Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Saïd et Diana

Said-et-Diana-2.jpg

Présentation

  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
  • Retour à la page d'accueil
  • Partager ce blog

Texte Libre

Texte Libre

Pour faire défiler les images du catalogue cliquez sur la fenêtre dans le bleu et placer le curseur de la souris sur la page à gauche...

Commentaires

Image de Dominique par Louis

Recherche

Colères noires

Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 23:21

Cet article a été publié sur le site : www.info-palestine.net


Les laboratoires de la Mer Morte : l’affaire Ahava

Samedi 5 décembre 2009

 

Nancy Kricorian


L’usine principale de l’entreprise et son showroom sont situés dans la colonie israélienne de Mitzpe Shalem en Cisjordanie occupée. ( Toutes les colonies israéliennes de Cisjordanie sont illégales en vertu du droit international. )

L’article 49 de la Quatrième Convention de Genève déclare : “ La Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle. ”

37% des actions de l’entreprise sont aux mains de la colonie du kibboutz Mitzpe Shalem, 37% sont détenus par Hamashbir Holdings ( fonds d’investissement de B. Gaon Holdings et de la famille Livnat ), 18% sont la propriété de Shamrock Holdings ( fonds d’investissement de la famille Roy E. Disney ), et 7% reviennent à la colonie du kibboutz Kalia en Cisjordanie. ( Voir : http://www.whoprofits.org/Company %2... pour les chiffres ci-dessus et toute autre information sur l’entreprise. )

Les colonies de Mitzpe Shalem et de Kalia sont des coopératives possédées par les colons qui y vivent, et ensemble elles possèdent 44% d’Ahava. Ces deux colonies sont à l’intérieur du territoire palestinien. Mitzpe Shalem est à environ 9 kilomètres de la Ligne Verte et Kalia, à 30 kilomètres de cette Ligne. Les bénéfices d’Ahava subventionnent donc ces colonies illégales et leurs habitants. Selon la cartographie dressée par Adalah, Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël , quelques communautés palestiniennes vivaient autrefois sur les terres occupées par ces deux colonies : Nabi Musa où se trouve à présent Kalia et ’Arab al-Ta’amira près de Mitzpe Shalem.

Quelle que soit sa nationalité, quiconque peut installer une usine dans n’importe quel pays, mais ce faisant il doit généralement payer des impôts au gouvernement local dont il doit aussi respecter les lois L’usine Ahava est dans le territoire palestinien occupé, mais elle ne paye pas d’impôts à l’Autorité palestinienne, et n’a pas obtenu son permis d’exploitation auprès de ladite Autorité.

Non seulement l’entreprise Ahava profite-t-elle de l’occupation en implantant son usine et ses magasins principaux dans une colonie israélienne illégale, elle incorpore de plus dans ses produits de la boue de la Mer Morte excavée dans une zone occupée, dont elle exploite les ressources naturelles à des fins commerciales. La boue qui est employée dans les produits Ahava est prise d’un site à côté de la colonie de Kalia.


Ce “ pillage ” est illégal en vertu du droit humanitaire international, spécifiquement en vertu des articles 23, 53 et 55 des règlements de la Haye ; les articles 51 et 53 de la Quatrième convention de Genève ; et l’article 8 ( 2 ) ( b ) du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Les produits d’Ahava sont étiquetés “ fabriqué en Israël ”, mais selon le droit international, notamment les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Cisjordanie ne peut pas être considérée comme faisant partie de l’État d’Israël. A cause de cet étiquetage trompeur, il est difficile aux consommateurs d’identifier la source réelle des produits qu’ils achètent. Beaucoup de consommateurs qui achètent des produits israéliens, n’achèteraient pas un produit dont ils savent qu’il a été fabriqué dans les colonies israéliennes illégales de Cisjordanie. Les colonies sont une pierre d’achoppement pour une paix juste dans la région, et les entreprises israéliennes qui basent leurs opérations en Cisjordanie occupée sont considérées comme des profiteurs de guerre.

Avant que CODEPINK ne lance sa campagne de boycott AHAVA, Beauté Volée, nous avons envoyé une “ mission d’enquête ” à Mitzpe Shalem. Deux militants de CODEPINK ont visité l’usine d’Ahava à Mitzpe Shalem début juin 2009. Ils ont remarqué que beaucoup d’employés de l’usine étaient des immigrés russes qui venaient travailler en bus depuis les environs de Jérusalem. Ils ont également noté qu’une importante nouvelle aile de l’usine était en construction.

Un journaliste du quotidien étatsunien-juif en ligne The Tablet qui a écrit un article en août 2009 concernant la campagne de boycott de CODEPINK Ahava, beauté volée n’a reçu aucune réponse d’Ahava au sujet de ses pratiques illégales, mais un porte-parole du gouvernement israélien a offert cette explication : “ Quand ils avaient cette terre, les Palestiniens n’en ont rien fait... et ils ont toujours accès à la Mer Morte. S’ils le voulaient, ils pourraient installer une usine eux-mêmes ”.

Cette réponse était au mieux mensongère, car il a été bien documenté que l’accès palestinien à la Mer Morte, même pour une journée à la plage, est strictement limité par les forces israéliennes de défense et du fait du réseau étendu de barrages routiers dans l’ensemble de la Cisjordanie occupée. Un article dans The Independent, intitulé “ Les Palestiniens interdits sur les plages de la Mer Morte afin d’apaiser les colons israéliens ”. (), montre combien il est difficile aux Palestiniens d’atteindre les rivages, ces rivages même qui sont exploités commercialement par Ahava.

 

En novembre 2009, le Ministre des affaires étrangères néerlandais a accepté de lancer une enquête sur les conditions de fabrication des produits Ahava afin de déterminer si le lieu d’implantation et les pratiques de l’entreprise étaient en contravention avec le droit international et les règlements de l’Union européenne en matière d’étiquetage. Immédiatement après cette annonce du gouvernement néerlandais, le groupe israélien Gush Shalom qui milite pour la paix, a envoyé une lettre ouverte à la direction d’Ahava l’invitant à tenir compte de cet avertissement et de déménager son usine hors de la Cisjordanie occupée.

En réponse à la polémique croissante, l’entreprise Ahava est allée jusqu’à défendre son vol des ressources palestiniennes en prétendant que « la Mer Morte et ses trésors sont internationaux et n’appartiennent pas à une seule nation ». Bien entendu dans cette déclaration, elle tourne le droit international en dérision.

