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Saïd et Diana

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  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Contes et récits de l'arbre aux histoires

Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /2007 01:09

      Il y a quelques temps j'avais copié pour notre blog les petites notes intitulées Petits  contes à rebours qui étaient en fait le début d'un projet de bouquin sur ma traversée perso des années 70 et l'étonnante aventure qu'a été ma vie à partir de là... Ma rupture avec un destin bien précis ainsi que ça a été le cas je crois pour pas mal d'entre nous qui ont aujourd'hui un peu marre d'entrendre dire n'imorte quoi et le pire sur notre jeunesse extra...

Et en voici donc la suite avec un texte que j'avais publié dans mon ex revue défunte et que je réécris en ce moment pour ce p'tit futur bouquin...

A celles et ceux qui ont aussi vécu des choses incroyables à c't'époque d'utopies généreuses et colorées de juger...

 En plein vol

       Ecoute… écoute… je voudrais te raconter une histoire…

      "Les gouines !… les goui-neuh-euh-euh !…"

       Le mot m’avait percutée en plein vol…

       La première fois que je l’ai entendu ce mot j'avais treize années derrière moi qui traînaient les pieds. C'était en plein milieu d'un pré frissonnant de petites herbes crues. La première fois je ne savais absolument pas ce que ça voulait dire et comme j’étais un peu naïve encore j’avais ri pendant que les autres autour de moi et de ma copine Caroll que je tenais drôlement fort soudain par la main dans le pré aux petites herbes crues sous les pommiers promis à une agonie d’automne tournaient la ronde en répétant :

       "Les gouines !… les goui-neuh-euh-euh !…"

       Les autres filles de l’internat qui pour moi restera toujours jusqu’à ce qu’on me fasse la même chose qu’aux pommiers cet automne-là « la pension » tournaient tournaient sur leurs pieds lourds de fillettes adolescentes aux godasses assez moches et aux blouses bleues qui leur donnaient l’allure de petites vieilles qui vont au marché… Vont au marché leur panier au bras elles dodelinent de la tête pareilles à des pintades dos déjà arrondi piétinant sans légèreté et sans l’élégance des oiseaux préparant un ballet de grains de blé autour d’elles…

       Elles c’étaient deux pâquerettes givrées au creux de la même peur… Elles c’étaient des filles aussi et les filles ne les aimaient pas…

 

"Les gouines !… les goui-neuh-euh-euh !…"

       La même peur… Elle les prenait sournoise et avec une petite grimace pas vu pas pris à l’intérieur du ventre… Et elles ne savaient pas pourquoi… La même peur ouais… En regardant la tête pourtant baissée de plus en plus… baissée… les yeux railleurs et cruels des chanteuses qui resserraient de plus en plus… resserraient la ronde… qui haussaient la voix pour que la ritournelle devienne un cri sorti de leurs gorges où des rires résonnaient comme des culs de casseroles qu’on frotte avec un clou. Des culs de casseroles où leurs visages grimaces se reflétaient…

       "Les gouines !… les goui-neuh-euh-euh !…"

       La première fois qu’elle l’avait entendu c’était à la rentrée du second automne à l’internat et elle croyait qu’elle en avait fini d’avoir mal à cause de l’habitude prise du retour dans les bras camarades de réclusion des pommiers qui l’attendaient au fond de la cour là où le petite herbe crue poussait comme un gros hérisson vert doux. Et à cause de la main de Caroll dans la sienne.

        Nos corps silencieux se donnaient la main. C'était tout simplement contre le froid qu'ils voulaient se faire bouclier de doigts. Du froid de la mort d'enfance qui n’se dit pas entre filles quand vient le sang.

       Et le sang était venu cette année-là de leurs douze ans… Cette année-là du grand bouleversement des mondes encore enfants… Des mondes tout comme elles et comme Tom l’ours en peluche embarqué vite fait dans le sac du départ imposture vers la pension sans prévenir à la fin de l’été avec le bleu doux incrédule de ses yeux…

      Tout ce qui me restait… Tout ce qui me restait dans cette année 1968 où un peu de mon sang allait rejoindre celui des rêves réunis des jeunes garçons et filles… eux et moi réunis dans une blessure qui n’en finirait pas… Tom l’ours en peluche tout ce qui me restait…

A suivre...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /2007 00:51

                               En plein vol suite

"Les gouines !… les goui-neuh-euh-euh !…"

