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Saïd et Diana

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Présentation

  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Texte Libre

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Image de Dominique par Louis

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  Ecrits et dessinés à partir de nos banlieues insoumises toujours en devenir

      Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.

      Bienvenue à vos p'tits messages tendre ou fous à vos quelques mots grognons du matin écrits vite fait sur le dos d'un ticket de métro à vos histoires tracées sur la vitr e buée d'un bistrot, à vos murmures endormis au creux de vos draps complices des poussières de soleil passant par la fenêtre entrouverte...

      Bienvenue à vos fleurs des chantiers coquelicots et myosotis à vos bonds joyeux d'écureuils marquant d'une légère empreinte rousse nos chemins à toutes et à tous. Bienvenue à vos poèmes à vos dessins à vos photos à vos signes familiers que vous confierez à l'aventure très artisanale et marginale des Cahiers diablotins.

      Alors écrivez-nous, écrivez-moi, écrivez-moi, suivez-nous sur le chemin des diables et vous en saurez plus...

 

                                          d.le-boucher@sfr.fr


Notre blog est en lien avec celui
de notiloufoublog 2re illustrateur préféré que vous connaissez et on vous invite à faire un détour pour zyeuter ses images vous en prendrez plein les mirettes ! Alors ne loupez pas cette occase d'être émerveillés c'est pas si courant...

Les aquarelles du blog d'Iloufou l'artiste sans art  sont à déguster à son adresse                   www.iloufou.com  

Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 21:58

      Voici la fin du poème commencé il y a pile un an que j'avais appelé alors " Déjà qu'il neige sur la lune " qui est une de mes goualantes d'infini et que j'ai rebatisée " Le trompettiste de l'Armée Rouge "... J'ai repris quelques-uns des vers déjà publiés dans le passage précédent début 2011 pour que vous vous y retrouviez un peu... Bon... vous avez l'habitude de mes écritures éclatées hein ? 

Le trompettiste de l'Armée Rouge

Chameau de chat

Aujourd’hui ils ont décidé

Hier ils décidaient déjà

J’ai 50 ans je descends du métro à la station Edgar Quinet le jour del a St Jean ce sont mes retrouvailles avec la lumière

Il fait tellement chaud au bord du grand champ de blé jaune et les fleurs de tournesol me grimpent entre les doigts

Sur le quai il y a un homme assis vêtu d’un uniforme de l’Armée Rouge qui joue de la trompette avec entre ses pieds aux bottes de cuir déchirées un sac en plastique bourré de cannettes de Chimay et de Kriek

Et c’est le dernier rendez‑vous qu’on s’est fixé avant que le présent nous remette chacun à notre place le cimetière du Montparnasse ça n’est pas loin

En coupant à travers les prairies qu’on connaît comme notre poche lui et moi nous marchons à la boussole C’est une vieille habitude qui permet d’égarer le chien du temps qui renifle les solstices aux aisselles citronnelle et les équinoxes aux crinières réglisse

Le soldat de l’armée rouge ne transpire pas nous fumons comme des lessiveuses de neige fondant dans le four des locomotives en prenant d’assaut l’allée 4

Ses cratères de lune aussi gros que des terriers de loups aux corridors incroyables tout au bout Fatima silhouette accroupie

Impatientes ses lavandes et sa djellaba bleue a balayé la terre la ghessa creuse son trou remplie de couscous sur les feuilles de bananier

A l’abri de la stèle dressée les azulejos que le jardinier de l’Alhambra de Grenade m’a donnés dessinent ton nom vols saugrenus Yahya

Martins pêcheurs orange et turquoise frôleurs de bougainvillées violets noyés dans leurs miroirs Fatima allume les écorces des araucarias

Cavaliers corps d’arbres leurs talons crevasses que ton oncle a menés jusqu’au Jardin d’Essai à Alger éloignent leurs lucioles de camphre clignotant les passants de l’intention folle de s’arrêter

De ce côté‑ci du temps brasier nos cérémonies du passage du feu à d’autres roses de sel les bâtons de pluie sont plantés ils avouent notre peau qui veut retourner à la chaleur d’un désespoir jaune

Et la tribu des salamandres cogne sa tête contre tam‑tam peau de chèvre le soleil la tend et on entend leurs coups petits et sourds qui lancent pierres d’horizons de l’autre côté

Magiciennes elles peuvent le forcer à descendre en marche à midi aussi La tribu avance vient lance c’est Potick le chien de la ferme y a cinquante ans

Hey Man tu te souviens hein ? tu te souviens ? 

Potick museau bâillonné les boit météores mais nous ne voulons personne pour la danse lente du retour qui s’achève dans son déluge capricieux

Ruissellent les fleurs coupées aux têtes de serpents de cendres décapités qui agitent leurs khals‑khals comme des grands anneaux d’astres morts autour de leur cou

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Hey Yahya ! est‑ce que tu te souviens ? La face de cette journée sans ombre nous a emportés reliés à la chair immobile de la gloire et du soleil ô son royaume de pierres au jardin de Tipaza

Alors le soleil pas encore le couteau planté le fracas pas encore le charnier sourd églantines Sétif

Pas encore les épaves d’Orient citadelles d’hommes aux soies vendues pas encore l’Afrique dénudée ses ors caraïbes sucrant nos petits noirs sur les tables des bistrots Porte d’Orléans

Pas encore le soleil perdu dans les paumes de Fatima alors la nuit chaque poignée jetée sur ton nom couché te fait tressaillir sa bonté désaltère de lait salé nos déserts

Et le soldat de Stalingrad boit et souffle dans son soleil trahi jusqu’à ce que l’aube rouge vente et emporte la poussière sang sur le visage de Fatima qui a fini de s’éloigner pour un salut définitif à l’Afrique de Sankara et à l’Ukraine de Makhno

Le soldat de l’Armée Rouge a saisit sa trompette et joue Petite Fleur au milieu des oiseaux de marbre qui rient et reprennent le refrain

Il joue il joue pour toi Yahya et pour Fatima la danseuse au ventre troué par un arc‑en‑ciel qui sort du robinet et qui remplit les arrosoirs de vert de bleu d’orange d’indigo ça suffit pour commencer

Et personne ne nous empêchera de balancer le rouge et le jaune des bombes aérosol à la figure des fabricants de livres qui racontent la guerre aux enfants

Et personne ne nous empêchera de les traiter d’assassins censure les mains et de leur couper la parole

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Hey Man ! Est‑ce que tu sais qui je suis ?

Hein ? Est‑ce que tu sais… toi le philosophe qui sucre ton café noir avec d’obscènes petites dents de lait

Les enfants sans tombeau de Palestine et de Libye renaissent déjà d’une rage d’encre et du hululement de mille trompettes solaires 

Je suis celle qui va t’enfoncer une épée de papier à travers la gorge et te clouer à ton miroir de phosphore comme l’image même de la mort

Hey Man ! Ta charogne idéale d’un monde Damoclès à l’étalage des boucheries je l’ai filée aujourd’hui dans la poche de l’uniforme du soldat de l’Armée Rouge qui est reparti bras dessus bras dessous avec Fatima

Et je te jure que là où ils vont il n’y aura personne jamais pour décider à notre place

Hey Man ! Je te jure qu’il n’y aura personne jamais pour retirer aux

Soleil enfants d’Afrika demain

Le chant noir de nos poèmes au bout du petit matin.

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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 23:16

Ce poème que j'ai écrit il y a quelques temps déjà pour la mort de Yasser Arafat et je ne retoucherai pas un mot... ne me reste plus qu'à en écrire un pour Mouamar Kadhafi...

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11 novembre 2004

A Yasser Arafat Main.jpg

 

Ce matin encore

A rien pu la mort

Des mangeurs de Dieu

Est truqué le jeu

De désert encore

Relanger son pieu

A pas été vieux

Embarque à bon port

Et juste s’endort

Si vous faites mieux ?

Y’a à peine un corps

Qui cadavre à mort

Au clair de ses yeux

Se mare la mort

Un pays soucieux

Chagrins corridors

Fait la peau aux Dieux

Ce matin encore

C’est pas du sérieux

Arafat est more Darwich.jpg

 

Qu’est‑ce qu’ils ont avec la mort

Journalistes toréadors

Chaque jour ils sont au rapport

Depuis cinquante ans qu’ils ont tort

Mais la mort quand on s’y abonne

Ça Palestine les colonnes

C’est vrai vivre en héros ça donne

Chaud je suis Dieu qu’on me pardonne

J’ai tiré votre carte au sort

Pas de géants je suis d’accord

Mais j’ai des fleurs pour ce décor

Sans peuple une terre c’est more

Commode pour les bulldozers

Vos maisons je joue au poker

Bougez pas moi j’ai votre affaire

J’écris deux mots sur votre enfer

Gaza gazouille bleu ses sources

On tisse la laine des ourses

Pour faire de joyeux burnous

Je suis Dieu je vous aime tous

 

Arafat est more Arafat-copie-1.jpg

S’élance son corps

Sur le temple d’or

Du dieu du soleil

Désert de Libye

Qu’est‑ce que ça dit ?