Poursuivant son raisonnement spécieux, Ahava a ajouté, “ l’entreprise a été fondée par amour pour les environs magiques de la Mer Morte et au fil des ans elle a été animée par le profond désir de révéler les secrets des effets rajeunissants des minéraux pour la peau. Il est donc naturel que l’usine se soit installée sur le rivage occidental de la Mer Morte. ”

Ce n’est pas par amour ni motivée par la magie du lieu qu’Ahava a installé son usine sur les terres occupées, pas plus qu’il n’est vrai que la boue extraite par Ahava pour ses produits appartienne à plus d’une nation. Aussi longtemps que les laboratoires Ahava de la Mer Morte ne respecteront pas les droits humains et le droit international CODEPINK inv itera les personnes de conscience à boycotter les produits Ahava.

 

1° décembre 2009 - Codepinkalert - Cet article peut être consulté ici :

http://codepinkalert.org/article.ph...

 

Traduction : Anne-Marie Goossens


Publié dans : Colères noires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 22:38

      Il y a quelques jours comme on faisait des fouilles parmi les vieux bouquins d'une broc avec l'ami Louis à la recherche d'anciens livres illustrés qu'on collectionne car Louis est un passionné d e belles images comme vous savez... je suis tombée sur un bouquin qui m'a tout de suite mise en alerte moi la vieille anar... Il s'agissait de l'histoire en images et en textes de la révolte des Bretons de Plogoff et du Cap Sizun y a trente ans de ça vous vous rappelez ?

      Plogoff pour nous autres insoumis de tout poils... et les Bretons en sont de sacrés alors moi qui vous le dit ! ça a été la lutte âpre et formidable des gens contre l'implantation forcée d'une centrale nucléaire qui allait détruire leur paysage... leur vie... leur désir aussi ancré en eux que leur amour de l'océan de ne pas entrer dans un monde où tout n'est plus que course au productivisme et à la destruction atomique et autre...

      Trouver ce bouquin-là qui manque à ma collec de livres subversifs ça m'a fait un grand chaud au coeur d'autant plus que comme vous savez l'Etat en traîne une sacrée de casserole avec l'affaire du Bugaled Breizh et ses cinq marins entraînés par le fond dans une probable manoeuvre foireuse de l'OTAN...

      Alors je ne résiste pas à l'enthousiasme de vous faire partager quelques extraits de ce livre qui réveille fort en ces temps d'imposture du silence et de l'inertie et quelques images aussi... le tout vaut son pesant de poudre et de grandeur humaine enfin retrouvée !


J'espère que l'éditeur breton Le Signor ne m'en voudra pas de dévoiler ces pages que je dédie aux marins du Bugaled Breizh et à leurs familles avec toutes nos pensées solidaires et fraternelles...


Plogoff‑la‑révolte

Editions Le Signor Imprimerie du Marin Le Guilvinec, 1980

 

Textes : Théo Le Diouron André Cabon Guy de Lignières Jean‑Charles Perazzi Jean Thefaine Daniel Yonnet

 

Photos : Noël Guiriec Paul Bilheux

 

Epilogue : Per‑Jakez Helias

 

Avant‑propos

 

Ce livre n’est ni un roman ni un essai, c’est le témoignage de huit journalistes finistériens qui ont vécu heure par heure, jour par jour, le rude combat de Plogoff et de ses voisines Goulien, Cléden‑Cap‑Sizun et Primelin et ce pendant les six semaines qu’a duré l’Enquête d’Utilité Publique, phase administrative légale avant l’implantation d’une centrale nucléaire.

A Plogoff, la centrale nucléaire doit être construite dans la falaise rocheuse à quelques encablures de la grandiose Pointe du Raz, face à l’Ile de Sein, point final de l’Europe.

Or, les habitants de Plogoff, s’ils rejettent avec force le nucléaire, refusent tout autant de voir disparaître leur identité, leur civilisation. C’est cette lutte du pot de terre contre le pot de fer que ce document raconte. Un combat culturel que paysans, marins, femmes et enfants ont mené avec grandeur et imagination.

 

L’Epopée

 

Le vent joue dans la bruyère comme sur une lyre.

Il chante la chanson de PLOGOFF, celle qui sculpte dans le granit des siècles lavés par des millénaires de marées toujours vaincues, une population de géants qui, dos à la mer, affrontent les naufrageurs des temps modernes, ceux qui veulent tuer la vie d’ici avec la mort d’Hiroshima.

“ PLOGOFF mon amour ”, c’est le printemps endormi, enfoui sous la mousse d’une république hexagonale de platitude et d’ennui, brutalement réveillé et jaillissant de la terre. C’est une parole commune avec une absence totale d’objectivité pour ce qui n’est pas elle. Une rose rouge ne ressemble jamais à une autre rose rouge. Et l’écoute de cette parole collective entrecoupée de cris et de bruits de guerre, donne une impression de retrouvailles et d’épousailles avec l’histoire, avec la mémoire d’un peuple qui refuse l’absurdité des mots venus d’ailleurs, l’illogisme des modèles qui ne sont pas les siens, l’incohérence inconséquente de valeurs qu’on veut lui coller pour mieux la dominer, l’étouffer à jamais dans le moule d’un universel de productivité et de rentabilité.

Productivité, rentabilité, les nouveaux dieux d’une société dont l’énergie est le progrès et le progrès un bulldozer pour niveler, mâter, écraser si besoin est.

Saigner la Pointe du Raz, quadriller le Cap Sizun d’autoroutes, de pylônes, inoculer le nucléaire dans les falaises de Feunteun‑Aod : les gens de PLOGOFF ont peur. Peur de l’atome c’est certain ; peur surtout de se perdre et de disparaître.

Les envahisseurs ne sont pas les éléments qui ont façonné le Plogoffiste, pas le feu de la terre, pas l’eau du ciel, pas le vent de l’Océan, pas la tempête du grand large.

Les envahisseurs, ce sont l’atome, ses déchets, son béton, son chantier ; une nouvelle marée humaine qui va bouleverser le visage et l’âme du Capiste et qui veut entrer avec violence dans son site, dans sa vie, pour casser son histoire, la récupérer ou l’enterrer dans la tombe de l’oubli.

Les envahisseurs sont les naufrageurs d’une civilisation, d’une culture, d’une légende ; de la magnifique épopée du bout du monde écrite depuis toujours par les voyages du marin, le souffle du large, la femme de Plogoff, seule, forte, silencieuse qui retourne les cailloux du champ.

Une épopée dont les fresques ont couleurs, lignes, formes et forces de cette flèche de granit qui nargue l’horizon, grandiose défi à l’Océan et où se mêlent au quotidien, héroïsme et mysticisme, dans une communauté qui, après avoir vaincu la mer, doit aujourd’hui vaincre la tentation des hommes.

La tentation du progrès, du confort, de la sécurité, de l’absence de risques, eux, gens de PLOGOFF, dont le risque est le permanent quitte ou double avec la mort, un quitte ou double à la loyale.

Mais cette fois‑ci le péril est différent, mortel, traître, venu d’où on ne l’attendait pas.

C’est l’intrusion d’autres modes de penser, de vivre.

C’est la colonisation d’un type de développement, de croissance qui s’impose à la canonnière et habille son impérialisme d’un langage raffiné, trompeur, sans racine sur la lande de Lescoff : Enquête d’Utilité Publique, procédures légales, démocratie, intérêt général, pouvoir central, pouvoir administratif, pouvoir judiciaire, suffrage universel, élection : mots de velours pour chape de fer, mots‑camisoles qui font jaillir les barricades, lancer les pierres de la liberté de chacun contre les fusils de tout le monde, contre les lacrymogènes de la force et du droit, mots‑pilliers d’un ordre nouveau. Les Parisiocrates sont les nouveaux colonisateurs.

 

Alors l’invincible Armada de la République Française a jeté de la fumée pour faire pleurer de dérision sur la révolte de ces “ quelques deux cents agitateurs, des étrangers pour la plupart ” a dit un ministre. Encore un “ bon bec ” de Paris…

Chaque jour pendant six semaines, les Capistes ont mobilisé leurs forces vives pour ne pas devenir demain les Palestiniens de la Bretagne.

PRIMELIN, GOULIEN, CLEDEN, St‑Yves, Trogor, des batailles entrées dans la légende, dans les cahiers de l’école, dans l’histoire de tous. Des batailles et des blessures qui ne peuvent plus se refermer, et qui purulent le pus d’une pollution venue d’ailleurs. ( … )

 

Alors les dissidents de l’extrême ouest ont créé de nouvelles formes d’être ensemble, exemplaires car, comme eux, nous, aussi, nous pouvons être nous‑mêmes et ensemble, à la fois dans notre diversité et notre totalité, sans goulag, sans tortures étatiques, sans déracinement. Le pas de nos galoches peut lui aussi couvrir le bruit des bottes policières qui sourdent déjà de notre décadence apathique.

L’enjeu du nucléaire a servi de révélateur et de réveil à la conscience de l’homme, à notre désir naturel de société de fraternité.

Et la question dépasse le temps d’une centrale ou pas à Feunteun‑Aod. ( … )

 

Qu’on le veuille ou non : ou bien nous vivrons et nous aimerons avec nos tripes ou bien nous mourrons et nous tuerons avec ce qu’on aura fait de nous et qui ne sera plus nous.

Et, paradoxalement, l’ère du nucléaire ramène la conscience humaine à la bougie.

Nous aurons bonne mine quand en plein midi, bougie à la main, nous irons comme Diogène le cynique en déclarant : “ Nous cherchons un homme ”.

Alors n’est‑il pas temps d’écouter PLOGOFF‑l’Espérance répondre à Paris qui lui demande ce qu’elle désire : “ Que tu t’ôtes de mon soleil ” ?

Publié dans : Colères noires
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 23:14
Cet article a été publié sur le site : www.info-palestine.net
Telle une lumière pour les nations

 Jeudi 26 novembre 2009

 

Gilad Atzmon

The Palestine Chronicle

 

Si nous sommes préoccupés par la paix et si nous voulons la faire prévaloir, alors ce que nous devons faire, c’est nous éloigner autant que nous le pouvons de toute affiliation spirituelle, idéologique, politique et militaire avec le sionisme, avec Israël et ses lobbies.

 

“ Israël est la lumière sur les nations ” selon la Torah. En effet il l’est, et ce n’est pas juste parce que la Torah le dit. Israël devance tout le monde dans bien des domaines. Prenez par exemple, le terrorisme sur les populations civiles et l’usage de certaines tactiques parmi les plus ravageuses en vies humaines de vieillards, de femmes et de jeunes.

Le Jerusalem Post indiquait hier que le président de la Commission militaire de l’OTAN, l’amiral Giampaolo Di Paola, était venu en Israël en début de cette semaine pour étudier “ les tactiques et les méthodes des Forces de défense israéliennes que la coalition militaire pourrait utiliser dans sa guerre en Afghanistan. ” Un haut fonctionnaire israélien de la Défense a ajouté, “ La seule chose qu’a à l’esprit l’OTAN actuellement, c’est comment gagner en Afghanistan... Di Paola a été très impressionné par les FDI, qui sont une source majeure d’informations en raison de notre expérience opérationnelle. ”

Je voudrais conseiller aux deux, au fonctionnaire isr aélien et à l’amiral Di Paola, de refréner quelque peu leur enthousiasme. Les FDI n’ont pas gagné une seule guerre depuis 1967. C’est vrai, elles ont assassiné de nombreux civils, elles ont rasé de nombreuses villes, elles ont affamé des millions de personnes, elles ont commis des crimes de guerre, quotidiennement, pendant des décennies et pourtant, elles n’ont pas gagné de guerre. Alors, les FDI ne peuvent pas vraiment apprendre à l’OTAN comment gagner en Afghanistan. Si les généraux de l’OTAN sont assez stupides pour suivre les tactiques des FDI, comme les généraux israéliens ils vont commencer de voir les accusations de crimes de guerre leur tomber dessus. Ils pourraient même, avec un peu de chance, partager leurs cellules avec certains Israéliens le moment venu, quand la justice aura été rendue.


L’amiral Di Paola a passé deux jours avec le tristement célèbre chef d’état-major des FDI, le général Gabi Ashkenazi, l’homme qui a commandé les FDI à Gaza en décembre dernier.