Dans notre dos les feux fuyants des balles mensonges claquent sec. Je sens un poids sur mon cou comme si un animal était venu brusque s’y accrocher soudé à ma peau… Il me tire vers la petite herbe drue et je dois lui résister et tout me dit qu’y a pas de raison… Non… pas de raison qu’on puisse m’expliquer de me laisser prendre par une bête dont je n’ai pas idée de ce qu’elle  me veut…

La main de Caroll qui tremble doucement comme une feuille fragile d’un des pommiers qu’elle appelle déjà à la rescousse depuis un moment me supplie de ne pas faire ce que j’ai entrepris il y a quelques mois à force d’en avoir bavé de leur bêtise à la tête de pintade dodelinant et aux chaussures laides et lourdes. La main de Caroll me demande tout bas de ne pas leur tenir tête… La main de Caroll était bonne et chaude au creux de sa paume.

Nous petites comme deux hermines chassées de la cour par les deux syllabes sautillantes qui nous rendaient obscène chaque goûter d'une barre de chocolat noir que je lui donnais. Car je ne pouvais pas manger et mon pain non plus.

Nous ne percevions rien de ce qui se tramait en dessous parce que nous étions seulement des vierges royales emprisonnées. La carapace de la sale petite musique nous asphyxiant nous a tenues longtemps. Des colliers de ses rubis noircis nous serraient la gorge à pleurer. Chacune sans sa main dans l'autre main puisque c'était défendu pour déflorer le corps silence épaissi de son jumeau vitré. Seuls nos cheveux d'arbres se parlaient.

Nos lèvres de velours noir se taisaient lorsque nos sexes minuscules fabriquaient des chemins de coquelicots cloués dans nos draps. Les bonnes-sœurs champignonnaient sur les herbages rouillant un peu sous la patte mouillée de l'hiver pour nous surprendre. Si par aventure nous osions… Pas un baiser volé à la neige fiancée qui recouvrait tes boucles rousses quand tu attendais le car en serrant fort les cuisses pour garder un peu de la chaleur du réveil sous ta jupe plissée. Un peu de moi crissait vers ta candeur nacrée lorsque tu léchais la barre de chocolat noir amère de notre goûter. Seuls nos cheveux d'arbres se parlaient.

       "Les gouines !… les gouineuh-euh-euh !…"

       Nous étions deux fillettes sauvages par le clan des femmes sauvagement abandonnées aux latrines luisantes. C'était une sale petite odeur qui venait se placer entre nous comme une gardienne de tabernacle. Nos corps blindés d'ors et parcheminés d'encens se faisaient canicule sans se mot dire. Et cela durerait des années où le sang signerait de son sceau nos chemises aux caresses de soie. Jusqu'à ce que la tête fine et pointue de l'hermine mémoire ne vienne ouvrir une tranchée de flamboyants dans le triangle sacré de ton absence.

       Je n'ai jamais pu te dire que c'était toi ma vierge royale aux lèvres barbouillées de chocolat noir amer qui m'as empêchée de mourir de froid enfermée dans la faïence camisole des latrines luisantes où seuls nos cheveux d'arbres se parlaient.

A suivre...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 01:07

                              En plein vol

Jusqu’ici elle avait surpris sans comprendre ce qui se tramait vu qu’elle était pas de ce monde des autres qui savaient tant de choses sur elle… tant de choses sur tout et les balançaient là pareilles aux poubelles géantes d’une planète très lointaine… là dans son cou ça avait commencé quand elle était entrée à l’internat il y a un an juste et les pommiers pouvaient en témoigner. Elle leur racontait la moindre des aventures qui lui arrivait… oui… elle n’avait surpris que leurs regards biaisés et leurs chuchotements de souris quand elles passaient avec Caroll se tenant par la main devant le totem dressé au milieu des autres arbres qu’elles avaient ensemble appelé Solitud…

Le grand totem Solitud. Le chef de la tribu. Le premier que les bonnes sœurs allaient faire abattre dans cette automne de 1969… fou et ébouriffé comme la révolte des jeunes feux follets qui dansaient la tête couronnée de leurs rêves au centre des somptueux brasiers où on croyait avoir balancé toutes les nippes crasseuses et grand chic de la haine…

« Les gouines !… les goui-neuh-neuh-neuh !… »

Y avait entre Caroll et elle quelque chose qui reliait leurs deux êtres d’enfance que les autres ne pourront jamais savoir. Oui… c’est bien ça… y avait… le secret… et le secret c’était justement le champ de pommiers au bout de la cour et le rituel qu’elles ont institué autour d’eux et de leur maître Solitud… Solitud… son âme va s’envoler sur les ailes des oiseaux couvertes de rosée à la nuit…

Seuls leurs cheveux d’arbres se parlaient…

Et puis les filles qui tournaient la ronde se resserrant se resserrant autour d’elles sont passées à autre chose… C’n’était ni une ronde ni un jeu et ça elle savait qu’elle allait pas le laisser faire… Non !… du fond rouge cramoisi du volcan où elle était assise sur des couches de lave sèche qui lui brûlaient la peau des fesses elle allait pas le laisser faire… Et tant pis s’il fallait ensuite des dizaines d’extincteurs très au point pour éteindre le brasier…

Ecoute… écoute… car on vient d’entrer dans le vendre de l’histoire…

- Carotte ! La carotte ! heu-heu-heu !…

Ce qu’il faut dire et on aurait dû commencer par là pour que vous puissiez entrer facile dans le ventre de l’histoire c’est que Caroll était une gamine black aux deux nattes longues couleur réglisse paumée au milieu de cette campagne de l’Est à l’époque c’n’était pas rien… Caroll qui arrivait d’Afrique avait la même étrangeté devant les yeux ahuris des filles de l’internat et des paysans dans leur champ où rien que la bouse était noire qu’un ours blanc débarquant seul un dimanche soir de l’autocar quand le troupeau poussait du museau les grilles du stalag Notre-Dame des Anges…

Ce qu’il faut dire c’est que l’autocar ramassait le dimanche soir de village en village crotteux bouseux avec leurs tas de fumiers gras scotchant sous les godasses lourdes déjà des épaisseurs… il ramassait l’autocar aux odeurs trépidantes de gas-oil comme du lait brûlé qui parfumait nos cheveux et nos vêtements… jupes plissées collants de laine pull-over bleu marine et duffle-coat beige… on avait fait un bon en arrière dans le temps… il ramassait l’autocar un peu tout l’monde pris au hasard à l’intérieur bien profond de ces villages où rien du tout n’avait bondi pareil à un diablotin joyeux hors de la boîte aux couleurs de la rebelle année 1968 qu’on venait de traverser les mirettes pleines de soleils pas croyables…

Quoi que… Même si les vaches noires-blanches continuaient à donner du lait tranquilles et le reste avec y avait… y avait Caroll venue direct de Dakar et sa M’man qui servait de femme à tout faire dans la ferme d’un paysan sans femme justement… Sans femme pour faire tout et le reste aussi… avec Caroll sur le dos fillette légère au rire qui fleurissait rose comme les fleurs des eucalyptus au fond du grand tissu couleurs vives orange et sépia aux dessins d’arbres géants… Et c’n’était pas rien...

- Carotte ! La carotte ! Heu-heu-heu !

On n’était pas au courant nous autres au cœur de nos banlieues des grandes villes de ce que ça faisait aux gens d’ici perdus parmi les prés d’herbe fraîche l’arrivée de ces créatures à la peau noire qui s’installaient dans leurs fermes et puis devenaient leur femme vu que des femmes par ces temps ils en manquaient drôlement… Nous autres qu’on avait retirées de force à ces banlieues où les météores des rêves à venir d’un monde jeune et fou nous étaient tombés dessus en éclaireurs nous vivions dans le creuset métisse au milieu des mômes d’ouvriers immigrés et les couleurs ça nous connaissait…

Ce qu’il faut vous dire c’est qu’ici parmi les prés d’herbe fraîche y avait que peu de temps que les gens du Sud éclaboussaient de leurs boubous fabuleux de rouge cinabre et sang et de bleu indigo brûlants mélangés aux jaune citron acides et aux ocre orangés sucrés les terres brunes givrées de glacis violets quand il faisait tellement froid…

A suivre...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /2007 00:51

                         En plein vol suite

Nous… Caroll et moi on se retrouvait d’enfance et dans ces patelins largués de l’Est où c’était la mode extra des cimetières avec croix blanches sur l’estomac on se serrait l’une contre l’autre en marchant le long des chemins de boue obligées sous le regard terrible des gens qui partent à la guerre en chantant…

Seuls nos cheveux d’arbres se parlaient…

- Carotte ! La carotte ! Heu-heu-heu !…

Nos corps silencieux se donnaient la main. C'était tout simplement contre le froid qu'ils voulaient se faire bouclier de doigts.

On ne saura pas qui avait commencé à appeler comme ça la fillette aux deux nattes couleur réglisse… Elles c’étaient deux pâquerettes givrées au creux de la même peur… Elles c’étaient des filles aussi et les filles ne les aimaient pas…

Et de sautiller en dodelinant de la tête et des pieds godasses lourdes… qui avait commencé des paysans toujours un peu corniauds par ci par là ou des filles de l’internat qui la mataient elle et sa M’man depuis deux ans qu’elles avaient atterri dans ce coin où les affaires des vaches c’est c’qui fait causer…

Mais personne sauf elle ne lui donnait son vrai prénom… non personne… Pourtant c’était joli Caroll… ça carillonnait à ses oreilles comme libellule aux ailes vert pomme… diabolo menthe et bulles légères… et lapin volant dans un conte ancien qu’elle avait gardé des années à l’intérieur de sa musette taggée avec Tom le vieil ours râpé qui était tout ce qui lui restait d’avant… avant le stalag Notre-Dame des Anges et la tour de sa chapelle qui lui piquait le cœur à chaque fois qu’elle revenait…

Pour elle qui avait surgi de l’autocar un dimanche soir tout droit sortie de la périphérie des grandes cités blues où la black symphonie se jouait depuis longtemps sur le macadam que les mômes partageaient fraternels voraces Caroll c’était la seule qui avait quelque chose de familier dans le creux de sa paume chocolat si chaude…

Un peu de moi crissait vers ta candeur nacrée lorsque tu léchais la barre de chocolat noir amère de notre goûter… Seuls nos cheveux d'arbres se parlaient…

A suivre...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 01:51

                En plein vol

- Carotte ! La carotte ! Heu-heu-heu !…

Pour elle l’autocar… la première fois… après le train bourré de jeunes militaires qui lui faisaient peur… la gare de Nancy… les rails bleus qui trouaient l’inconnu… le train… La gare elle connaît bien pour la raison que son grand-père à cette époque-là il était conducteur de locomotives… Oui… il l’était encore ou presque avant qu’il meure en même temps que le grand totem dressé de l’arbre Solitud cet automne-là sur un bûcher géant… cet automne-là de 1968 ou bien le suivant comme son grand-père peut-être… elle a des trous dans sa mémoire d’arbre elle aussi… cet automne où elle n’aura rien que des cendres poussières de planète très lointaine entre les doigts…

La première fois l’autocar… son odeur de gas-oil la mordait au plein de l’estomac en plus de la peine pas possible de la cité blues qu’elle avait perdue pareille aux dents tombées que la terre du terrain vague lui a mangée… Et des autres comme elle qui s’éloignent…des petits points de couleur sur l’eau des yeux… ceux qui jouaient sur macadam la black symphonie des mômes périphéries…

1968… elles n’oublieront pas… les profs au collège qui prenaient les tables à pleines mains et construisaient le cercle qui ressemblait à une ronde où on s’installait les uns contre les autres à la même distance du centre… Les profs comme des météores tombés de la lune qui descendaient de l’estrade… là on les avait vus toujours fichés inaccessibles sculptés dans des savoirs métal et terreur du même coup… 1968… soudain ils nous tendaient les mains au large de nos enfances et de la leur très loin… et le trou entre nous il se remplissait de sable doux sous nos pieds nus…

La première fois l’autocar… L’enfance ç’aurait pu être la fête des feus d’artifice qui retombent sur toi après l’éclatement mirage haut très haut… boum !… boum !… pfuitt !… et les bengales roses et orange mandarine citron vert… boum !… Retombent et te font des mirettes chouettes la nuit quand tu les prends penchée à la fenêtre du sixième étage et que tu voles voles avec eux dans le bleu pas croyable de la cité l’été…

Les feux follets déjà de la fête cadavre mais à 12 ans tu le sais pas et tu t’enchantes là écartelée au cœur d’eux en mille couleurs et cris de joie de la rue en folie qui croit crie que c’est ça la vie… boum !… boum !… pfuitt !… mauve colibris des milliers partout et vert pomme éparpillé papillons sur le dedans des iris et les regards pour ne pas les attraper jamais… les laisser libres du ciel…

Les regards des gens heureux… tellement heureux enfin… en… fin… boum !… boum !… pfuitt !… pfuitt !…

La première fois l’autocar… ç’aurait pu être un beau voyage comme elle en faisait dans la motrice avec son grand-père le conducteur de locomotives et le bleu des rails qui coupe devant toi l’inconnu… l’inconnu ami et les grands arbres tribus loin au-delà et le monde à découvrir… Ç’aurait pu être beau s’il n’y avait pas eu le silence de mort juste après la fête et juste avant l’agonie de l’enfance dans son linceul rouge sang.

A suivre...

Par Dominique Le Boucher - Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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