Trouver l’eau ici

C’est un coup du sort

Des sources pareilles

Au raisin des treilles

Palestine éveille

Des nappes de fruits

La lumière belle

S’enroule et ruisselle

Trésor des chandelles

Autour de son corps

Arafat est more

 

Dessous les oliviers

Repas de lait caillé

De pain et huile fière

L’eau on vous l’a pillée

Vos puits c’est mon trésor

Je suis Dieu je suis fort

Assis sur mon derrière

On vous vendra très cher

Des machines à traire

Des troupeaux morts de soif

Je suis Dieu je fais gaffe !

Je suis le mirador

Qui cloue debout vos corps

Aux murs des vieux ghettos

Pour se venger d’eux‑mêmes

Ils vous feront la peau

Mais Arafat est more Arafat_Darwish_Habash.jpg

 

Et qu’est‑ce qu’ils ont avec la mort

Depuis le temps qu’ils jettent dehors

Les peuples amoureux du soleil

Et tous les Indiens dresseurs d’abeilles

Résistant à leur désir de faire

De leurs vergers joyaux une terre

Promise à de fort riches affaires

Encore un mur mais c’est la dernière

Fois qu’on rejoue à la même guerre

Partez ! Foutez le camp de chez vous !

Je suis Dieu Pan ! Arafat est mort arafat-2.jpg

Un grand drap blanc se pose sur vous

Et que renaisse votre jeunesse

Du pain frais des olives son corps 

Bonne nourriture infante ivresse

Palestine terre où le temps laisse

Aux enfants l’oubli d’un mauvais sort

D’un ghetto qui dure et dure encore

Mais contre vous a rien pu la mort

Je suis un homme et je vous aime tous.

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 21:07

Article publié sur le site : www.info-palestine.net

Qu’aurait fait Arafat ?

Boycott Israel

Mercredi 16 novembre 2011

 

Fadi Abu-Saada - Al-Akhbarbio-kadhafi-arafat-diaporama.jpg

            A la date anniversaire de la mort de Yasser Arafat, il y a sept ans, de nombreux Palestiniens se demandent comment l’ancien dirigeant de l’OLP aurait répondu aux défis auxquels le peuple palestinien est confronté aujourd’hui.

Ramallah. Le 7è anniversaire de la mort d’Arafat survient à un moment critique pour les Palestiniens. Beaucoup attendent avec impatience le verdict du Conseil de sécurité des Nations-Unies sur leur candidature pour un État et se demandent ce que l’Autorité palestinienne fera en cas d’échec. Ils imaginent leur regretté dirigeant parmi eux dans ces moments difficiles et spéculent sur qu’il aurait fait.

Tout en convenant tous que la situation actuelle aurait été différente du vivant d’Arafat, certains pensent qu’il aurait traité la situation d’une manière similaire à Mahmoud Abbas, mais dans un style et une approche différents. Mais d’autres disent qu’il aurait eu recours à des mesures plus draconiennes.

Aoudat Nasser, de Bethléhem, pense que compte tenu de l’habileté diplomatique d’Arafat, les Palestiniens se trouveraient dans une situation meilleure, au moins politiquement. Selon Nasser, Israël savait à quel point Abu Ammar - nom sous lequel Arafat était connu - était respecté. Tout le monde accordait un poids énorme à ses paroles, et il avait un impact retentissant, même sur ses ennemis.

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“ S’il disait de se soulever, en vérité, il y avait un soulèvement ” affirme Nasser. “ Israël a le plus profité de la mort d’Arafat. Sur le plan intérieur, s’il avait survécu, il n’y aurait pas eu cette division entre le Hamas et le Fatah. ”

De Ramallah, un journaliste palestinien, Mohammed Hawwash, décrit Arafat comme un maître en théâtre politique. “ De taupinières, il faisait des montagnes ” dit-il, mais les circonstances de la cause palestinienne aujourd’hui sont plus complexes qu’elles ne l’étaient du temps d’Arafat.

Pour autant, Hawwash pense qu’Arafat aurait obtenu plus de la campagne actuelle. “ Il aurait fait ce que le président Abbas fait aujourd’hui, mais à une plus grande échelle. La reconnaissance de la Palestine comme État membre des Nations-Unies aurait été une cause politique et nationale pour Arafat ; il en aurait fait un festival ambulant permanent, ” dit-il.

Haytham Yakhlef, également de Ramallah, nous rappelle ce que les analystes ont déclaré précédemment. “ Il est impossible pour tout dirigeant palestinien d’accepter ce que Yasser Arafat a refusé ” dit-il, ajoutant, “ Certes, il aurait été en faveur de la candidature à l’ONU ; mais s’il vivait aujourd’hui, il n’y aurait ni débat ni division sur ce point. Arafat était un homme qui tenait fermement à ses convictions et décisions. ”

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Pour l’analyste palestinien Ramzi Khoury, la décision de l’Autorité palestinienne de ne pas s’engager dans des négociations avec Israël, en dépit des pressions et menaces internationales, ne contredit pas le mode de fonctionnement d’Arafat. “ Il est vrai que les Palestiniens sont le côté faible, militairement, mais ils possèdent une arme bien plus forte : leur légitimité est reconnue par la plupart des pays ” dit Khoury.

Le directeur du centre Masar, Nouhad Abu Gosh, rappelle que les caractéristiques les plus marquantes du défunt président Yasser Arafat étaient, “ ses convictions inébranlables, mises en principe, et son approche hautement pragmatique dans la défense de ce en quoi il croyait ”, notant qu’“ il était capable de créer une harmonie apparemment impossible entre les contradictions, et qu’il utilisait à son avantage. Arafat était avisé dans les négociations formelles et informelles, tout en menant secrètement une action armée en marge. ”

Pour Abu Gosh, il manque à la cause palestinienne l’un de ses aspects les plus importants, l’unité nationale, ce qui fait obstacle à toute réussite réelle. “ Arafat ne se serait pas engagé dans des batailles majeures sans avoir réglé d’abord les questions internes. Il aurait fait l’impossible pour réaliser l’unité nationale, même au prix ce concessions cruciales ” dit-il

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 “ Yasser Arafat vit toujours en nous ” déclare Kamal Khalil, président du Conseil américano-palestinien. Mais il a été confronté à beaucoup trop d’obstacles pour pouvoir les surmonter à lui seul, dit Khalil. “ Quand Arafat est revenu en Palestine après les Accords d’Oslo, ses méthodes avaient changé par rapport à la période de la vallée du Jourdain et du Sud Liban ” dit Khalil.

Et d’ajouter que si Arafat était toujours là, il aurait lancé le slogan, “ La résistance, le peuple et l’État ”, le même que celui du Hezbollah au Liban, mais bien sûr, avec les nuances prenant en compte la différence des circonstances.

Le militant George Rishmawi pense, lui, que les Palestiniens ont dépassé le point de non-retour. Vu les circonstances actuelles, dit-il, “ aucun dirigeant ne peut faire quoi que ce soit d’important, même si c’était Arafat lui-même ”.

Suleiman Abu Audeh, de Ramallah, est certain qu’Arafat n’aurait pas attendu que la lutte palestinienne soit dans une telle impasse. “ Il aurait fait appel à l’opinion publique, directement, comme il l’a fait en 2000 avec le déclenchement de la Deuxième Intifada. Si Abu Ammar était parmi nous, la situation aurait été en notre faveur à plusieurs niveaux ” dit Audeh

 Fadi Abu-Saada est reporter en Cisjordanie, Palestine, pour le journal libanais Al-Akhbar ( Beyrouth ).

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Du même auteur :

La guerre qui se prépare - 13 mai 2008

Ramallah, le 13 novembre 2011 - Al-Akhbar - Article traduit de l’édition arabe - traduction de l’anglais : JPP

Publié dans : Colères noires
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 21:56

 

Permission de sortie

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Enfance c’était une gare terrible

Où tout s’arrêtait où tout s’épongeait

L’encre sur les doigts avec un mouchoir

Oh ! que j’aimerais Oh ! que j’aimerais

Oiseau colibri savoir inventer la pluie

Avec tes ailes m’envoler jouer tam‑tam

Tam‑tam canne à sucre et puis voler ton âme

Les murs des gares sont en papier buvard

A l’envers tout est écrit mangue ouistiti

Enfance un jeu de massacre une cible

Trop petit pour atteindre le comptoir

Où on dégomme les cafés noirs des gares

Depuis combien de stations on rame

Enfance c’est le crapaud tambourineur

Qui annonce : “ Descendez tous station souffrance ! ”

Quais rails sifflets on connaît ça par cœur

Sous le préau en rangs bérets noirs silence

Enfance c’était une gare de triage

Où tout était joué où tout était triché

Mouchoir déchiré pour bloquer l’aiguillage

Oh ! que j’aimerais Oh ! que j’aimerais

Perroquet turquoise couper par la forêt

Aux lianes phosphores tailler dedans

Et planter de petits totems devant ta case

Dans les halls des gares pupitres en bois blanc

Attendent la cérémonie où on rase

Nos crânes nostalgie mangue ouistiti

Enfance une permission de sortie toujours

Refusée des morceaux de verre pour gratter

L’encre sur le bois oiseau colibri

Sous nos paumes sentir l’âme des crapauds lourds

Monter monter vers nos désirs de tuer

Et de s’asseoir sur les tabourets du bar

Devant combien de quais attend‑on dans le noir

Que les pupitres soient des palétuviers

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Des bananiers géants pour enfance t’aimer

 

Enfance c’était une voix de gorge

Où on se moquait de tout où on cassait tout

Mouchoirs aux fenêtres d’un furieux voyage

Oh ! que j’aimerais Oh ! que j’aimerais

Colibri sortir des statues mortes debout Colibri  

Dans des cimetières où personne ne va                        http://mississippi.centerblog.net

Déposer des petits baisers sur vous amis

Et des cailloux polis mangue ouistiti

Par l’océan lavant les quais à coups de jet                 

D’encre fraîche dans l’herbe qui ne pousse pas

Au milieu des buvards épongeant l’histoire

Que personne n’écrira sauf les murs des gares

Enfance arrêtée là tasses entre les doigts

Figée en morceaux on dirait un coup de feu

Qui règle le problème de la monnaie

Pendant que les grandes tribus de crapauds bleus

Tambourinent tambourinent et voilà

Qu’à l’intérieur du totem de pierre ou de bois

Bat des ailes colibri l’enfance qui meurt

Enfance c’était une station sans arrêt

On montait dans la locomotive à vapeur

Pour vêtir d’un costume toujours rouge et noirOiseau-miroir.jpg

De fumée indécente déesse des gares

Des vieux artistes fous les cadavres en fleurs.

 

Publié dans : P'tits poèmes diabolique
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 15:41

      Je me demande pourquoi je me fatigue à écrire cette histoire depuis des jours ( sauf qu'y faut renvoyer le prédateur B.H.Lévy à ses inventions niaises et morbides ) vu que Mouamar Kadhafi le faisait bien mieux que moi... et avec le sens de l'ironie et la façon du conteur en plus ! 


Kadhafi adresse un testament au monde Kadhafi-etoiles.jpg

 

Publié sur le blog : http://sergeadam.blogspot.com/

 

Traduit de l’arabe en anglais par le professeur Sam Hamod.

 

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux…

 

Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cow-boy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente.

Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent pour l’Union africaine.

J’ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays. Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains. Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs, n’étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils avaient besoin de “ liberté ” de “ démocratie ” et n’ont jamais réalisé qu’il s’agit d’un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits, ni de logement gratuit, ni d’enseignement gratuit, ni non plus de nourriture gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe. Yasser-Arafat_Mouammar-Kadhafi-1.jpg

Non, peu importe ce que j’ai réalisé ! Pour certains ce n’était jamais assez. Mais les autres savaient que j’étais le fils de Gamal Abdel Nasser, le seul vrai leader musulman arabe que nous avons eu depuis Salah-al-Din. Nasser était sur ses traces quand il a exigé le canal de Suez pour son peuple, tout comme j’ai réclamé la Libye pour mon peuple. J’ai essayé de l’imiter pour garder mon peuple libre de la domination coloniale, des voleurs qui nous détroussent.

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée “ capitalisme. ” Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis d’aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler ici avec nous, dans le Jamahiriya libyen.

Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants, alors qu’il en soit ainsi.

 

Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l’OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je suis dressé comme un phare de lumière. Quand d’autres construisaient des châteaux, je vivais dans une maison modeste et dans une tente. Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah‑al‑Din, notre grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris pour moi-même…

En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de “ fou ” de “ bizarre ”, ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma conduite, est et a été sincère et pour mon peuple, et que je me battrai jus mouammar-kadhafi-2.jpg qu’à mon dernier souffle pour garder notre liberté.

 

Puisse Allah Tout-Puissant nous aider à rester fidèles et libres.

 

Colonel Kadhafi Mouammar, Guide de la Révolution, 5 avril 2011

 

Original : mathaba.net/news/?x=626396

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Traduit de l’arabe en anglais par le professeur Sam Hamod.

 

 

Mathaba, Mouammar Kadhafi, 13 avril 2011

Publié dans : Colères noires
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