu qu'on vous y retrouve chaque année au Salon des Revues en octobre... C'est 48 rue Vieille du Temple dans le Marais, vous pouvez descendre au métro Hôtel de Ville c'est le plus facile et ça vous permet une jolie balade dans ce quartier sympath au printemps...
          Nous y serons avec nos Cahiers des Diables bleus
et je vous referai le coup de l'info dans quelques temps pour pas que vous oubliez...
          Alors voilà, on y sera en compagnie de notre amie Marie Virolle et de sa revue Algérie Littérature Action et de son nouveau petit bouquin qui est aussi le mien Jean Pélégri Louis Bénisti L'Algérie, l'enfance et le beau pays des images
et bien sûr de nombreux autres bouquins sur l'Algérie...

Et déjà un grand merci à celles et à ceux qui sont venus nous voir au Salon du Maghreb des Livres et qui ont feuilleté, acheté, découvert ce petit bouquin en mémoire de mon ami Jean... Qu'on ne l'oublie pas ça me fait tellement chaud au coeur !

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 « Histoires de Justice »

La Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme organise pour sa troisième édition l
es Rencontres du livre et de la presse des droits de l’Homme, à l’espace des Blancs Manteaux (Paris 4e), le
samedi 12 avril 2008 de 10h à 20h et le dimanche 13 avril 2008 de 12h à 19h.
Le thème retenu pour cette année est « Histoires de Justice ». Ce sera pour tous l’occasion d’évoquer et confronter les différents récits de la justice, de ce qu’elle fait, ce qu’elle dit et ce qu’elle est.
Les débats s’articuleront autour de 6 thématiques : 
·        Justice sociale & Conflits sociaux : Miroir d’une justice sociale en panne ?
·        Justice pénale : Face à l’évolution de la place de la victime, comment penser et évaluer la peine ?
·        Justice internationale : Contre l’impunité, vers un droit universel ?
·        Justice et mémoire : La justice peut-elle contribuer à la construction d’une mémoire partagée ?
·        Justice et Mineurs : Face à face Justice et Mineurs
·        Justice, presse et médias : De Zola à Outreau

Nouveauté pour cette édition 2008 : le café littéraire, un lieu convivial où des écrivain(e)s s’entretiendront de leur œuvre. 
L’espace exposition accueillera plusieurs projets artistiques avec au programme, les collectifs de photographes « Le Bar Floréal », « Tendances Floues » et « Galeries Faits et Causes », « Les dessins d’assises » de Benoît Perucq, « Les prolos » de Gérard Bloncourt, « Ile Seguin » de Gilles Larvor,  les correspondances « Art postal en milieu pénitentiaire » et bien d’autres…Cafézoïde proposera un buffet « Végétariens du monde » ainsi que des animations pour les enfants autour des droits de l’Homme. 
Sont prévus également autour d’une librairie centrale, des dédicaces, un rayon jeunesse, un rayon roman policier, les stands des revues et des associations de défense des droits de l’Homme. 
Dans le souci de rendre ces rencontres accessibles à tous, l’entrée sera gratuite.
Contact presse : Zineb Halaoui

undefined
Et d'abord un grand merci à toutes celles et tous ceux qui nous ont rejoint au Salon du Maghreb des Livres et qui ont feuilleté, découvert ou acheté ce petit livre en mémoire de mon ami Jean... Qu'on ne l'oublie pas me fait chaud au coeur...
Alors à bientôt...
 

Publié dans : Les Diables bleus
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 13:03

                                Salon du Magreb des Livres 2008

undefined
Salon du Maghreb des Livres les 23 et 24 février 2008
Mairie du 13ème Place d'Italie
Ouverture des portes à 9H30 samedi matin
qu'on se le dise !

On y sera avec nos Cahiers des Diables bleus, format papier si vous avez envie de les découvrir depuis leur premier numéro Les sans-papiers paru en février 2006, et tous les autres, ça commence à faire une jolie collection pour ceux qui aiment les textes en images ! 
Y a aussi nos deux contes modernes illustrés Sinbad le taggeur d'oiseaux paru en juin 2006 et cet hiver notre dernier Cahier Neige sur le printemps des orangers de Biskra qui vous attend au Salon.

On y sera également avec notre amie Marie Virolle et son édition Marsa des deux rives de la Méditerranée qui a plusieurs nouveaux bouquins à vous proposer en plus de sa revue Algérie Littérature/Action qui fête sa dixième année d'existence.
Un livre qui vient de paraître que vous aurez grand plaisir à découvrir : 
Antigone à Alger de Sophie Amrouche qui est la nièce de Taos Amrouche pour celles et ceux qui connaissent la littérature et création algérienne. 


Et un autre où j'ai eu le bonheur de travailler sur les archives que m'a laissées mon ami l'écrivain algérien Jean Pélégri que vous connaissez déjà si vous fréquentez notre blog.
J'ai réuni des textes, poèmes, correspondances et images inédites échangés par Jean Pélégri l'homme de la Mitidja et du coeur de la terre d'Algérie "sa mère", et le peintre de la Kasbah d'Alger Louis Bénisti dans un petit livre de 88 pages dont voici la couverture pour vous donner envie.
undefined Ce livre est ponctué de photos d'enfance qu'a eu la gentillesse de me confier Juliette Pélégri la femme de Jean et de fac similés des lettres de Louis Bénisti copiées par son fils Jean-Pierre Bénisti.
Pour celles et ceux qui passent voir notre blog et qui aiment les livres, sûr qu'ils sont nombreux, c'est important de rappeler l'existence de ce Salon consacré aux créateurs du Maghreb dans notre pays joyeux voué à l'exclusion ces temps-ci, c'est précieux la fraternité et la curiosité de ce que font les autres !
Nous on y sera bien entendu comme chaque année depuis dix ans de déambulations au coeur de la ville... Petit historique pour ceux qui nous suivent depuis ces années d'une mairie à l'autre ! 
Y'a dix ans on se trouvait dans la Mairie du 20ème Place Gambetta, notre arrondissement à nous autres les enfants métisses, puis quatre ans après nous avons eu l'honneur des salons féeriques et grandioses de l'Hôtel de Ville de Paris comme vous avez pu le voir sur les reportages que nous avons réalisé à chaque salon. 
Puis nous voici dans la Mairie du 13ème pour quelques temps depuis l'année dernière et grâce à Marie qui a bien lutté car il n'existe pas dans ces locaux trop exigus de Salon des Revues comme il y en a toujours eu un à cette occasion, nous avons une place dans notre petit couloir entre la librairie et la salle de conférence, alors cherchez nous ! On vous attend !
Vous y retrouverez sur notre stand durant ces deux journées une autre amie écrivaine d'Algérie et des deux rives qui vit à Marseille Rania Aouadène qui a emporté avec elle pour ce Salon son CD de poèmes mis en musique par Denis Chauvet Allgérie Andalousie Marseille.

Alors rejoignez-nous et vous découvrirez un monde tendre fou passionné et passionnant, celui de notre âme du Sud qui a toujours fait partie de notre histoire !

undefined
( de Gauche à droite ) Nacéra Tolba Rania Aouadène Denis Chauvet 
Marie Virolle et moi
au Salon de la Création méditerranéenne de Vallauris en 2007
Photo de Jacques Du Mont

Publié dans : Les Diables bleus
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 01:00

Mili est une amie peintre rencontrée aux ateliers collectifs de La Forge de Belleville, originaire d'Argentine elle tente de faire de la solidarité avec d'autres créateurs une façon de vivre et ses peintures sont vraiment trop chouettes, ainsi que son histoire !

Entretien avec Mili Presman

Peintre

2005 

Photo Jacques Du Mont

Mili Presman est née en Argentine où elle fait des études d’architecture. Aux Etats-Unis elle reçoit le prix « Blue Ribbon » de l’Ecole Régionale des Arts Plastiques du Connecticut. En France depuis 27 ans, elle obtient le diplôme des Arts Appliqués Duperré et une licence en arts plastiques à Paris VIII.

 

Peux-tu nous dire pour commencer quelles sont tes origines et quel a été ton parcours pour arriver ici dans cet atelier qui se trouve parmi d’autres ateliers d’artistes à la Forge de Belleville ?

Mili Presman  : Je suis originaire d’Argentine. L’Argentine est un pays où les gens ont beaucoup d’origines étrangères. Mes grands-parents sont d’Europe de l’Est, Russes, Polonais, Roumains… Moi je suis de la deuxième génération, d’origine à la fois juive et d’Europe de l’Est. Et comme ma famille n’est pas pratiquante, je me suis parfois sentie un peu sans véritable identité. Mais je me suis rendue compte que c’est le cas de beaucoup de Juifs argentins. On est un peu nomades. Je suis née à Cordoba qui est la seconde ville du pays.

Et comment t’es venu ce goût pour la peinture ?

MP : Ça m’est venu très petite. En Argentine il y a école seulement le matin ou l’après-midi. Et mes parents qui sont d’origine européenne ont fait comme on le fait ici, ils nous ont envoyé apprendre l’anglais, la danse et la peinture. J ’ai commencé à peindre j’avais 4 ou 5 ans. Je faisais de la copie de tableaux anciens j’avais 6 ans… Et puis je n’ai jamais arrêté. J’ai fait aussi de la céramique très jeune, mais tout cela était considéré comme un hobby. Mon père était médecin et il estimait qu’il fallait faire des études sérieuses. Alors j’ai étudié l’architecture pendant trois ans, mais je n’aimais pas ça ! Je voulais être peintre. J’ai travaillé dans un atelier de céramique et j’ai arrêté la Fac. Mes parents qui n’étaient pas d’accord avec mon choix ne m’ont plus jamais aidée financièrement mais j’avais fabriqué des jeux d’échec en terre et en les vendant je me suis payé mon voyage pour l’Europe.

Tu as travaillé longtemps la céramique ?

M P : Oui, ça me plaisait et c’est pour ça qu’il y a de la matière dans mes toiles. Mais là-bas c’est très mal vu car c’était les Indiens qui faisaient de la céramique… A l’époque il n’y avait pas de céramique artistique ni d’école d’art où apprendre, c’était de la céramique utilitaire. Et ma famille ne l’admettait pas. En plus, c’était l’époque des militaires, et je ne voulais pas rester dans mon pays. J’avais vingt ans, je ne m’entendais pas avec mes parents, avec une amie on a ramassé un peu d’argent, on a pris le bateau et on est parties… Vous êtes parties comme ça, à l’aventure toutes les deux ?

M P : Oui… et je n’avais aucune idée de ce qu’était l’Europe. On est parties en bateau. La traversée pour l’Espagne durait dix-sept jours, dix-sept jours où tous les rêves étaient permis. En Argentine c’était une période vraiment dure. Moi je ne supportais plus. Il y avait des persécutions, des camps de concentration, des amis qui mouraient et on faisait comme si rien ne se passait. Chez moi on n’en parlait pas. Beaucoup de jeunes entre 17 et 20 ans s’engageaient contre les militaires et prenaient les armes. Moi j’avais peur de prendre les armes. Mais je ne voulais pas accepter ce qui se passait et ne rien faire. Et puis mon père ne me parlait plus, alors on est parties… On n’avait rien, mais on était inconscientes. Moi j’ai beaucoup de chance dans la vie et à chaque fois que j’ai entrepris quelque chose comme ça, ça a bien tourné.

Donc tu es arrivée en Espagne et comment t’es-tu débrouillée ?

M P : D’abord je voulais faire de la céramique. J ’avais mon oncle qui est un acteur argentin exilé politique à Madrid, et juste à côté de l’endroit où il habitait se trouvait un atelier de céramique. Et dès le lendemain de mon arrivée, j’ai pu me mettre à travailler la céramique grâce à ces gens qui  le  connaissaient et qui sont devenus mes meilleurs amis. Je suis restée un an là-bas mais mon rêve c’était de venir à Paris pour faire les Beaux-Arts. Et puis à Madrid c’étaient les années 70 juste après Franco, et on faisait la fête tout le temps. Moi je voulais faire des études… et là je sentais que je n’avançais pas.

Et pourquoi ce choix de Paris, alors que tu ne parlais pas le français, c’était un obstacle non ?

M P : Déjà pour nous en Argentine la France c’est le pays de l’art. C’était un rêve… J’avais une adresse à Paris d’une jeune fille qui était venue chez moi dans le cadre des échanges internationaux, et c’est elle qui m’a trouvé un travail comme fille au père. Ça a été l’année la plus dure de ma vie car je suis très bavarde et je ne parlais pas un mot de français ! J’avais 22 ans et j’ai parlé le français au bout de trois mois. J’étais obligée d’apprendre puisque je ne pouvais pas parler une autre langue ! Ça s’est passé à chaque fois comme ça lorsque j’ai dû apprendre une langue. Maintenant que je me rends en Egypte régulièrement car mon ami est égyptien, je parle arabe assez bien pour me débrouiller. Je me suis trouvée à un moment toute seule avec les femmes au village durant deux mois, et je t’assure que j’ai appris très vite pour pouvoir parler.

Donc pour en revenir aux voyages et à l’exil qui marquent certaines de tes toiles puisqu’on y retrouve ces personnages en errance avec une valise, tu as toujours eu envie de partir, de connaître d’autres espaces ?

M P : J’ai vécu déjà aux Etats-Unis durant un an dans le cadre de ces échanges internationaux lorsque j’avais seize ans. Et j’ai appris l’anglais. Je crois que l’idée de voyager a commencé là. Mais l’histoire de la valise que tu as vue et qui est sur les peintures, ça n’est pas uniquement une histoire de voyage. Moi je me retrouve avec ma famille en Argentine, mon ami en Egypte, et ma vie ici en France. Je me suis trouvée à un certain moment ne sachant plus quel chemin je voulais prendre, où aller, où vivre pour finir… Je suis toujours tiraillée. Et la valise a pris beaucoup de signification en faisant les tableaux. Les choses sont sorties sans que je m’en rende compte et elles ont eu un sens. Certaines personnes m’ont acheté les tableaux où il y a la valise pour leur fille de vingt ans car c’est le moment du départ dans la vie. A un moment ou à un autre de ta vie tu as un problème de valise. Une séparation… un départ…

A suivre...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Les Diables bleus
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés