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Saïd et Diana

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  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Colères noires

Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 22:21

Cet article est publié sur le site : www.info-palestine.net
Amour et barbarie - Les roses de Palestine ne mourront pas

Dimanche 14 février 2010

A toutes les Palestiniennes et tous les Palestiniens ces églantines de banlieue

  Eglantine-mutine.jpg

Nabile el-Haggar

 

 A la Saint-­Valentin, nous serons des milliers à nous regarder, les yeux débordant d’amour. Nous échangerons des mots doux et des roses rouges. Pour cette occasion 50 millions de fleurs seront expédiées par Israël en Europe et y seront vendues avec le sceau “ Made in Holland ” !

 

Nous serons des milliers à tendre les mains troublantes d’émotions.

 

Nous serons des milliers à offrir des millions de ces roses pour témoigner notre passion à ceux qui nous comblent de tendresse, à ceux que nous aimons.

 

Combien d’entre nous savent que ces roses d’amour sont produites par l’occupation, la colonisation et des crimes de guerre.

 

Combien d’entre nous savent que ces roses d’amour sont entachées par la barbarie d’un Etat puissant né il y a soixante ans sur une terre qui n’est pas la sienne et que pour ce faire Israël a plongé des millions de Palestiniens dans la douleur, la pauvreté, l’insécurité, la peur et l’humiliation.

 

Combien d’entre nous savent que les Palestiniens sont privés depuis si long temps des joies de l’amour qu’ils ont eu le temps d’oublier le parfum des roses.

 

Les roses que nous offrirons à la Saint Valentin ont été violées par une barbarie qui ne respecte rien, ni fleur, ni terre, ni mémoire, ni histoire.

 

Que la rose rouge que nous allons offrir est entachée de sang.

 

Malgré tout, les roses de Palestine ne mourront pas !

 

Nabil El-­Haggar est universitaire d’origine palestinienne

nabil.elhaggar@gmail.com

 

13 février 2010 - Transmis par l’auteur Eglantines-mutines.jpg

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 22:53

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Derrière l’écrasement de la Palestine, une falsification des histoires et des identités juives

Mercredi 10 février 2010

 

Pierre Stambul - Alternative Libertaire/UJFP

 

Le sionisme est à la fois criminel pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens. Sans rupture avec le sionisme ou passage à un post-sionisme, il n’y aura pas de paix.

 

Qu’est-ce que le sionisme ?

 

C’est un nationalisme particulier puisqu’il a inventé une histoire, une langue et une identité. Comme tous les nationalismes, il pratique la négation de « l’autre ». C’est un colonialisme sans métropole qui ne vise pas à asservir le peuple colonisé mais à l’expulser. C’est une forme de messianisme dévoyé qui a créé un « homme nouveau » en éradiquant son passé. C’est une idéologie qui instrumentalise l’antisémitisme et le génocide nazi : les sionistes cultivent le « complexe de Massada » (*). Ils ont « peur de ne plus avoir peur » et la peur permet toutes les exactions. L’idéologie sioniste a créé un Etat sur des bases contraires à l’égale citoyenneté de tou-te-s et en a fait un pion avancé de l’Occident au Proche-Orient.

 

Une histoire « merveilleuse » mais fausse.

 

Les fondateurs du sionisme pour la plupart n’étaient pas croyants, mais ils sont allés chercher dans la Bible les justifications d’un projet colonial. L’archéologie a établi avec certitude que les Hébreux sont un peuple autochtone. Ils ne sont pas venus de Mésopotamie et n’ont jamais été en esclavage en Egypte. Les trompettes n’ont jamais sonné à Jéricho. La conquête sanglante de Canaan par Josué qui sert aujourd’hui de justification aux colons religieux de Cisjordanie est une fiction. Le grand royaume unifié de David et Salomon que les sionistes ont voulu reconstruire n’a pas existé. À l’époque présumée de Salomon et de son temple, Jérusalem n’était qu’un village. Tout n’est pas faux dans le discours biblique. La Palestine antique a toujours été peuplée par plusieurs peuples (Hébreux, Cananéens, Moabites, Iduméens, Philistins...) avec de religions différentes (**), mais cette réalité contredit le récit sioniste.

Pour les sionistes, le peuple juif a été expulsé de sa terre en 70 ap JC par les troupes de Titus et s’est dispersé dans le monde. Or la religion juive était déjà présente dans différentes régions, de Babylone à Alexandrie ou Rome. C’est la religion qui s’est dispersée, pas le peuple. La religion juive a été prosélyte pendant des siècles et c’est la victoire du christianisme qui l’a obligée à cesser de l’être. Les conversions au judaïsme se sont poursuivies en Afrique du Nord (les Berbères) ou entre Caspienne et Mer Noire (les Khazars) très tard. Bref, les Juifs d’aujourd’hui sont majoritairement des descendants de convertis. Il n’y a eu ni exil, ni retour (***). Et les descendants des Hébreux de l’Antiquité sont essentiellement... les Palestiniens. Mona.jpg

 

Une réponse fausse à l’antisémitisme

 

Le centre des histoires juives, c’est la diaspora. Les langues, les traditions, les rites et les cultures des différentes communautés juives viennent de Pologne, du Maghreb, d’Espagne, d’Allemagne, de Salonique ou du Yémen. Dans le monde chrétien, les Juifs ont vécu massacres, expulsions, discriminations, enfermement. Avec le début de l’émancipation des Juifs en Europe à partir de la fin du XVIIIe siècle, cet antijudaïsme chrétien s’est transformé en antisémitisme racial, les Juifs personnifiant pour tous les nationalismes l’obstacle à tous les rêves fous de nations ethniquement pures. Les références des Juifs à la Palestine sont purement symboliques. D’ailleurs, quand l’empire ottoman a ouvert ses portes aux Juifs espagnols, très peu sont allés en Palestine.

À la fin du XIXe siècle, la moitié des Juifs vivent dans un seul pays : l’empire russe. Ils se sont prolétarisés. Beaucoup ont abandonné la religion et ont adhéré à diverses idéologies socialistes dont celle du Bund (****). C’est dans ce contexte que naît le sionisme. Parodiant les nationalismes européens qui vont mener à la boucherie de 1914 ou au nazisme, les sionistes considèrent que l’antisémitisme est inéluctable et renoncent a priori à tout combat pour l’émancipation ou l’égalité des droits.

 

Une théorie de la séparation et un effaceur d’identité

 

À la base du sionisme, il y a le postulat de l’impossibilité du mélange, l’idée que les Juifs ne peuvent vivre qu’entre eux, l’idée que la diaspora n’est qu’une parenthèse. Les sionistes ne combattent pas l’antisémitisme, ils l’utilisent pour convaincre les Juifs de partir.

Le sionisme repose sur toute une série de mensonges fondateurs : « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », « En 1948, les Arabes sont partis d’eux-mêmes », « du désert, nous avons fait un jardin » ...

Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu tuer la figure du Juif cosmopolite, universaliste, engagée dans la société et dans les luttes et le remplacer par un nationaliste militariste, chauvin et imbu de sa supériorité. Il a fallu inventer une « solution » territorialiste. Il a fallu un véritable processus de conquête colonial, de négation, de marginalisation et d’expulsion de « l’indigène » palestinien. Il a fallu effacer les langues, les traditions et les cultures juives. Le sionisme a dès le début instrumentalisé l’antisémitisme, chaque acte antisémite renforçant l’émigration. Balfour qui crée en Palestine un foyer juif était un antisémite. Son but était à la fois d’implanter un morceau d’Occident au Proche-Orient et de se débarrasser de ses Juifs.

Le courant « révisionniste » du sionisme qui naît vers 1930 avec Jabotinsky a imposé ses idées aujourd’hui : le « transfert » de tous les Palestiniens au-delà du Jourdain. En fait, le sionisme a gommé les différences idéologiques. Toutes les institutions qu’il a créées, y compris le syndicat Histadrouth n’ont eu qu’un seul but : créer et renforcer un Etat pour les Juifs excluant et expulsant les autochtones. Enfant grillage

 

Retour au crime fondateur

 

L’ouverture des archives a établi avec certitude ce que les Palestiniens ont toujours dit. L’expulsion de 800 000 Palestiniens de leur pays en 1948 était délibérée et il n’y aura pas de solution à cette guerre sans réparation de ce crime. La confiscation des terres palestiniennes, les villages rasés dont les traces ont été effacées et le refus du retour des expulsés étaient prémédités. Le « remplacement » des Palestiniens par les Juifs venus du monde arabo-musulman a été organisé. Le sionisme a construit un Etat « ethnique » où les non-juifs sont des sous-citoyens. Il a fait de cet Etat une tête de pont de l’Occident. La conquête de 1967 n’est pas accidentelle, c’est la « gauche sioniste » qui a décidé la colonisation et qui a aidé à la création du courant « national-religieux » pour la réaliser. La colonisation est devenue le centre de la politique israélienne et 500 000 Israéliens habitent aujourd’hui les territoires conquis en 1967.

Le sionisme ne s’est pas achevé avec la création d’Israël. Ce qui est à l’oeuvre aujourd’hui, c’est « l’achèvement de la guerre de 48 », la tentative de faire en sorte que les Palestiniens, comme les Aborigènes d’Australie ne puissent plus jamais revendiquer leurs droits.

Ce qui rend le crime possible, c’est un travail idéologique en profondeur, la destruction des identités juives, le complexe de Massada qui persuade les Israéliens que les Palestiniens poursuivent l’oeuvre des nazis et que les seules victimes, ce sont les Juifs. C’est une exploitation organisée de la mémoire du génocide alors que la résistance juive au nazisme n’était en général pas sioniste (*****). C’est la certitude entretenue « qu’il n’y a pas de partenaire pour la paix » et que tout compromis signifie « Les Juifs à la mer ».

Le sionisme est à la fois criminel pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens. Sans rupture avec le sionisme ou passage à un post-sionisme, il n’y aura pas de paix.

 

 

(*) À Massada, les zélotes révoltés contre Rome en 74 ap JC ont préféré le suicide à la reddition.

(**) Voir « La Bible Dévoilée » de I. Finkelstein et N.A. Silberman.

(***) Voir le livre de Shlomo Sand Comment le Peuple Juif fut inventé : http://www.info-palestine.net/artic... de Shlomo Sand, et http://www.info-palestine.net/artic... (de Michel Staszewski) .

(****) Parti révolutionnaire juif en Europe orientale très hostile au sionisme.

(*****) Futur premier ministre israélien, I. Shamir, à la tête du groupe Stern a fait tuer des soldats britanniques jusqu’en 1943.

 

 Du même auteur :

 

Le sionisme a gommé les différences idéologiques

Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu tuer le Juif

Pourquoi y a-t-il la guerre à Gaza ? À cause du sionisme Pierre-Stambul.jpg

Quand des Israéliens démontent le mythe sioniste (1ère partie)et (2ème partie

Le sionisme est-il un obstacle à une paix juste ?

 

Sur l’auteur :

 

Pierre Stambul : "Moi, juif antisioniste..." - de Keltoum Staali (Le Matin)

février 2010 - UJFP - pdf - publié le 9 février 2010 par UJFP écrit pour Alternative Libertaire

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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 20:25

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Faites circuler l'info pour la manif de samedi SVP ! Ne les laissons pas tomber !


Holocauste : retour de manivelle

Samedi 30 janvier 2010

  Gilad-Atzmon---Oxford.jpg

Gilad Atzmon G.-Atzmon.jpg

 

Le site ouèbe israélien ( du quotidien Yediot Ahronot ) Ynet écrit ceci :

“ Peres, à Berlin, Netanyahu, à Auschwitz, Lieberman, à Budapest et enfin, Edelstein, au siège de l’Onu à New York, ont tous convenu d’attaquer le rapport Goldstone sur la guerre contre Gaza en ce mercredi de Journée Internationale de l’Holocauste ”.

 

Une fois encore, l’échelon politique israélien va tenter de détourner l’attention du fait que le crime israélien surpasse toute comparaison.

Le ministre israélien de la Propagande Edelstein a déclaré à Ynet, avant son départ pour New York : “ Faire le lien entre le rapport Goldstone et la journée internationale de célébration de la mémoire de l’Holocauste, ça ne va pas être facile-facile ”. Pour ça, on ne saurait lui donner tort... La véritable interprétation du rapport Goldstone, c’est en effet que les Israéliens sont les nazis de notre temps. “ Nous devons retirer les leçons de ce qui s’est passé ”, dit Edelstein, “ à l’époque, aussi, ceux qui lançaient des cris d’alarme s’entendaient dire qu’Hitler était un clown et que toutes les sombres prévisions faites durant les années 1930 étaient totalement absurdes... ”

Il faudrait que quelqu’un se dévoue pour dire à l’homme de la Propagande israélienne qu’aujourd’hui, personne ne pense que le massacreur en masse Barak, l’agité de la bombe nucléaire Peres, la planificatrice de guerres Livni ou l’ultra-raciste Lieberman sont des clowns. Nous les respectons pour ce qu’ils sont. Mais nous n’en préférerions non moins les savoir derrière de solides barreaux.

De fait, tous ces dirigeants qui, de par le vaste monde, se sont inclinés devant la pression juive et ont fait de l’Holocauste quelque chose à célébrer annuellement au niveau international ont dû être convaincus que l’Holocauste portait en lui un message universel contre l’oppression et le racisme. Ils auraient été cohérents avec eux-mêmes ( si tant est que l’holocauste comporte effectivement un quelconque message universel et moral ), en arrêtant le bras guerrier de l’“ Etat exclusivement juif ”. De plus, la seule interprétation authentique de la leçon administrée par l’Holocauste ne peut être autre chose que le fait d’en traîner les dirigeants politiques et militaires criminels devant la justice.

27 décembre 2008  

Le ministre de la Propagande Edelstein a ajouté : “ en cette journée de commémoration de l’Holocauste, qui marque aussi la bataille contre l’antisémitisme mondial, bien plus encore qu’en un quelconque autre jour, nous devons débattre de ce lien, parce qu’aujourd’hui les soldats des Forces Israéliennes de Défense sont accusés de prélever des organes illégalement et d’assassiner des enfants ”.

Les Israéliens ont parfaitement intégré la notion que la réalité de la brutalité israélienne est aujourd’hui connue d’absolument tout le monde. Les assassinats d’enfants, de vieillards et de femmes par “ Tsahal ” font partie de notre mémoire collective. Par ailleurs, l’implication institutionnelle d’Israël dans des prélèvements illégaux d’organes humains est une donnée bien documentée et reconnue.

Le ministre Edelstein a tort lorsqu’il avance l’argutie selon laquelle “ après la Seconde guerre mondiale et la création de l’Etat d’Israël, l’antisémitisme ne vise plus les juifs, mais Israël et les Israéliens. Le rapport Goldstone, les journaux, en Suède, faisant état de prélèvements d’organes et les informations similaires, ne sont qu’une forme d’antisémitisme parmi d’autres ”. Edelstein a tort, car toutes les accusations portées contre Israël sont fondées et prouvées. De plus, l’opposition à Israël, à ses lobbies juifs et au pouvoir juif, de manière générale, est politiquement motivée, bien davantage que déterminée par une quelconque forme de racisme.

Dans le droit-fil de la “ Journée Internationale de Commémoration de l’Holocauste ”, je le dirai ouvertement et à forte et intelligible voix que s’opposer à l’Etat juif et au nationalisme juif, telle est la véritable signification que l’on puisse donner à la commémoration de l’Holocauste.

 

Dire NON à Israël, c’est dire NON au racisme. Manif-Gaza.jpg

 

Ce sont et la morale et l’universalisme qui nous y invitent, sans la moindre hésitation.

 

Gilad Atzmon est écrivain et musicien de jazz, il vit à Londres. Son dernier CD : In Loving Memory of America.

 

Du même auteur :

 

-  The Shoa ( The show ) must go on ! - 28 janvier 2010

-  Telle une lumière pour les nations - 26 novembre 2009

-  Du fleuve à la mer - 14 novembre 2009

-  Un automne à Shanghai - 24 octobre 2009

-  L’IDF ou le scalpel d’Israël - 23 août 2009

-  Adhérer au Club Minyan de l’Aipac, moi ? Vous voulez rire ? Très peu pour moi - 19 juin 2009

-  Le pétage de plombs d’Aaronovitch et la démolition du pouvoir juif - 13 avril 2009

 

17 janvier 2010 - Vous pouvez consulter cet article à :

http://www.gilad.co.uk/writings/the.. Gaza un an !

.Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

 

Paris : Manifestation pour la Palestine


Samedi 6 Février à 14h


Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

 

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 17:44

Nom d’un chien suite !

  Eole-figure.jpg

Ouaouf ! Ouaouf ! Ben voilà qu’on se retrouve tous les ouistitis les hors normes les loosers en tout genre et comme je vous avais promis je viens vous donner des news toutes fraîches et parfumées au premier souffle du printemps de nos galères diaboliques ouallah !

Après mon bon coup de gueule d’y a quinze jours au sujet de cette bourse d’auteurs du CNL et que ça m’a trop fait du bien de vous en refiler la première mouture je me dis qu’on a toujours raison de clamer bramer miauler aboyer c’qu’on a à au‑dedans de la tripaille et que le bataillon des tenanciers et tenancières du pot à caca qui veut nous faire la boucler depuis qu’on est nés il la ramène forcé mais pas de soucis on a le répondant qu’y convient nous autres ! On est pas sortis de la lune dedans l’univers de la zone où les tartignoles vont jamais pour se laisser enquiquiner et on en a vu d’autres lanlère de l’époque de l’insoumission civile et militaire je vous raconterai !

C’était pas les p’tites magouilles des Ogresses à pognon et à combines ripous… celles des morveuses de l’école des bonnes sœurs déjà elles me caftaient j’étais leur chèvre émissaire comac à cause de mon air pas d’ici pas de là toujours d’ailleurs… que j’te dénonce par ci que j’te rapporte par là ! Oh là là ! non que c’était pas la purée des morues des suçons des charognes si j’me remémore de notre atmosphère aux grenadines d’alors qu’on en achetait des grands bidons l’été les familiaux au super entrepôt des familles il fallait se farcir la route au bout de notre sentier c’était 60 kilomètres d’un bord direction Alès et rebelote c’était pas cher sinon on aurait pas pu… On en mettait des goulées dedans nos gamelles remplies de l’eau des sources ça n’manquait pas on en avait deux rien que pour nous des jolies riboulantes depuis la montagne du Bougès au­‑dessus notre eau courante à nous quoi ! on avait installé des rouleaux de tuyaux black plastique avec des raccords et tout au bout en haut où ça prenait la crépine qu’y fallait amorcer c’t’affur je vous dis pas !

Y’avait c’ui qui se mettait au départ à côté des rocs de grès gris d’où qu’elle caracolait la mignonne toute pure comme un rire de moutard et il criait que l’autre en dessous à un kilomètre de là il le capte… 

‑ Oh là ! Oh là ! Ya ! Ya ! Ya ! C’était l’appel pour rentrer les chèvres les sauvages qui cavalaient à plein flanc du plateau et qu’on envoyait les clébards derrière s’ils faisaient pas tout s’exploser le troupeau on était veinards ! Ya ! Ya ! Ya !

L’appel aux cabrettes où que tu sois tu le prends dans les esgourdes et même de l’autre côté du col de Jalcreste tu le reçois parfait et les autres qui rentrent aussi ils te répondent c’est le chant des transhumants… Ya ! Ya ! Ya ! Donc c’ui qu’est en haut il tient bien la crépine dedans le bouillon de la flotte glaciaire qu’y ait pas d’air qui s’engouffre et celui qu’est à la bonne franquette c’est l’autre du bas à l’arrivée vu que figurez‑vous lui il doit pomper avec sa bouche et le bout du gros tuyau dedans que ça vienne ! S’il aspire un bon coup une vraie goulée de gars des montagnes alors l’eau de la source la fraîche la pas boueuse pour deux ronds elle cavalcade elle précipite elle jaillit follette et gaillarde et s’il a pas la baraka il s’en avale une géante giclée plein le lampion mieux qu’un ricard glaçons que c’est et plein sa chemise son futale la douche totale quoi c’est la rigolade énorme de ceux qu’en manquent pas une aux alentours les poteaux ils se bidonnent alors c’est trop bon !ombre-sur-st-Malo2000.jpg

Et maintenant c’est lui qui l’envoie l’appel le grand cri de la montagne des cabrettes :

‑ Oh là ! Oh là ! Ya ! Ya ! Ya ! Et ça veut dire à c’ui d’en haut que c’est bon c’est amorcé il peut coincer la crépine dessous la lauze plate qu’est prête pour l’usage et que tout le gros chaud d’lété qui cogne tape tambourine sur la montagne du Bougès on aura notre eau courante devant la porte du gourbi qui fait fontaine mariole qui ribouldingue de joie au fond d’la bassine de tôle pour se laver après le blot aux ruches ou aux foins et puis elle s’en va par les ruelles ruisseaux de notre hameau communautaire elle descend elle descend et elle rejoint plus bas la retenue qu’est notre baignoire aux merveilles !

  Tout en haut où elle nous avise qu’elle y est la source c’est bien placé pour mirer le chemin forestier que la clique des keufs du coin elle emprunte pour nous zyeuter dedans notre bled juste un peu sur la pente avec jumelles aux renseignements et donc comme vous calculez bien que les schlingues qui passent leur existence de mégots à espionner cafter bavouiller des horreurs au compte des autres qui s’en tapent de leur monde à rebours des enchantements on en a un peu l’entraînement chez les diablotins ! Ouaouf ! Ouaouf ! Pourquoi que je vous cause de notre jeunesse de ces moments‑là que ça a pas de rapport vous vous dites hein ? 

Si que ça en a vu qu’alors on avait intérêt à pas roupiller profond because à l’aube ils rappliquaient les roussins avec leur 4L toute cahotante dessus notre chemin d’enfer du bled qu’on les entendait de très loin vous pensez on était dans l’isolement la solitude des cailloux et des nids à éperviers et ça affûte correct l’entendement et pis y avait la chienne Bonnie l’infernale la folle que vous connaissez déjà que je vous l’ai présentée et qui nous hurlait au tarbouif sitôt que quelqu’un s’embouchait à l’extrémité de nos 5 kilomètres de piste à renardeaux et à hermines… Ouaouf ! Ouaouf ! Ouaouf ! 

La vigilance on l’avait vu que si on se laissait avoir par la rousse c’était deux piges de taule chez les militaros et là je vous garantis que les joyeusetés des Ogresses à côté c’est la confiture de grenades l’excellente qu’on en redemande pour sûr ! Cette mémoire‑là si je vous en cause un peu souvent et que je m’écris pour le plaisir de mézigue mais rien que pour moi cette fois les histoires de notre bonne aventure des hameaux où c’qu’on a expérimenté les communautés des sixties et la suite c’est à cause que la fraternité solidaire la vraie j’ai connu ça alors et jamais plus après non jamais plus !

Donc en conséquence je sais c’que ça veut dire quand on s’engage avec la conscience politique qu’on a nous autres et qu’a pas lâché d’un pouce depuis avec d’autres des poteaux pour aller au bout tout au bout du combat et c’est comme ça qu’on l’a gagné notre lutte ! Que les service militaire les armées puantes à caca la mort des gamins de 18 berges dans les tranchées de l’horreur où qu’a été Céline et la décimation des jeunes gars en 1917 et les conscrits envoyés illégalement en Algérie… ouais tout ça on a combattu contre et on leur a mis bien profond dans le fion ! Ouaouf ! Ouaouf !

Et s’ils ont réussi après à les sacquer nos communautés de jeunes rebelles à les faire crouler sous le manque de pognon et avec le harcèlement de leurs lois de bourges les mêmes que celles qu’ont fait perdre Allende et que déjà encore les dénonciations des “ amis amies and Co. ” ceux dont parle Léo des “ Et Basta ! ” vous savez… ça y allait bon train comme là aujourd’hui demain et encore encore ! c’est pas fini la partie on continue et on finira par les avoir Hasta la victoria sempre !

CARABAGNE2.jpg

Alors pourquoi je vous fais ce détour là hein ? Ouaouf ! Ouaouf ! Ben c’est juste pour vous dire qu’on s’est bien débrouillés pour finir les companeros des Diables bleus diabolics ensemble et que grâce à Marie notre pote des Ed. Marsa on a eu l’idée extra pour faire passer mon p’tit bouquin Mais où vont les feux follets de la rue ? en commission de lecture quand même qu’il était une autoédition comme elle répétait la dame du CNL qui avait l’air très dégoûtée ! Et l’idée c’est que Marie va le republier dans son édition à elle ainsi il sera plus un p’tit loustic marginal total et on a obtenu la dérogation on est les meilleurs ! Ouallah !

Maintenant faut encore qu’il s’en aille en comité de lecture le projet d’Alphabêtes City que vous commencez à connaître aussi depuis le temps que je vous en refile des morceaux en bataille d’écriture mais là c’est le hasard du jeu qui décide on y peut plus rien… 

Enfin c’était pour vous dire que la solidarité fraternelle ça existe face aux crasses mélasses qu’on se farcit forcé dès qu’on a des tas d’inventions qu’arrêtent pas de nous arriver entre les pattes comme des cadeaux de lune et des astéroïdes fabuleux pareilsLes-quatre.jpg aux images de p’tit Louis notre enchanteur des Cahiers des Diables bleus et qu’on s’en moque parce qu’on est une bonne équipe de diablotins et qu’on s’aime !

Allez c’est reparti le moral d’enfer et la bonne aventure d’Epinay à Saint‑Malo et à Douarnenez et Hisse et Ho ! je vous tiens au courant de la suite c’est promis… Ouaouf ! Ouaouf !

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 23:07

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The Shoa [The show] must go on ! Boycott-Israel.jpg

 Jeudi 28 janvier 2010

 Gilad Atzmon

  Gilad.jpg

La semaine dernière, un survivant de l’Holocauste, Thomas Blatt ( 82 ans ), a témoigné au procès de John Demjanjuk.

 

Blatt a déclaré qu’il fait encore des cauchemars où il revoit la période qu’il a passée dans le camp de Sobibor : “ J’y retourne, dans mes rêves : ceux-ci sont terriblement réels. Dans mes rêves, je suis encore là-bas. Cela m’obsède, continuellement : tel est le prix que j’ai payé, pour m’en être sorti... ”

John Demjanjuk, Ukrainien d’origine ( 89 ans ) set accusé par le Tribunal de Munich d’avoir joué le rôle d’un ‘ complice indirect* ’ dans la mort de 27 000 juifs, dans le camp de Sobibor, alors qu’il était lui-même un prisonnier de guerre de l’Allemagne. Car, voyez-vous, le système judiciaire allemand en est à poursuivre des “ auxiliaires ” du crime nazi. Ce qui est fort gênant, c’est le fait que cela n’arrange pas grand-chose, dans le procès en question. Demjanjuk nie tout lien avec le crime qu’on lui impute. De plus, le procureur allemand ne dispose pas de la moindre preuve d’une implication personnelle ou indirecte de Demjanjuk avec un quelconque crime, ou avec tout autre événement criminel lié à l’Holocauste.

M. Blatt ne se rappelle pas, lui non plus, de Demjanjuk. Il n’est pas non plus en mesure de dire si celui-ci est coupable, comme on l’en accuse, d’avoir contribué à gazer quelque 27 900 juifs. “ Cela fait plus de soixante ans ”, a-t-il expliqué... “ Je ne me souviens même pas du visage de mes parents. C’est au tribunal de trancher : était-il là-bas, ou non ? S’il y était à l’époque où j’y étais moi-même, alors je peux aisément imaginer qu’il a poussé des juifs, à la pointe de la baïonnette, dans les chambres à gaz... ”

D’après le quotidien britannique The Mirror, M. Blatt a été convoqué à ce tribunal “ pour donner une voix vivante à l’horreur, en lieu et place d’un récit historique poussiéreux ”. Apparemment, dans l’état qu’a atteint l’état hyperréaliste de notre monde, les documents historiques et la factualité sont réduits à l’état de “ poussière ”, tandis qu’un témoignage personnel, saturé de spéculation, d’associations d’idées et d’émotions, est considéré représenter une “ voix vivante ” persuasive. En fin de compte, Demjanjuk, un vieillard, est accusé, dans ce procès, d’avoir contribué à la mort de non moins de 27 900 personnes. Le tribunal allemand ferait mieux d’apporter quelque chose de concret, plutôt que de pures spéculations.

M. Blatt a affirmé mordicus que “ les Ukrainiens ‘ comme Demjanjuk ’ étaient les pires de tous. Nous avions plus peur d’eux que des Allemands ”. Il y avait “ cent-vingt gardes ukrainiens, et seulement dix-sept hommes de la S.S., à un moment donné... ”, a indiqué ce Blatt au tribunal allemand. Blatt affectionne manifestement les généralisations. Je me demande si un garçon palestinien suggérant que les juifs ‘ comme Blatt ’ qui ont assassiné sa famille l’année dernière en bombardant un abri de l’Onu à Gaza, serait, lui aussi, accueilli à bras ouverts au tribunal de Munich. Pour une raison étrange, dans le contexte du discours libéral occidental, dès lors qu’il s’agit de juifs, la généralisation ne pose aucun problème, pas plus que le recours à des catégorisations raciales et le fait de suggérer qu’il puisse y avoir une culpabilité par association. Et, d’une manière ou d’une autre, le reste de l’humanité se voit enjointe d’éviter ce même discours.

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Toutefois, ces accusations grossières, de but en blanc, portées contre les Ukrainiens, en tant que personnes qui, apparemment, sont prises pour des preuves à conviction au tribunal de Munich, peuvent en réalité mettre en évidence la motivation sinistre qui préside au procès en cours. Comme les autres, les Allemands semblent montrer certains signes patents de “ fatigue de la Shoah ”. Ils semblent préférer décliner leur responsabilité dans le passé nazi, et laisser les prisonniers de guerre ukrainiens tout prendre en pleine gueule. De la même manière, nous pouvons nous attendre à ce qu’à un certain stade, l’Amérique et la Grande‑Bretagne ne décident de recourir à la même tactique, en accusant leurs collaborateurs dans le monde arabe de la mort et des carnages qu’elles-mêmes ont laissés derrière elles. Israël, qui est en train d’être confronté à son dossier judiciaire de plus en plus fourni de crimes contre l’humanité, pourrait, lui aussi, mettre l’astuce allemande en pratique. Il pourrait aussi être tenté de sélectionner des Palestiniens au hasard et de les accuser d’avoir joué un rôle objectif dans les crimes perpétrés contre le peuple palestinien, non ?

Mais il y a quelque chose d’encore plus intéressant, dans ce procès honteux en cours. Alors que Demjanjuk nie avoir joué un quelconque rôle, fut-ce objectif, dans les crimes nazis, M. Blatt reconnaît volontiers avoir travaillé pour la S.S. et apporté sa contribution à ce qu’il qualifie lui-même de machine de mort : “ Un autre travail ( que je devais faire ) consistait à couper les cheveux des femmes qui allaient être tuées ”, explique-t-il. “ Celles qui venaient de pays comme la Hollande croyaient au mensonge ”, affirme-t-il. “ Les femmes me disaient : ‘ S’il vous plaît : ne me coupez pas les cheveux trop court ! ’ Mais les juifs polonais, eux, ils savaient déjà. Ils avaient entendu énormément d’histoires terribles, ils avaient senti la fumée des brasiers, la nuit ”. Blatt poursuit : “ Ils disaient : ‘ Comment peux-tu faire ça ? Comment peux-tu travailler pour la S.S. ? ’ ‘ Si je le faisais, c’était pour survivre ”.

L’on peut se demander si la volonté de survie de Blatt est plus cachère que le désir d’un prisonnier ukrainien de rentrer chez lui. Autrement dit, étant donné l’aveu fait par Blatt de sa collaboration à la S.S., pourquoi n’a-t-il pas été accusé, par le même tribunal allemand, d’avoir été un “ supplétif ” du crime nazi ?

Une réponse possible, c’est que Blatt est juif, alors que Demjanjuk, lui, est un Goy. Aussi terrible cela soit-il, aux yeux du tribunal de Munich, la volonté de ‘ survivre ’ d’un juif est sans doute supérieure au désir d’un Ukrainien de survivre jusqu’à la fin de la guerre en un seul morceau. Si tel est effectivement le cas, le tribunal allemand ne fonctionne ni moralement ni de manière universelle. Par conséquent, il serait raisonnable d’avancer que le tribunal de Munich est incapable de tirer les leçons nécessaires et élémentaires du passé nazi de l’Allemagne.

La justice allemande, d’une manière ou d’une autre, persiste à différencier les gens en fonction de leur race et de leur ethnicité. Palestine.jpg

 

[ * Un ‘ complice indirect ’ est une personne qui apporte assistance à la perpétration d’un crime, mais qui n’y participe pas, en réalité, en tant que complice principal ].

 

Gilad Atzmon est écrivain et musicien de jazz, il vit à Londres. Son dernier CD : In Loving Memory of America.

 

Du même auteur :

 

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25 janvier 2010 - Vous pouvez consulter cet article à :

http://www.gilad.co.uk/writings/the...

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Publié dans : Colères noires
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