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  • : Les cahiers des diables bleus
  • : 19/09/2005
  • : Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie, d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.
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Image de Dominique par Louis

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  Ecrits et dessinés à partir de nos banlieues insoumises toujours en devenir

      Les Cahiers des Diables bleus sont un espace de rêverie d'écriture et d'imaginaire qui vous est offert à toutes et à tous depuis votre demeure douce si vous avez envie de nous en ouvrir la porte.

      Bienvenue à vos p'tits messages tendre ou fous à vos quelques mots grognons du matin écrits vite fait sur le dos d'un ticket de métro à vos histoires tracées sur la vitr e buée d'un bistrot, à vos murmures endormis au creux de vos draps complices des poussières de soleil passant par la fenêtre entrouverte...

      Bienvenue à vos fleurs des chantiers coquelicots et myosotis à vos bonds joyeux d'écureuils marquant d'une légère empreinte rousse nos chemins à toutes et à tous. Bienvenue à vos poèmes à vos dessins à vos photos à vos signes familiers que vous confierez à l'aventure très artisanale et marginale des Cahiers diablotins.

      Alors écrivez-nous, écrivez-moi, écrivez-moi, suivez-nous sur le chemin des diables et vous en saurez plus...

 

                                          d.le-boucher@sfr.fr


Notre blog est en lien avec celui
de notiloufoublog 2re illustrateur préféré que vous connaissez et on vous invite à faire un détour pour zyeuter ses images vous en prendrez plein les mirettes ! Alors ne loupez pas cette occase d'être émerveillés c'est pas si courant...

Les aquarelles du blog d'Iloufou l'artiste sans art  sont à déguster à son adresse                   www.iloufou.com  

Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 20:25

Cet article est publié sur le site : www.info-palestine.net Boycott-Israel.jpg

Faites circuler l'info pour la manif de samedi SVP ! Ne les laissons pas tomber !


Holocauste : retour de manivelle

Samedi 30 janvier 2010

  Gilad-Atzmon---Oxford.jpg

Gilad Atzmon G.-Atzmon.jpg

 

Le site ouèbe israélien ( du quotidien Yediot Ahronot ) Ynet écrit ceci :

“ Peres, à Berlin, Netanyahu, à Auschwitz, Lieberman, à Budapest et enfin, Edelstein, au siège de l’Onu à New York, ont tous convenu d’attaquer le rapport Goldstone sur la guerre contre Gaza en ce mercredi de Journée Internationale de l’Holocauste ”.

 

Une fois encore, l’échelon politique israélien va tenter de détourner l’attention du fait que le crime israélien surpasse toute comparaison.

Le ministre israélien de la Propagande Edelstein a déclaré à Ynet, avant son départ pour New York : “ Faire le lien entre le rapport Goldstone et la journée internationale de célébration de la mémoire de l’Holocauste, ça ne va pas être facile-facile ”. Pour ça, on ne saurait lui donner tort... La véritable interprétation du rapport Goldstone, c’est en effet que les Israéliens sont les nazis de notre temps. “ Nous devons retirer les leçons de ce qui s’est passé ”, dit Edelstein, “ à l’époque, aussi, ceux qui lançaient des cris d’alarme s’entendaient dire qu’Hitler était un clown et que toutes les sombres prévisions faites durant les années 1930 étaient totalement absurdes... ”

Il faudrait que quelqu’un se dévoue pour dire à l’homme de la Propagande israélienne qu’aujourd’hui, personne ne pense que le massacreur en masse Barak, l’agité de la bombe nucléaire Peres, la planificatrice de guerres Livni ou l’ultra-raciste Lieberman sont des clowns. Nous les respectons pour ce qu’ils sont. Mais nous n’en préférerions non moins les savoir derrière de solides barreaux.

De fait, tous ces dirigeants qui, de par le vaste monde, se sont inclinés devant la pression juive et ont fait de l’Holocauste quelque chose à célébrer annuellement au niveau international ont dû être convaincus que l’Holocauste portait en lui un message universel contre l’oppression et le racisme. Ils auraient été cohérents avec eux-mêmes ( si tant est que l’holocauste comporte effectivement un quelconque message universel et moral ), en arrêtant le bras guerrier de l’“ Etat exclusivement juif ”. De plus, la seule interprétation authentique de la leçon administrée par l’Holocauste ne peut être autre chose que le fait d’en traîner les dirigeants politiques et militaires criminels devant la justice.

27 décembre 2008  

Le ministre de la Propagande Edelstein a ajouté : “ en cette journée de commémoration de l’Holocauste, qui marque aussi la bataille contre l’antisémitisme mondial, bien plus encore qu’en un quelconque autre jour, nous devons débattre de ce lien, parce qu’aujourd’hui les soldats des Forces Israéliennes de Défense sont accusés de prélever des organes illégalement et d’assassiner des enfants ”.

Les Israéliens ont parfaitement intégré la notion que la réalité de la brutalité israélienne est aujourd’hui connue d’absolument tout le monde. Les assassinats d’enfants, de vieillards et de femmes par “ Tsahal ” font partie de notre mémoire collective. Par ailleurs, l’implication institutionnelle d’Israël dans des prélèvements illégaux d’organes humains est une donnée bien documentée et reconnue.

Le ministre Edelstein a tort lorsqu’il avance l’argutie selon laquelle “ après la Seconde guerre mondiale et la création de l’Etat d’Israël, l’antisémitisme ne vise plus les juifs, mais Israël et les Israéliens. Le rapport Goldstone, les journaux, en Suède, faisant état de prélèvements d’organes et les informations similaires, ne sont qu’une forme d’antisémitisme parmi d’autres ”. Edelstein a tort, car toutes les accusations portées contre Israël sont fondées et prouvées. De plus, l’opposition à Israël, à ses lobbies juifs et au pouvoir juif, de manière générale, est politiquement motivée, bien davantage que déterminée par une quelconque forme de racisme.

Dans le droit-fil de la “ Journée Internationale de Commémoration de l’Holocauste ”, je le dirai ouvertement et à forte et intelligible voix que s’opposer à l’Etat juif et au nationalisme juif, telle est la véritable signification que l’on puisse donner à la commémoration de l’Holocauste.

 

Dire NON à Israël, c’est dire NON au racisme. Manif-Gaza.jpg

 

Ce sont et la morale et l’universalisme qui nous y invitent, sans la moindre hésitation.

 

Gilad Atzmon est écrivain et musicien de jazz, il vit à Londres. Son dernier CD : In Loving Memory of America.

 

Du même auteur :

 

-  The Shoa ( The show ) must go on ! - 28 janvier 2010

-  Telle une lumière pour les nations - 26 novembre 2009

-  Du fleuve à la mer - 14 novembre 2009

-  Un automne à Shanghai - 24 octobre 2009

-  L’IDF ou le scalpel d’Israël - 23 août 2009

-  Adhérer au Club Minyan de l’Aipac, moi ? Vous voulez rire ? Très peu pour moi - 19 juin 2009

-  Le pétage de plombs d’Aaronovitch et la démolition du pouvoir juif - 13 avril 2009

 

17 janvier 2010 - Vous pouvez consulter cet article à :

http://www.gilad.co.uk/writings/the.. Gaza un an !

.Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

 

Paris : Manifestation pour la Palestine


Samedi 6 Février à 14h


Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

 

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 19:08

Testament du jardin et du jardinier

Epinay, mercredi, 3 février 2010

  Le-tambourineur.jpg

                                 1

Au creux d’un songe de porcelaine légère

Tournent tournent mes mains un monde sans misère

Mes poignets d’ouvrier au tour centrent la terre

Comme un enfant dessine un puits dans le désert

 

J’écrirai un pays qui ne connaisse pas l’hiver

Un pays d’océan aux gardes de papier blanc

Des dunes allumées comme des rouleaux d’agate

Au milieu des îles sans cabanes sans filets

Sans pirogues je dessine une tour de guet

Sans guetteurs armés de sarbacanes de verre

Que des souffleurs de billes blessent au flanc

Pendant que le sang des rats roses salit leurs pattes

Et que les nains jetés à ma poursuite haineux et laids

Cassent les éprouvettes où les cocons poèmes

Mangent le bleu des mosaïques de Perse

Le rouge des piliers de la Mosquée de Cordoue

Le jaune de la maison d’Arles et des moissons

J’écrirai un pays qui ne connaisse pas l’hiver

Avec ses lampes pendues au‑dessus des poissons

Dans leurs bocaux de verre aux mèches d’amadou

Pendant que les fous fuient les nains dessous l’averse

Les nains jeteurs de vitres sortis des harems

Et des chambres froides où ils étaient bouclés  

Blanches comme la mort et ses charognes infâmes

Mes vers font leur boulot ils filent des printemps

Sans faucheurs sans peseurs d’or sans bourreaux femellesMoisonneur-solitaire.jpg

J’écrirai un pays qui ne connaisse pas l’hiver

Dans les demeures des rats y’a ni portes ni clefs

Nos cheveux emmêlés défont les cordes des drames

Où se pendent les gueux traqués depuis longtemps

Les nains aux ongles de cristal et les maquerelles

Griffent le ventre rond des statuettes de terre

Ma machine à écrire n’a plus la lettre I

A tous ceux qu’on harcèle je file le savoir‑faire

Du ver à soie et ses wagons de cocons remplis

D’âmes solitaires et du poème qui mûrit

Qui mûrit malgré la trahison des amis

J’écrirai un pays qui ne connaisse pas l’hiver


Au creux d’un songe de porcelaine légère

Tournent tournent mes mains un monde sans misère

Mes poignets d’ouvrier au tour centrent la terre

Comme un enfant dessine un puits dans le désert

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 23:05

Le retour de Sinbad suite...

Image-oiseau.jpg

Ecoute… écoute…

Et puis y avait Sabrina et Sinbad il a pas réalisé d’abord quand il l’a vue dedans sa tenue d’Indienne ses tifs bouclées qu’elle tressait le matin accroupie au rebord du bassin mouillée des gouttes de la baignade et des perles de verre comme un fleur de grenadier ses petites nattes qu’elle attachait pas et son tee‑shirt trop long qui lui arrivait dessous le pubis le dimanche qu’était repos qu’elle avait pareil à Kenza un corps de fille… Sinbad il a jamais eu un goût particulier pour les filles sauf Kenza sa frangine la seule des sept fille des M’mâ qui n’voulait rien savoir de la galère dedans la baraque où toute la family s’entassait se frottait se déloquait et pionçait en dessous des couvrantes de grosse laine la même piaule y en avait pas d’autre mais Kenza sitôt qu’elle a pu elle a refusé les simagrées de M’mâ qui menait la tribu des filles dare dare ! Quand ils étaient mioches Sinbad et elle ils se quittaient pas beaucoup et M’mâ n'aimait pas les manières de cette fille qui suivait Sinbad le taggeur partout et s'habillait comme un garçon…

Kenza y avait un mouvement en elle qu'on arrêterait pas… Pfuitt… Pfuitt… Et peut‑être bien il se dit Sinbad que c'est M’mâ qui lui a donné l’envie d’bouger comme ça dedans son ventre… Ouais comme ça sans savoir parce que M’mâ c'est une femme qu’a choisi sa vie en quelque sorte… Ça oui ! Mais Sinbad lui il avait pas d’intérêt particulier du côté des filles et celles du collège qu’il fréquentait à la va‑vite elles se mélangeaient pas elles restaient en troupeaux dans leur coin… celles qui venaient d’leur côté et qui se sapaient avec les jeans et les tee‑shirts des frangins trop grands ils les traitaient de petites dévergondées ou de folles c’était comme ça… Ça n’faisait pas longtemps encore qu’ils se trouvaient tous séparés dedans les écoles la marmaille des cités d’la banlieue pareil qu’les ouititis de l’autre rebord du fleuve ceux qui créchaient milieu des baraques ouvrières aussi tout l’monde quoi ! Jamais ils se sont posés des questionnement sur ce que ça leur refilait comme impressions aux loustics les clans des filles qu’ils fabriquaient obligé aux rangs sardines des préaux alors que dedans les ruelles de la tess’ de dl’a Medina arabe ils s’éclaboussaient ensemble des ruisseaux de boue ocre rose !

Aux collèges ils étaient devenus cruels et les filles elles avaient d’autres occupations elles trimaient sérieux les Gauloises s’y’en avait elles les trouvaient barbares et puis l’allure qu’ils se trimballaient dessous leurs fringues tout juste qui sortaient des réserves des costumes de théâtre ! Leurs vieux ils avaient pas le fric de les saper avec les jeans pattes d’éléphants et les sweets taggés Woodstock de toutes façons c’était pas dans leurs goûts ça avait déjà des relents de gonzesses ils blairaient moyen… Et les filles de la Medina ou celles qu’ont grandi comme eux au creux des familles d’immigrés fallait qu’elles fassent fissa après les cours qu’elles retournent filer un gros coup de paluche à leur daronne qu’y avait les cinq six loupiots à faire grailler récurer et qu’elles se farcissent les devoir les récitations le pataquès total quoi… les vieux eux ils avaient pas les connaissances alors… Sinbad il est au parfum avec ses frangines les plus délurées comme Zohra elles ont pris le relais de M’mâ enfin d’une façon c’est pas ça qui le dérange trop…

Kenza elle a toujours été une rebelle une sauvage qui n’veut rien savoir des La-peche-a-pieds.jpg traditions d’la smala et à l’école non plus elle obéissait pas on la punissait elle se sauvait direction les pistes du terrain vague et les buissons de mûres violettes aux rives du fleuve elle s’accroupissait à zyeuter les écluses qui hululaient de toutes leurs mécaniques crantées… Craou ! Craou ! Craou ! et les mariniers qui la voyaient là entre les herbes des eaux les ajoncs moussus à la crème brune en haut les touffes sifflantes des bambous vert libellules ils la prenaient avec eux elle les faisait rire… Un jour sûr que Kenza elle va escalader les filins d’la rembarde d’une grosse péniche à la panse goudron luisante au milieu des pots de géraniums et les jouets plastique des moutards au moment où les cordes ligotées aux anneaux de ferraille elles la retiennent encore dedans les flancs rugueux de l’écluse et que les bouillons d’eaux lui taillent un costard d’écumes qui frissonnent des gris légers et frais… et Hop !

A bord de la petite maison chaulée blanc Sabrina et les autres ils ont décidé que les choses on les mettrait en commun c’était mieux et ça faisait que tout l’monde se retrouvait pareil qu’on ait de la tune ou qu’on en ait pas c’était bien pratique ! Mario depuis qu’il avait sorti Sabrina des pattes crochues des sorcière autour de la fontaine il avait trouvé naturel de continuer à lui servir de défenseur prioritaire et de pieuter dessous le même morceau de duvet celui pareil que le sac à dos qu’avait traversé toute l’Amérique et que les souffles mouillés salés d’l’océan finissaient de moisir gentil… Les choses amoureuses à l’intérieur de la tribu des Indiens elles s’étaient organisées d’elles‑mêmes et ça n’avait pas d’importance vu qu’ils avaient chacun sauf Tomy et Jean déjà des vieux par rapport aucune expérience des rituels passionnés et tragiques mais c’qu’ils savaient par contre c’est que les histoires de leurs darons et d’leurs darones à la houspille et aux culbutes de la night pour se refiche sur le museau après ils en voulaient pas ! Ils étaient tous poteaux par le hasard qu’avait décidé de la baraka en les faisant se croiser les pinceaux cet été‑là et ils avaient des envies de jouer comme Vishnou quand il arrivait à poil total au milieu du troupeau vautré sur les serviettes aux motifs de fleurs orange et marron on aurait dit celles de la cuisine formica dans les gourbis d’leurs cités à détourner des gamines et qu’il s’obstinait à leur virer leur petite culotte…

Le côté proprio des gens et des affaires aussi c’était loin d’eux ils avaient crapahuté leurs enfances entre les blocks des tess’ immenses comme les Babel qu’on trouvait plus que sur les pages des bouquins ringards y avait pas un clou là‑d’dans qui leur appartenait et qu’était pas déjà au voisin d’paillasson vous comprenez ? Sinbad lui après l’histoire de Virgile qui lui serrait le lampion dès qu’il prenait la pause au port ou chez Christina il se trouvait bien à pioncer dans la piaule aux matelas réunis qu’avait les fenêtres qui baillaient du côté des marais et que les hirondelles de mer transperçaient de leurs appels amoureux… Cri ! Cri ! Cri !… fallait pas qu’il se retrouve seul parc’qu’alors ils aurait pas supporté… Les images elles lui remontaient aux calots en dedans il les voyait défiler nettes comme sur un bout de péloche… Virgile recroquevillé sur le macadam blacks au pied du mur qui puait la pisse et la fleur rouge qui s’agrandissait… 

Dedans la piaule aux matelas chacun avait arrangé son recoin en choisissant la place qui convenait aux horaires qu’ils se faisaient et c’était surtout Jean qui dormait près de la porte pour n’pas piétinner les autres de la tribu vu que Vishnou rampait dehors dix fois la night pour aller arroser les nénuphars du bassin cimenté et les grenouilles qu’arrêtaient pas pour autant leur concert… Elle le refourrait au pieu jusqu’à ce qu’elle y aille quand ça commençait à se teinter violet et turquoise lavée à l’Est derrière la crête des bambous et souvent ils se croisaient avec Sinbad et Tomy qui s’enfonçaient au creux d’la chaleur des corps après s’être envoyés un kaouah qui les empêchait pas de ronfler deux minutes plus tard… Et Vishnou qui reniflait endormi pour retrouver l’odeur de Jean faisait la boule entre les guibolles de celui qu’il attrapait au pif sa tronche bouclée qui dépassait à l’autre bout donnait l’air à l’embarcation d’être un seul animal géant qui chouinait dans son somme… 

Le coin de Mario il y avait empilé ses bouquins de poèmes des Américains surtout Burroughs et les premiers de Buko et aussi les romans qui étaient dépouillés complet d’lBuko.jpgeur couverture et bien ratatinés aux pages écorniflés gondolés à force d’averses et tachés de trous blancs salés… Sinbad qui fouinait curieux des découvertes qu’il arrêtait pas de faire ramassait pêle‑mêle avec des feuilles couvertes d’écritures où Mario avait recopié ses poèmes préférés dans les deux langues  Les clochards célestes et On the Road de Kerouac… Le Nègre blanc de Norman Mailer… Junkie de Burroughs… La nuit de l’iguane de Tennessee Williams et au‑dessus du tas le fameux Journal d’un vieux dégueulasse de Bukowski que Mario leur lisait en vrac quand ils avaient bien tisé un ou deux godets de Kriek et Sinbad retrouvait là les accents désespérés qu’il avait fui après la mort de Virgile qui lui siphonnaient le crâne les appels des gueux de toutes les cités de la terre…




A suivre...  

- Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 17:44

Nom d’un chien suite !

  Eole-figure.jpg

Ouaouf ! Ouaouf ! Ben voilà qu’on se retrouve tous les ouistitis les hors normes les loosers en tout genre et comme je vous avais promis je viens vous donner des news toutes fraîches et parfumées au premier souffle du printemps de nos galères diaboliques ouallah !

Après mon bon coup de gueule d’y a quinze jours au sujet de cette bourse d’auteurs du CNL et que ça m’a trop fait du bien de vous en refiler la première mouture je me dis qu’on a toujours raison de clamer bramer miauler aboyer c’qu’on a à au‑dedans de la tripaille et que le bataillon des tenanciers et tenancières du pot à caca qui veut nous faire la boucler depuis qu’on est nés il la ramène forcé mais pas de soucis on a le répondant qu’y convient nous autres ! On est pas sortis de la lune dedans l’univers de la zone où les tartignoles vont jamais pour se laisser enquiquiner et on en a vu d’autres lanlère de l’époque de l’insoumission civile et militaire je vous raconterai !

C’était pas les p’tites magouilles des Ogresses à pognon et à combines ripous… celles des morveuses de l’école des bonnes sœurs déjà elles me caftaient j’étais leur chèvre émissaire comac à cause de mon air pas d’ici pas de là toujours d’ailleurs… que j’te dénonce par ci que j’te rapporte par là ! Oh là là ! non que c’était pas la purée des morues des suçons des charognes si j’me remémore de notre atmosphère aux grenadines d’alors qu’on en achetait des grands bidons l’été les familiaux au super entrepôt des familles il fallait se farcir la route au bout de notre sentier c’était 60 kilomètres d’un bord direction Alès et rebelote c’était pas cher sinon on aurait pas pu… On en mettait des goulées dedans nos gamelles remplies de l’eau des sources ça n’manquait pas on en avait deux rien que pour nous des jolies riboulantes depuis la montagne du Bougès au­‑dessus notre eau courante à nous quoi ! on avait installé des rouleaux de tuyaux black plastique avec des raccords et tout au bout en haut où ça prenait la crépine qu’y fallait amorcer c’t’affur je vous dis pas !

Y’avait c’ui qui se mettait au départ à côté des rocs de grès gris d’où qu’elle caracolait la mignonne toute pure comme un rire de moutard et il criait que l’autre en dessous à un kilomètre de là il le capte… 

‑ Oh là ! Oh là ! Ya ! Ya ! Ya ! C’était l’appel pour rentrer les chèvres les sauvages qui cavalaient à plein flanc du plateau et qu’on envoyait les clébards derrière s’ils faisaient pas tout s’exploser le troupeau on était veinards ! Ya ! Ya ! Ya !

L’appel aux cabrettes où que tu sois tu le prends dans les esgourdes et même de l’autre côté du col de Jalcreste tu le reçois parfait et les autres qui rentrent aussi ils te répondent c’est le chant des transhumants… Ya ! Ya ! Ya ! Donc c’ui qu’est en haut il tient bien la crépine dedans le bouillon de la flotte glaciaire qu’y ait pas d’air qui s’engouffre et celui qu’est à la bonne franquette c’est l’autre du bas à l’arrivée vu que figurez‑vous lui il doit pomper avec sa bouche et le bout du gros tuyau dedans que ça vienne ! S’il aspire un bon coup une vraie goulée de gars des montagnes alors l’eau de la source la fraîche la pas boueuse pour deux ronds elle cavalcade elle précipite elle jaillit follette et gaillarde et s’il a pas la baraka il s’en avale une géante giclée plein le lampion mieux qu’un ricard glaçons que c’est et plein sa chemise son futale la douche totale quoi c’est la rigolade énorme de ceux qu’en manquent pas une aux alentours les poteaux ils se bidonnent alors c’est trop bon !ombre-sur-st-Malo2000.jpg

Et maintenant c’est lui qui l’envoie l’appel le grand cri de la montagne des cabrettes :

‑ Oh là ! Oh là ! Ya ! Ya ! Ya ! Et ça veut dire à c’ui d’en haut que c’est bon c’est amorcé il peut coincer la crépine dessous la lauze plate qu’est prête pour l’usage et que tout le gros chaud d’lété qui cogne tape tambourine sur la montagne du Bougès on aura notre eau courante devant la porte du gourbi qui fait fontaine mariole qui ribouldingue de joie au fond d’la bassine de tôle pour se laver après le blot aux ruches ou aux foins et puis elle s’en va par les ruelles ruisseaux de notre hameau communautaire elle descend elle descend et elle rejoint plus bas la retenue qu’est notre baignoire aux merveilles !

  Tout en haut où elle nous avise qu’elle y est la source c’est bien placé pour mirer le chemin forestier que la clique des keufs du coin elle emprunte pour nous zyeuter dedans notre bled juste un peu sur la pente avec jumelles aux renseignements et donc comme vous calculez bien que les schlingues qui passent leur existence de mégots à espionner cafter bavouiller des horreurs au compte des autres qui s’en tapent de leur monde à rebours des enchantements on en a un peu l’entraînement chez les diablotins ! Ouaouf ! Ouaouf ! Pourquoi que je vous cause de notre jeunesse de ces moments‑là que ça a pas de rapport vous vous dites hein ? 

Si que ça en a vu qu’alors on avait intérêt à pas roupiller profond because à l’aube ils rappliquaient les roussins avec leur 4L toute cahotante dessus notre chemin d’enfer du bled qu’on les entendait de très loin vous pensez on était dans l’isolement la solitude des cailloux et des nids à éperviers et ça affûte correct l’entendement et pis y avait la chienne Bonnie l’infernale la folle que vous connaissez déjà que je vous l’ai présentée et qui nous hurlait au tarbouif sitôt que quelqu’un s’embouchait à l’extrémité de nos 5 kilomètres de piste à renardeaux et à hermines… Ouaouf ! Ouaouf ! Ouaouf ! 

La vigilance on l’avait vu que si on se laissait avoir par la rousse c’était deux piges de taule chez les militaros et là je vous garantis que les joyeusetés des Ogresses à côté c’est la confiture de grenades l’excellente qu’on en redemande pour sûr ! Cette mémoire‑là si je vous en cause un peu souvent et que je m’écris pour le plaisir de mézigue mais rien que pour moi cette fois les histoires de notre bonne aventure des hameaux où c’qu’on a expérimenté les communautés des sixties et la suite c’est à cause que la fraternité solidaire la vraie j’ai connu ça alors et jamais plus après non jamais plus !

Donc en conséquence je sais c’que ça veut dire quand on s’engage avec la conscience politique qu’on a nous autres et qu’a pas lâché d’un pouce depuis avec d’autres des poteaux pour aller au bout tout au bout du combat et c’est comme ça qu’on l’a gagné notre lutte ! Que les service militaire les armées puantes à caca la mort des gamins de 18 berges dans les tranchées de l’horreur où qu’a été Céline et la décimation des jeunes gars en 1917 et les conscrits envoyés illégalement en Algérie… ouais tout ça on a combattu contre et on leur a mis bien profond dans le fion ! Ouaouf ! Ouaouf !

Et s’ils ont réussi après à les sacquer nos communautés de jeunes rebelles à les faire crouler sous le manque de pognon et avec le harcèlement de leurs lois de bourges les mêmes que celles qu’ont fait perdre Allende et que déjà encore les dénonciations des “ amis amies and Co. ” ceux dont parle Léo des “ Et Basta ! ” vous savez… ça y allait bon train comme là aujourd’hui demain et encore encore ! c’est pas fini la partie on continue et on finira par les avoir Hasta la victoria sempre !

CARABAGNE2.jpg

Alors pourquoi je vous fais ce détour là hein ? Ouaouf ! Ouaouf ! Ben c’est juste pour vous dire qu’on s’est bien débrouillés pour finir les companeros des Diables bleus diabolics ensemble et que grâce à Marie notre pote des Ed. Marsa on a eu l’idée extra pour faire passer mon p’tit bouquin Mais où vont les feux follets de la rue ? en commission de lecture quand même qu’il était une autoédition comme elle répétait la dame du CNL qui avait l’air très dégoûtée ! Et l’idée c’est que Marie va le republier dans son édition à elle ainsi il sera plus un p’tit loustic marginal total et on a obtenu la dérogation on est les meilleurs ! Ouallah !

Maintenant faut encore qu’il s’en aille en comité de lecture le projet d’Alphabêtes City que vous commencez à connaître aussi depuis le temps que je vous en refile des morceaux en bataille d’écriture mais là c’est le hasard du jeu qui décide on y peut plus rien… 

Enfin c’était pour vous dire que la solidarité fraternelle ça existe face aux crasses mélasses qu’on se farcit forcé dès qu’on a des tas d’inventions qu’arrêtent pas de nous arriver entre les pattes comme des cadeaux de lune et des astéroïdes fabuleux pareilsLes-quatre.jpg aux images de p’tit Louis notre enchanteur des Cahiers des Diables bleus et qu’on s’en moque parce qu’on est une bonne équipe de diablotins et qu’on s’aime !

Allez c’est reparti le moral d’enfer et la bonne aventure d’Epinay à Saint‑Malo et à Douarnenez et Hisse et Ho ! je vous tiens au courant de la suite c’est promis… Ouaouf ! Ouaouf !

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 19:17

Le retour de Sinbad suite...

Visage-des-cit-s-d-tail-2009.jpg

Sabrina elle s’était mise aux galures des feutres des usagés cabossés blacks des gai lurons de bourges qu’elle arrangeait d’abord un bon coup à l’eau de Javel et ça les rendait frétillants neufs comme le sable des plages que Vishnou qui n’déparait pas les autres moutards de son âge sur ce plan maçonnait châteaux palais citadelles et y restait qu’à les reteindre de jolies mascarades et à y coudre des fleurs par‑dessus on obtenait de l’inattendu qui faisait bien l’affaire des vacanciers pas fortunés qui trouvaient que les tarifs étaient à leurs bottes… 

Le p’tit commerce de Sabrina il marchait à donf elle déballait ses fripes aux terrasses des bistrots les patrons disaient rien ils étaient en bonne amitié avec les Indiens ça les amusait les mimiques de Vishnou qu’arrivait régulier à troquer aux lardons des familles un peu bourges et bien pourvues en monnaie les flèches aux lamas roses dedans leur étui sac plastique pendu à ses reins d’une cordelette tressée contre un cerf‑volant aux ailes vastes comme celles du cormoran black qui lâchait pas Sinbad au‑dessus du port… Il était là on le voyait qui plongeait et rapportait à la surface bleu cuivre de l’océan à midi une friture qu’il engloutissait toute vive… Craou ! Craou ! Craou !

Quand c’était l’heure des apéros un peu avant le dîner Sabrina remballait la camelote à l’intérieur du sac à dos de Mario celui qu’avait traversé l’Amérique jusqu’à San Francisco à la rencontre de Timothy Leary de Ginsberg de Kerouac et de Burroughs si on voulait pas trop chipoter parc’qu’à l’écouter Mario il avait à pinces arqué des bornes et des bornes d’un bout d’l’Angleterre aux US et à l’autre ce qu’était quand même pas probable en vérité mais on était pas à ça près ! N’empêche qu’il se montrait pas radin un bon camarade en somme pour leur partager les histoires on the road à tous et qu’il décrivait impeccable Ashbury Street ses baraques bariolées pink‑blue‑yellow et les teufs énormes où le “ San Francisco sound ” arrachait les esgourdes des gars et des filles rassemblés au Golden Gate Park et dans toute la ville pour l’Eté de l’Amour… Ah ! the Summer of Love c’était mieux et plus excitant que tous les poèmes flingués de Burroughs réunis !

Sinbad qu’avait jamais flairé des aventures de la sorte même si dedans la zone et les ghettos d’la périphérie on la reniflait depuis bien avant qu’les fils de rupins s’y collent la rebelle qu’on l’aLe-savoir-sans-permission-copie-1.jpgvait au fond de la boue des p’tits ruisseaux d’la Medina comme des pépites d’or pur il était épaté des bouquins que Mario leur fourrait sous le pif et qu’il gardait en tas dedans la pièce collective où les matelas les uns contre les autres formaient un plumard en commun… Mario lui il avait pas approfondi les études plus que ça mais il causait l’américain des rues à l’aise autant que s’il avait traîné à la remorque de Bukowski entre ses bars à putes et ses piaules d’hôtels qui le mettaient charogne tellement elles puaient la daube et la crasse des trente‑six misères et il baragouinait ses poèmes de Jouer du piano ivre… qu’il leur traduisait à sa sauce c’était le panard et Sabrina assise en tailleur les bouts d’un poncho patchwork entre les plis de sa jupe indienne laissait tomber les morceaux d’sa couture pour taper dans ses mains et réclamer la suite… 

A l’heure de l’apéro Sabrina vendait aux passants bien sapés des colliers de perles de couleurs tissés qu’elle avait aussi entrelacés à ses cheveux teints au henné rouge et quand Mario que Vishnou suivait à la trace de ses déambulation pour mancher dedans les coins les plus touristes la récupéraient un peu avant que les lampes lucioles géantes des bistrots du port s’allument ils allaient dévorer ensemble une double portion de frites et de sardines grillées arrosées de Kriek pour Sabrina et Mario et de grenadine pour Vishnou qui louchait sur la bière en loucedé…  Puis ils rentraient à pieds direction la petite maison chaulée blanc avec Mario et sa guitare qui rendait le chemin plus court il reprenait ses airs favoris des morceaux qu’il savait par cœur de Pearl la galette de Janis Joplin…

Vishnou qu’avait refilé à Sabrina qui lui servait de mère en l’absence de Jean le reste de la recette du jour s’était endormi sur place et il fallait le porter tout du long avec le pain et les courses du supermarché que Mario pratiquait à l’aise Vishnou entre les guibolles en train de faire carotte des tablettes de chocolat du clacos et des p’tits gâteaux planqués au fond de la poche plastique où les flèches aux lamas roses montaient la garde  et qu’étaient réservés à ceux qui trimaient vraiment…

Arrivés à la petite maison chaulée blanc Vishnou qui se réveillait en poussant un cri de guerre se ruait d’un bond de tout son corps chocolat dans le bassin cimenté qui ramassait l’eau de la source où des têtards minuscules se faufilent entre les herbes qui nagent… C’était le signal d’un plaisir qu’on imagine pas entre les murs de la Cité aux ordures celui de l’eau fraîche quasi glacée qui recouvre la peau d’sa tunique douce limpide qui prend la place des masques de poussières de soleil de sel de sable et de goudron… Le bassin il est rempli autant d’herbes qui nagent et de mousses que d’eau vive qui s’échappe c’est le lit d’un palais et les draps d’eau on s’enroule dedans pendant que la night elle s’amène… Les chauves‑souris elles planent ras en vrombissant les sorcières le radar aiguisé et Vishnou qui compte en gauler une et se la faire rôtir pour ce soir il planque jaillit et rebondit entre les feuilles des nénuphars et il les loupe à tous les coups… Tri ! Tri ! Tri !

Tomy… Sinbad et les autres ils ont allumé un feu de cageots et de bouts d’bois ramassés sur la plage ou le long des marais qu’étincellent sitôt que le plateau de cuivre du soleil a plongé et la lune elle commence à nacrer tout c’est un coquillage visage M-lune-overblog.jpgpâle que le renardeau camouflé des buissons à genêts mâchouille un peu à la night il emporte un éclat au fond de son terrier jusqu’à ce qu’y en ait plus et Hop !  Au-dedans de la petite maison chaulée blanc on a installé les espaces collectifs et c’est pas Sinbad que ça dérange lui à l’intérieur de la baraque de M’mâ il a jamais eu sa piaule ni rien qu’était pas à tout l’monde alors ! La gargamelle c’est chacun qui s’y colle quand il veut vu que les travailleurs comme Sinbad et Tomy ils fournissent le poiscaille sans restriction on est pas rationnés d’autant que Jean qu’a pactisé avec des maraîchers qu’embauchent pour les saisons des cueilleurs pas exigeants aux entournures elle déménage les légumes éborgnés à l’intérieur de la musette militaire et s’y a des pêches de vigne sauvages c’est pas de refus… 

Le retour des Indiens à la petite maison chaulée blanc il se fait à l’instinct des estomacs mais d’abord c’est l’envie de s’retrouver les uns les autres qu’il se dit Sinbad vu que chacun a planté sa family pour la transhumance et les plus aguerris à la route comme Tomy et Jean ils savent déjà qu’ils retourneront pas… Jamais qu’ils envisagent de faire leur trou dans la Cité d’leurs vieux les zimmigris ou ceux qu’ont largué leur paysage les minières du Nord où ils ont trimé tout lardons les filatures les grandes fermes qu’ont exploité leurs darons ils étaient ouvriers agricoles un pan de l’année et le reste… c’était dans l’improvisation pareil que les esclaves blacks ! Ouais ceux qui peuvent ils retourneront pas c’est joué la tess’ quand t’en sors que t’as eu le blot de t’arracher et que tu fais demi‑tour c’est que t’es un blaireau qu’il se répète Sinbad pendant que la première tournée de boustifaille est en route le poisson posé au creux de la grille un vivier à homarCHAHUT.jpgds éventré avec les tomates les courgettes et les aubergines… Vishnou qu’est toujours le plus rapide quand il s’agit de bâfrer et habile comme pas un a reniflé le festin qu’il émiette éparpille à coups de flèches de bambous et pour finir il dévore c’qui lui tombe en s’brûlant à pleines mains…

Sinbad qui le zyeute il pense à Virgile et sa silhouette dessus macadam black rouge couchée qui passe à toute vitesse et à leur enfance à la Cité aux ordures… Qui aurait pu dire que le bonheur n’existait pas ?

A suivre...

- Publié dans : Contes et récits de l'arbre aux histoires
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