Dans l’Etat juif, ils étaient très enthousiastes avec la visite de l’amiral Di Paola. Ils l’ont juste perçue comme une nouvelle réaffirmation du “ les affaires, comme d’habitude ”. La venue du dirigeant suprême de l’OTAN est tombée à point pour les convaincre que personne ne s’attardait sur le rapport Goldstone. “ La venue de Di Paola est significative ” selon le Jerusalem Post, “ car elle intervient à un moment où les FDI sont de plus en plus critiquées après le rapport Goldstone sur l’opération Plomb durci et après la décision de la Turquie - qui est membre de l’OTAN - d’interdire à Israël de participer aux exercices aériens communs. ”

Toutefois, il serait essentiel de s’étendre sur les intérêts mutuels qui apparaissent entre les deux parties, Israël et l’OTAN. “ Au cours de leur réunion de mercredi, Ashkenazi et Di Paola ont discuté de la manière d’améliorer les liens militaires Israël/OTAN, et du projet de faire participer un navire de la marine israélienne dans l’opération Active Endeavor, une mission de l’OTAN créée après les attaques du 11 Septembre dans le cadre duquel les navires de l’OTAN patrouillent en Méditerranée pour prévenir tout trafic illicite du terrorisme. ”

 

C’est en effet, pour les Israéliens, une réorientation nécessaire, au moment où les navires israéliens opèrent en Méditerranée comme une bande de Pirates yiddish ( Yidisshe Piraten ), agressant, détournant et dévalisant des navires dans les eaux internationales. Dès qu’ils pourront opérer sous pavillon de l’OTAN, les Israéliens seront en mesure de terroriser tout navire en haute mer, au nom de l’ “ Occident ”. Pour l’Etat juif, ce serait une avancée majeure. Jusqu’à maintenant, les Israéliens ont commis leurs atrocités au nom du peuple juif. Une fois qu’ils opèreront sous pavillon de l’OTAN, les Israéliens pourront pirater au nom de l’ “ Europe ”. Une telle évolution serait une preuve supplémentaire de la transition spirituelle et idéologique, au sein du Sionisme, de la “ terre promise ” à la “ planète promise ”.


Alors que les Israéliens ont désespérément besoin de la légitimité de l’OTAN, l’OTAN est de loin plus modeste. Il n’a besoin que de la connaissance et des tactiques. Pour une raison quelconque, il insiste pour apprendre des Israéliens comment infliger des souffrances à une population civile. C’est-à-dire, plus de souffrances qu’il n’en a déjà infligées. “ D’après les officiels de la défense de l’OTAN, Di Paola a utilisé ses réunions avec les FDI pour s’informer sur les technologies qui peuvent être appliquées pour la guerre en Afghanistan ”.

Le Jerusalem Post rapporte qu’Israël est “ un leader bien connu dans le développement des blindages spécialisés contre les engins explosifs improvisés ( EEI ), autrement dénommés, bombes sur le bord de la route. ” C’est en effet le cas. Les généraux israéliens ont compris depuis longtemps que leurs chers jeunes soldats préféraient se cacher dans leurs chars d’assaut plutôt que d’affronter “ l’ennemi ”, c’est-à-dire la population civile, les gamins, les personnes âgées, et les femmes. Mais cela ne s’arrête pas là, Di Paola était également intéressé par “ les capacités israéliennes à collecter les renseignements et par les méthodes utilisées par les FDI lors de leurs opérations dans les centres urbains ”. Di Paola a noté que “ l’OTAN et les FDI étaient confrontés aux mêmes menaces - l’OTAN en Afghanistan et Israël dans sa guerre contre le Hamas et le Hezbollah. ”

 

Je voudrais suggérer à l’amiral Di Paola de lire sans attendre le rapport Goldstone à fond, pour qu’ainsi il se rende compte des conséquences juridiques qu’impliquerait, pour lui personnellement, de se mettre à appliquer les “ tactiques israéliennes ”. Si l’amiral Di Paola veut servir son armée il a raison en effet de venir en Israël, pour y rencontrer tous les criminels de guerre tant de l’armée que de la politique, ainsi il saura exactement ce qu’il “ ne faut pas faire ”.

Les chances de l’OTAN de gagner la guerre en Afghanistan ne sont pas limitées, elles sont en réalité épuisées. L’OTAN ne peut que perdre. Certains analystes militaires et anciens généraux soutiennent qu’elle est déjà perdue. L’OTAN s’est livré à suffisamment de carnages contre le peuple afghan, sans même réussir à atteindre le moindre de ses objectifs militaires ou politiques. Etant donné qu’Israël s’est fait sévèrement humilié au Liban en 2006 par un Hezbollah paramilitaire minuscule et qu’il a échoué à réaliser ses objectifs militaires dans l’opération Plomb durci dans sa guerre génocidaire contre le Hamas, l’OTAN n’a rien à apprendre des Israéliens. Si l’OTAN poursuivait la mise en œuvre des tactiques des FDI, tout ce qu’il ferait serait d’en arriver à réduire de façon dramatique la sécurité à travers l’Europe et l’Amérique.

Si nous sommes préoccupés par la paix et si nous voulons la faire prévaloir, alors ce que nous devons faire, c’est nous éloigner autant que nous le pouvons de toute affiliation spirituelle, idéologique, politique et militaire avec le sionisme, avec Israël et ses lobbies. Si “ Israël ” est bien une “ lumière pour les nations ”, quelqu’un pourrait-il nous expliquer à tous pourquoi sa perspective de paix devient de plus en plus mince et sombre.

 

Ma réponse est toute simple. Israël peut être facilement perçu comme la “ lumière des nations ” tant que vous apprenez d’Israël ce qu’il ne faut pas faire. En fait, c’est le message que nous ont laissé les grands prophètes humanistes Jésus et Marx. Aime ton prochain, sois parmi les autres, transcende la tribu jusqu’au royaume de l’universel. En réalité, c’est exactement ce que les Israéliens ne parviennent pas à comprendre. Pour quelque raison, ils s’aiment presque autant qu’ils haïssent leurs voisins.

Si l’amiral Di Paola veut gagner les cœurs et les esprits du peuple afghan ( plutôt que “ gagner la guerre ” ), il lui faut d’abord apprendre à aimer. C’est quelque chose qu’il n’apprendra pas à Jérusalem ni à Tel-Aviv. Mais à Gaza, à Ramallah et à Naplouse, plus probablement.

 

Gilad Atzmon est écrivain et musicien de jazz, il vit à Londres. Son dernier CD : In Loving Memory of America.

 

Du même auteur :

 

-  Du fleuve à la mer

-  Un automne à Shanghai

-  L’IDF ou le scalpel d’Israël

-  Adhérer au Club Minyan de l’Aipac, moi ? Vous voulez rire ? Très peu pour moi

-  Le pétage de plombs d’Aaronovitch et la démolition du pouvoir juif

 

Londres, le 23 novembre 2009 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP

Publié dans : Colères noires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 23:26

Cet article est publié sur le site : www.info-palestine.net


Israël .. L’armée sous la domination des religieux

 Samedi 14 novembre 2009

 

Saleh Al-Naami

 

Les programmes, enseignés dans les écoles religieuses organisées au sein de l’armée, sont racistes et forment les soldats à être les plus féroces pour tuer les Arabes, écrit Saleh Al‑Naami.

 

La conférence annuelle tenue par des officiers supérieurs de l’armée israélienne et présidée par le chef d’état-major Gabi Ashkenazi, a récemment eu lieu dans une base militaire dans le centre d’Israël et a été suivie par tous les officiers de grade de lieutenant-colonel ou supérieur.

L’écrasante majorité des officiers ayant assisté à la conférence font partie du courant religieux sioniste ; un reportage diffusé par les chaînes de la télévision israélienne de cette réunion montrait une pléthore d’officiers supérieurs portant une kippa crochetée, ce qui a poussé le chef du renseignement militaire israélien, le général Shlomo Gazit, à déclarer : ces images prouvent que “ l’armée israélienne est tombé sous l’emprise des religieux sionistes. ”

L’éruption du courant sioniste religieux aux postes de direction dans l’armée et dans les unités d’élite militaire à conduit à une vive polémique en Israël concernant la répercussions de ce phénomène sur l’avenir de l’Etat sachant que les religieux sionistes ne représentent que 8% de la population juive en Israël, tandis que les adeptes du courant religieux ultra-orthodoxe ne constitue que 22% de la population, ces derniers ne sont pas mobilisables dans l’armée et sont exemptés du service militaire afin de leur permettre la poursuite des études à temps plein dans les écoles religieuses.

Le différend entre les religieux sionistes et les religieux orthodoxes réside dans la justification de la création de l’Etat d’Israël. Au début, le courant religieux orthodoxe, s’est opposé à la création d’Israël qui, selon lui, ne pourra intervenir que lors de la venue du Messie, alors que le courant religieux sioniste considère que la création d’Israël est une condition de la venue du messie et non le contraire.

C’est pour cette raison que les religieux sionistes se sont engagés dans les différentes institutions de l’État, en particulier l’armée, alors que les religieux orthodoxes ont accepté Israël comme un fait accompli.

 

Données significatives

 

Selon les chiffres publiés par le ministère de la défense en 2008 : 60% des officiers des unités de combat, 70% des brigades d’infanterie et 75% des unités spéciales sont des religieux sionistes.

L’ancien vice-chef d’état-major, Dan Harel, affirme que les sionistes religieux, dirigent la plupart des bataillons et des brigades d’infanterie, à savoir : les brigades Hnahal , Golani et Givati. Les religieux sionistes monopolisent totalement la direction des unités d’élite de Sayeret Matkal, Eyjoz, Samson et Dokhaevat, ainsi que le contrôle des unités d’élite de la police israélienne YASAM.

L’ancien commandant de la région du nord dans l’armée israélienne, Moshé Kaplinski prévoit le contrôle, par les religieux sionistes, de tous les organes de l’armée au cours des deux prochaines décennies si leur engouement vers les postes de direction perdure.

Les adeptes du mouvement religieux sioniste ne se sont pas contentés de courir derrière le contrôle de l’armée, ils se sont aussi rendu compte de l’importance d’investir le service de renseignement interne ( Shabak connu sous le nom de Shin Bet ), considéré comme l’organe le plus influent dans la prise de décision dans l’État juif.

L’ancien président du Shabak, Perry Yaakov, indique que la plupart des responsables du Shabak sont des religieux, sachant que l’actuel vice-président du Shabak, désigné par “ A ” est aussi un religieux sioniste et il est le plus probable remplaçant du président de l’agence du contre-espionnage, Yuval Diskin.

 

Les motivations pour rejoindre les unités de combat

 

Jusqu’au début des années quatre-vingts, la proportion des sionistes religieux dans les instances dirigeantes de l’armée était faible. Jusqu’à cette période, les membres des kibboutzim qui étaient laïques contrôlaient d’une manière exclusive les postes de direction, à tel point que l’appartenance au kibboutz signifiait l’appartenance aux unités d’élites, Moshe Dayan , Yitzhak Rabin, Moshé Ya’alon, Amnon Lipkin-Shahak, Uri Ssagyh et d’autres généraux venaient de kibboutzim .

Mais depuis cette époque il y a eu un retournement important de la situation et la proportion des personnes provenant des kibboutzim rejoignant les unités de combat a considérablement diminué en raison de la désillusion de ces derniers sur “ le devoir de se sacrifier pour l’Etat ”. A la différence du mouvement sioniste religieux qui, lui, a incité ses partisans à s’engager dans des brigades et des unités spéciales. Si le service militaire est obligatoire en Israël, l’armée ne force pas les soldats à rejoindre les unités de combat et chaque nouvelle recrue au sein de l’armée choisit elle-même l’unité qu’elle souhaite intégrer.

Les autorités du mouvement sioniste religieux n’ont pas caché leurs motivations derrière l’incitation de leurs membres à rejoindre les unités de combat et à s’accaparer des postes de direction dans l’armée, plusieurs rabbins de premier plan ont affirmé que cette approche vise à renforcer leur contrôle sur l’armée, car cela constitue une garantie importante pour ce courant d’avoir un impact sur la prise de décision dans le pays, et de ce fait, leur influence sera beaucoup plus grande comparée à leur proportion dans la population totale.

Le rabbin Abraham Shapira, chef de file de ce mouvement, a émis une fatwa dans les années quatre-vingts qui considère que “ la mobilisation dans des unités de combat est un sacrifice pour dieu ” et que “ le service militaire et l’esprit combatif sont imposés par Dieu pour diriger le projet sioniste ”.

 

Foyers du terrorisme

 

Afin d’assurer à leurs fidèles de préserver les valeurs religieuses durant leur service militaire, les responsables religieux de ce mouvement ont réussi à conclure des accords avec les dirigeants de l’armée afin de créer des institutions religieuses permettant à des officiers et à des soldats religieux de bénéficier d’études religieuses durant leur service militaire et des instituts connus sous le nom Yeshivat Hesder furent crées. Jusqu’à présent, 42 instituts de ce type ont vu le jour, le plus important et le plus grand est l’institut Mercaz Hrab dans Jérusalem occupée.

Bien que c’est l’armée qui finance la création de ces instituts et paye les salaires les rabbins qui les dirigent, ce sont les sionistes religieux qui ont un contrôle absolu sur ces écoles. En raison de l’extrême importance de ces écoles pour le courant sioniste religieux, leur gestion est confiée aux plus grands rabbins et d’autres personnes connus pour leur extrémisme radical.

 

Les programmes enseignés dans ces écoles sont des programmes racistes et forment les soldats pour être les plus féroces pour tuer les Arabes.

Le rabbin Shmuel Rosen, président de l’Institut religieux militaire à Maale Adumim, a déclaré enseigner à ses étudiants ( soldats et officiers ), la fatwa “ Amalek ” émise il y a deux années par le Rabbin Mordechai Eliyahu, président de l’institut Tsomet et grande référence religieuse juive. Cette fatwa émise en mars 2008 et qui a reçu un large succès appelle à l’application de la loi dite des “ Amaleks ” sur quiconque voue une haine à Israël. Cette loi appelle à tuer les hommes, les enfants, les nourrissons, les femmes, les vieux et même les animaux : “ Tuez tous les Amaleks, tuez-les et dépossédez-les de leurs biens, n’ayez aucune pitié d’eux. Tuez-les les uns après les autres. Ne laissez aucun enfant, aucune végétation, tuez leur bétail, du chameau jusqu’à l’âne. ”

Eliyahu considère les Palestiniens comme les “ Amalek ” de ces temps sur lesquels doit s’appliquer cette loi.

Plusieurs fatwa racistes ont été émises par les directeurs de ces écoles ; ainsi, le rabbin Shlomo Riskin, directeur de l’Institut militaire de la colonisation religieuse Shomron Krnih dans le nord de la Cisjordanie, a émis une loi pour rendre licite le pillage des récoltes d’olives palestiniennes et l’empoisonnement des puits d’eau.

Le Rabbin Iiezer Mlmid, Directeur de l’Institut religieux militaire dans la colonie Tafouh, au sud de Naplouse, a édicté une fatwa à ses étudiants les autorisant à voler les récoltes agricoles des palestiniens, au motif qu’ “ ils font partie des goys. ”

 

La guerre à Gaza comme exemple

 

On ne peut pas comprendre la brutalité de l’armée israélienne dans sa guerre criminelle contre la bande de Gaza sans tenir compte de la nature de la composante humaine des brigades et des unités militaires israéliennes qui ont participé à cette guerre.

Bien qu’il existe des instructions précises du commandement de l’armée de l’adoption de la stratégie de la “ terre brûlée ” pendant la guerre, on ne peut pas ignorer le fait que toutes les brigades d’infanterie qui ont participé à la guerre, à l’exception de la Brigade des Parachutistes, étaient dirigées par des généraux qui sont des sionistes religieux, justement ceux qui subissent un fort endoctrinement raciste.

Le journal israélien Ha’aretz a révélé que les écoles rabbiniques ont distribué aux soldats une fatwa émise par le rabbin Shlomo Avner, directeur de l’école extrémiste Kohnim Attiyrat dans Jérusalem, demandant la mise à mort des Palestiniens.

Au même moment, le rabbin militaire en chef, le général de brigade Avi Ronzki accompagné de rabbins extrémistes, a rendu plusieurs visites aux soldats durant la guerre au cours desquelles, il a exhorté les soldats à tuer les Palestiniens, soulignant qu’il n’y a pas de civils parmi eux.

Selon le journaliste israélien Amos Harel, citant un des soldats qui ont participé à la guerre, le rabbin de Safed Eliahou Saül , a fait un certain nombre de sermons aux soldats pendant la guerre, les exhortant à “ tuer des Palestiniens sans aucune compassion. ”

 

Garantie de la poursuite du conflit

 

Les enjeux du courant sioniste religieux actuel est de pousser ses partisans à accéder à des postes-clés dans l’armée et dans les établissements de sécurité afin d’influencer les décideurs du pays.

Bien que le gouvernement soit l’organe décideur officiel, il est d’usage en Israël que la décision politique soit subordonnée à l’avis des militaires et des services de sécurité avant toute prise de décision importante. Cette influence prépondérante des militaires a amené Dan Kertiser, ancien ambassadeur américain à Tel - Aviv, à déclarer que “ le chef du Shin Bet est le dirigeant de facto d’Israël. ”

Il est bien évident que si les adeptes du courant sioniste religieux continuent à rafler les postes de direction dans l’armée et la sécurité, les conseils qu’ils fourniront aux politiques seront largement influencés par leurs positions religieuses.

Par exemple, l’ancien ministre israélien de l’Education, Yossi Sarid, a accusé l’ancien directeur du Collège de défense nationale de l’armée israélienne, le Général Yaakov AmiDror sioniste religieux, d’avoir “ fabriqué ” selon sa ligne politique des évaluations stratégiques et de les avoir fourni au gouvernement ; il a ajouté que Dror avait dépassé le cadre de sa fonction pour convaincre les membres du gouvernement de l’inutilité des négociations avec l’Autorité palestinienne, la Syrie et le Liban.

D’autre part, les partis israéliens se font la concurrence dans le recrutement des généraux qui partent à la retraite dans leurs listes électorales, ce qui ouvre la voie aux sionistes religieux dans plus de participation aux prises des décisions politiques. Plus le nombre de hauts gradés religieux sionistes partant à la retraite est grand, plus leur influence sur la décision politique augmente. Ce qui signifie que la course des religieux sionistes vers des postes clés dans l’armée sera un facteur supplémentaire de l’échec des chances pour parvenir à un règlement politique du conflit.

Etant donné que la force de contribution des adeptes de cette tendan ce à l’effort de guerre dépasse celle de n’importe quel autre courant, les chefs religieux et les élites intellectuelles de ce mouvement exigent du gouvernement une oreille attentive et une prise en compte de leur position. Les religieux sionistes ne cessent de rappeler leur forte contribution dans la deuxième guerre du Liban, en mettant en parallèle le nombre de soldats tués dans cette guerre de la colonie Eli, ville de sept cent colons où habitent des adeptes de ce courant, qui est égal au nombre de soldats tués de Tel-Aviv, une ville de plus d’un million d’habitants.

 

Atteinte à la démocratie

 

Il est clair que le contrôle des adeptes du courant religieux sioniste de l’armée à des effets profonds sur la nature du régime en Israël, et entraînera l’érosion de la vie démocratique dans ce pays. Bien que l’une des caractéristiques d’une démocratie est que la hiérarchie militaire est sous les ordres du gouvernement élu, les partisans de cette tendance placent la loi de la Torah au dessus de toute autre loi y compris les lois émises par le gouvernement élu en Israël.

Quand un journaliste a demandé au rabbin le général Rontski “ Si le gouvernement élu vous donne des instructions contraires à celles données par le Rabbin Mordechai Eliyahu, à quelles instructions allez-vous obéir ? ” Rontski répondit fermement et sans équivoque : “ Je suivrai les instructions du rabbin Eliyahu et je démissionne de l’armée. ”

De là, il n’est pas étonnant de voir des officiers et des soldats de l’unité de Samson, dont la grande majorité sont des sionistes religieux, annoncer lors d’une cérémonie, vendredi dernier, que si le gouvernement émet des ordres d’évacuation des colonies, ils refuseront d’obéir. Il est à noter que des politiciens de la droite isra élienne ont défendu ces soldats et rejeté les appels pour les punir.

 

Sur le même sujet lire l’article :

http://www.isesco.org.ma/francais/g..

 

9 novembre 2009 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :

http://www.aljazeera.net/NR/exeres/...

Traduction de l’arabe : Leïla


Publié dans : Colères noires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 00:26

Ils n’ont vraiment pas honte…

Epinay, 11 novembre 2009     

 

Ouaouf ! Je ne sais pas ce que vous en pensez vous mais moi les commémorations ça m’a toujours fait suer et ça a une odeur de truc réchauffé des centaines des milliers de fois pour nous enfumer le terrier bien comme y faut et qu’on se laisse faire ouallah !… Heureusement qu’y a des types formidables qu’on peut encore aimer et respecter nous autres les ouistitis de la lune des qui ont la plaisante idée de les prendre à rebrousse-poil les commémorations en nous laissant à nos pâquerettes le jour pile des flonflons obligés ressassés rassis… Ouaouf !

Y a notre Léo qui s’est tiré un 14 juillet c’est du pas croyable quand on y repense et ça incite à la vraie révolte la bonne la totale celle des ouvriers de la CNT à Barcelone et des travailleurs grévistes en France dans cette fameuse année 1936 et de tant d’autres encore… Et pis pour ce 11 novembre ahurissant de bêtise gonflante quand on sait qui et comment ils l’ont magouillée la petite guerre pour les tenir les prolos justement hein ? eh bien on a désormais le combattant palestinien Yasser Arafat qui lui n’a jamais rien lâché de la cause de son peuple comme le dit si justement René Naba dans on article et sur son blog… Ouaouf !

J’sais pas ce que vous en pensez mais moi franchement je trouve qu’ils sont gonflés et que vraiment alors ils ont pas honte… Ouaouf ! Ouaouf ! La honte d’ailleurs l’achouma comme ils disent les Arabes… eux les blaireaux qui décident des teufs bourges et nationalo machin ils ne savent pas du tout ce que c’est faut croire depuis le temps qu’ils se remplissent le bide avec la misère des p’tits mômes palestiniens et qu’ils dévorent de la barbaque nourrie au tourteau de soja cultivé volé aux populations des pays d’Afrique qu’ils regardent en se bidonnant crever la gueule ouverte ! Ouaouf !

Donc y a deux jours ils nous ont encore une fois tous ensemble les marioles des radios nationalo… toujours ce mot que j’arrive pas à écrire c’est pas du langage chien rien à faire ! Ouaouf ! enfin vous voyez de quoi on cause mézigue et le clébard des rues… encore une fois bourré les esgourdes avec la fête incontournable de la chute du mur… Y a pas à dire ils l’ont bien vissée leur opinion que la population qu’est à l’écoute est bonne pour l’abrutissage l’équarrissage le laminage intérieur complet et le vidage de toute sa compréhension de l’histoire des êtres qui l’entourent et qu’on peut y aller Zouh !…

Faut quand même pas manquer de souffle au‑dedans de son gros ballon rempli à donf de vide qui leur sert de ciboulot pour venir nous bassiner avec le conte qu’y aurait eu d’un coup comme ça la fin d’un monde pourri d’un côté celui des autres les ahuris méchants des communos avec leurs idées qui ne font rien qu’à empêcher de vivre gras repus ravis et de l’autre l’arrivée providentielle et vermeilleuse d’un monde heureux et bon… Ouaouf ! le leur le “ nôtre ”… Enfin pas le mien ni celui du clébard sauvage et rebelle qui m’accompagne Ouaouf !

Faut être dégoutté de rien du tout pour nous faire des pages et des pages de raminagondis sur la liberté qu’est arrivée avec ses bottes de sept lieues la gredine… et qui a submergé toute l’Europe le reste on s’en tape de sa présence bienveillante youpi ! Mais si jamais on l’avait la liberté désormais ça serait la liberté de quoi au juste ? Probable que la seule l’unique qu’ils ont été capable de répandre de renverser de bitumer sur tous les autoroutes de la pensée la seule qu’est convenable à leurs yeux de grands libérateurs du monde blanc judéo‑catho gréco‑latin c’est d’en avoir pas lerche d’idéal et d’idéologie et surtout pas de ceux – les idéaux – qui donnent envie de se révolter ensemble contre leurs magasins à bouffe et à choses qui débordent qui débondent qui dégueulent et qui nous ont anéanti notre intuition populaire en un siècle à peine…

Ouaouf ! La liberté d’entrer à donf les pattes ligotées le museau muselé le cerveau électrochoqué dans leur société mondiale morbide qui fait que pour vivre comme des blaireaux vieux et moches avec des apparts des baraques à crédit des bagnoles des écrans géants des consoles de jeu des fringues de pseudos riches des bijoux des sacs à main d’imitation des billets du loto des collines de déchets nucléaires à crédit faut noyer les moutards du Sud dans des marées blanches de lait qui coûte pas assez cher et des marées noires de biocarburants raflés aux forêts du Brésil par des hectares de canne à sucre qui sucrent les fraises de la p’tite planète crevée pourrie comme un chien Ouaouf !

Sûr que cette liberté‑là elle a honte de rien elle… Et les murs qu’elle constru it qu’elle bétonne qu’elle fomente à l’intérieur de la tronche des gens depuis qu’ils ont arrêté de lutter solidaires pour des utopies humaines et généreuses et qu’ils se sont laissés investir par le plaisir mortifère de posséder le plus d’industries d’armement le plus de généraux et de militaires dévoués le plus de centres de torture et de polices secrètes bénis par les curetons les rabbins les imams et tous les autres adorateurs du dieu qui déjà quand on était p’tits nous pompait l’air à nous empêcher de roupiller le matin pour aller servir les messes de la bêtise et de la soumission à des tyrannies de frustrés et des promesses de s’en mettre plein le cornet destinés à protéger leurs fabuleuses et fascinantes sociétés d’adorateurs du pognon et de la mort sont les plus convenables qui soient…

Mais bon… si vous pensez un peu hein ? Si vous réfléchissez qui c’est la clique qui fomente cette foutaise de farce et qui s’en met plein les fouilles pour finir sur le dos des p’tits loustics du Sud et de ceux du Nord qui vont suivre avec leur liberté sucette chocolat‑vanille qu’ils l’ont léchée jusqu’au bâton et qui faut yoyoter de la touffe pour croire qu’on va en avoir encore pour longtemps…

Alors là si vous jetez un coup d’œil du côté du mur qu’on voit que lui quand on veut regarder ouvrir grand ses chasses et qu’il est deux trois fois plus haut que l’autre celui “ de la honte ” le mur de la Palestine occupée que je vous cause hein… Celui‑là pour le coup il est debout dressé entre l’Occident et l’Orient entre les riches et les pauvres entre les colon et les colonisés entre les bourreaux et leurs victimes… ouais… d’accord… mais surtout vous avez remarqué ce qu’il fait ce mûr en premier d’abord de tout hein ?… Ouaouf !

Eh ben voilà je m’en vais vous affranchir d’une bonne rigolade que vous avez peut‑être flairés ouistitis roublards que vous êtes… Ce mur qu’on voit que lui il planque dedans son ombre énorme la plus grande imposture qu’y ait et qu’on n’remarque pas quand on est au pied… du mur justement c’est la prodigieuse unanimité du retour en arrière rét ropédalage toute vitesse qu’y a désormais que l’autre ( le mur faut suivre hein ! ) il est tombé badaboum !… Vous avez vu comment d’un seul remous de haine et de désir de mort elles se sont retrouvées réunies collées toutes les trois religions et leurs sous sacristies leurs subdivisions leurs rampantes commères asservies à leur dogme du délire de ratatiner en bloc les millions de gugusses qu’en sont pas de leur passion à crever de trouille et à vouloir asservir le monde à leurs peurs… Les trois du même mouvement elles en font plus qu’une ! Trop en extase les blaireaux de pouvoir relooker leur obsession à poussière de l’Interdit de vivre et de s’éclater ensemble qu’on croyait nous autres avoir virée définitif dehors Zouh !

Ben ouiche ! Les revoilà les séparateurs les coupeurs de viande en quatre les exclueurs les adorateurs des étiquettes baveuses : “ infidèles… roumis… goims… ” les prophètes élus semeurs de malédictions et tous et chacun par un de ces mail messianiques du tonnerre Ouaouf ! Ouvrez vos esgourdes vous allez l’entendre aussi le message qui confirme que vous êtes les seuls à avoir pigé la bonne parole et d’ailleurs y en a qu’une c’est pas compliqué : la mort… Ouaouf ! Allez‑y regardez‑les tous n’importe où qu’ils déboulent les zigomars ils ont le même goût pour la viande saignante et le même discours qui consiste à obliger les autres à entrer dans leur système d’aliénés ou à crever… 

Les Lech Walesa modérateur et empêcheur des révoltes ouvrières grand pote de JP2… Slobodan Milosevic promoteur du nationalisme ethnique fils d’un prête orthodoxe… ne sont que deux petits exemples récents des frangins de Franco et de Pinochet tous soutenus par l’église catho dans leurs “ combats pour la liberté ”… Et ça serait trop long de citer toute la clique des rabbins du parti sioniste religieux qui ont des postes clefs dans l’armée israélienne et qui sont prêts à ratatiner tous les “ Amaleks ”… chats, chiens et n’importe quel être vivant non “ ami des juifs ”, on se contentera du rabbin Abraham Shapira bien connu pour ses fatwa… Pour les musulmans y aurait foule aussi donc on se contentera aussi de Sayyid Qutb théoricien des Frères Musulmans et ses notions de rupture par rapport à la société impie et de reconquête. Et pour tout dire ce mur de Palestine qui est juste un remake de l’autre en Orient il permet une fois de plus de faire vendre les installations de sécurité militaires les plus sophistiqués et d’entretenir l’idée fixe et tellement nécessaire à ceux qui veulent faire régner la terreur que la guerre est toujours là embusquée au pied du mur… Ouaouf ! Ouaouf !

Et si on commençait par les abattre vraiment ces murailles qui entourent les recoins de peurs ancestrales qu’on a dans le crâne… les psychoses collectives ou singulières… les certitudes avalées depuis des siècles que de l’autre côté c’est la mort alors que la mort on se la trimbale tous plus ou moins et que les plus efficaces promoteurs de cimetières ce sont ces prétendus dispensateurs de “ la bonne parole ” qu’est la plupart du temps rien d’autre qu’un cantique d’extermination et de haine pourri de bêtise et d’ignorance ! Si vous me croyez pas allez‑ y donc faire un tour dedans l’Ancien Testament pour voir et vous allez bien rigoler… Ouaouf ! D’ailleurs tiens, rien que pour le plaisir et après je vous lâche je vous en donne à renifler juste un tout p’tit bout… ouais un tout p’tit bout pour la curiosité hein ?

“ Quand tu approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que l’Eternel, ton Dieu, l’aura livrée ,entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la vielle, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Eternel ton Dieu, t’aura livrés. ” 43 ( Deutéronome 20 : 10‑16 ). Et si vous voulez en savoir plus sur ces textes pleins d’amour je vous conseille de lire la suite :

 www.isesco.org.ma/francais/gaza/documents/dimension raciste.pdf

C’est pas piqué des vers !

Beurk ! Non seulement c’est des assassins mais des cannibales en plus… Tien ça me coupe l’appétit… Ce soir je vais à la niche sans dîner foi de clébard anar athée et rebelle ! Ouaouf ! Allez je vous salue bien !

Publié dans : Colères noires
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés